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01/12/2010

La pire équipe du monde

im200.jpgLa pire équipe du monde ne se trouve pas à Charleroi mais dans le sud-ouest de l'Angleterre

Le Madron FC ne vous dit sans doute rien. Normal, ce club des Cornouailles, région du sud-ouest de l’Angleterre ne joue pas à un très haut niveau. Si cette équipe fait parler d'elle aujourd'hui, ce n'est pas parce que ses joueurs imitent un vélo ou un accouchement à chacun des buts qu'ils marquent. Il faut dire qu'ils ne font guère trembler les filets, si ce n'est les leurs qui sont troués en moyenne tous les 4 minutes et 20 secondes.

Le secrétaire du club Alan Davenport (l'homme avec un bâton sur la photo), l’avoue : “Nous sommes probablement la pire équipe de Grande-Bretagne”. Ils ne sont d'ailleurs que 8 à poser sur la photo d'équipe car les autres sont trop honteux pour le faire. Il faut dire que l'équipe enchaîne une série incroyable de "casquettes" avec des scores parfois dignes du rugby (227 buts encaissés, dont un marquant 55-0). A leur décharge, ils n'étaient sept sur le terrain, le minimum syndical. Et pour éviter le forfait, il vaut mieux faire attention à éviter une carte rouge.

L’entraîneur adverse leur a tout de même tiré le chapeau : “Personne n’aime ce genre de match, nous ne l’avons pas apprécié. Je n’ai rien d’autre que de l’admiration pour ces sept joueurs. Ils sont venus au pub avec nous après la défaite et ce sont vraiment des gars en or”.

Du pub, ils en viennent. Ce sont des amateurs, des étudiants restés orphelins de nombreux joueurs partis à l’intersaison. Le fait qu’ils n’arrivent que difficilement à réunir parfois un onze explique en partie les piètres résultats. Alan Davenport prend finalement les choses : “Je sais que probablement tout le monde doit rire de nous… Mais nous allons continuer à nous battre. Beaucoup d’équipes abandonnent les championnats régionaux. Nous, nous n’avons manqué aucun match cette saison et nous continuerons ainsi”.

Bien qu’ils aient perdu leurs onze matchs, le club de Storm, qui les devance au classement, n’a encaissé que 35 buts mais a également tout perdu. Alors pourquoi ne pas rêver de les dépasser, sur un malentendu...

10:49 Écrit par tackle on web dans ÇA SE PASSE EN DESSOUS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fc madron |  Imprimer | | | | Pin it! | |  Facebook

14/09/2010

Ne l'appelez plus Excelsior

mouscron.jpgIl y a un an l'Excelsior Mouscron entrait en phase terminale. Aujourd'hui un nouveau club a vu le jour sur les cendres de l'Excel : le Royal Mouscron-Péruwelz.

Le 28 décembre 2009, le Royal Excelsior Mouscron annonçait, via l'intermédiaire de ses deux liquidateurs, qu'il cessait les activités de son équipe première et mettait le clé sous la porte. Beaucoup de supporters, même s'ils s'étaient faits de plus en plus discrets au fil des saisons, se sont retrouvés orphelins après la disparition du matricule 224.

 

Ne pas repartir de zéro

 

Derrière l'équipe fanion, il restait cependant une école de football, le Futurosport, et un stade de 10.000 personnes, le Canonnier, à faire vivre. Les instances politiques mouscronnoises ont donc cherché un matricule pour ne pas recommencer en bas de l'échelle, en P4. Et la quête hurlue a été entendue du côté de Péruwelz. Claude Vermeersch, président ambitieux mais qui se trouvait bloqué au Racing Péruwelz faute d'infrastructures dignes de ce nom, a sauté sur l'opportunité.

 

Avec le Canonnier, Claude Vermeersch allait enfin avoir un stade digne de ses ambitions de D2 voire de D1. Le Racing Péruwelz céda donc son matricule (non sans un dédommagement financier au passage) à une nouvelle entité juridique (qui n'a plus rien avoir avec feu l'Excelsior Mouscron) appelée le Royal Mouscron-Péruwelz (RMP).

 

« La D2 dans les cinq ans » 

 

Pour sa première année d'existence, le RMP milite en promotion A. A la tête du club, on retrouve Claude Vermeersch (Président), Edward Van Dael (ancien président et avocat de l'Excelsior) ou encore Michel Franceus (président de l'Intercommunale IEG).

 

Au niveau sportif, c'est Philippe Saint-Jean (qui avait fait monter Tubize en D1 et ancien responsable de la formation au Futurosport) qui coache l'équipe avec comme T2 Eddy Callaert (ancien entraîneur des espoirs de l'Excel qui avait été propulsé au devant de la scène après le départ de Miroslav Djukic). Le club se montre très ambitieux et a prouvé qu'il possédait un noyau talentueux en réalisant un beau parcours en Coupe de Belgique. La nouvelle formation hurlue a notamment sorti Geel, leader actuel en D3B, et Tubize au stade Leburton. Le Canonnier aurait aimé retrouver les joies de la D1 mais l'équipe a été sortie aux tirs au but face à Lille (promotion C) juste avant que les équipes de l'élite n'entrent dans la compétition.

 

« Atteindre la D2 dans les 5 ans », voilà l'objectif avoué par les dirigeants et le staff mouscronnois. Avec un budget de 600 000 euros (dont 100 000 pour son école de jeunes), le RMP s'en donne donc les moyens financiers (en comparaison un club Tournai possède un budget d'environ 400.000 euros). Sur le terrain, quelques anciens joueurs du Racing Péruwelz sont restés (Martin Lorite, Montuelle, Fiston) et des jeunes formés au Futurosport ont également tenté l'aventure (Berton, Hugelier, Turcan, Felix).

 

La promotion, un terrain très glissant

 

Sur papier, l'équipe possède les qualités techniques et athlétiques pour dominer facilement la promotion et même jouer les places de tête en D3. Sur le terrain, la vérité est toute autre surtout dans un championnat comme la promotion où de vieux briscards du foot militent et où le beau jeu n'est que rarement synonyme de résultats.

 

Mouscron-Péruwelz en a d'ailleurs fait la cruelle expérience lors de ses deux premières sorties en championnat. Face à Sottegem et contre Appelterre, les Hurlus ont concédé deux matchs nuls. La bande à Philippe Saint-Jean a néanmoins décroché son premier succès de sa jeune histoire le week-end dernier en déplacement à Saint-Ghislain-Tertre-Hautrage.

 

La saison s'annonce compliquée pour une équipe bourrée de talent mais très peu expérimentée. Mais si le RMP parvenait à s'extirper de la promotion dès cette année, le rêve de revoir les Hurlus un jour les terrains de Pro League ne serait plus si inaccessible que cela...

(J.C.)

19:15 Écrit par tackle on web dans ÇA SE PASSE EN DESSOUS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mouscron-peruwelz |  Imprimer | | | | Pin it! | |  Facebook