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18/02/2014

Stefan Kießling, la menace fantôme

b04_kiessling_klatscht_nah__th.jpgAtout majeur d’un Bayer Leverkusen, actuellement premier dauphin du Bayern Munich, Stefan Kießling n’est pas le footballeur allemand le plus connu du grand public. Ce buteur efficace aura eu besoin d’un but fantôme pour qu’on parle de lui. Et ce n’est pas pour cette raison qu’il est snobé par Joachim Löw malgré les pépins physiques que connaît Mario Gomez et la baisse de régime de Miroslav Klose. Portrait


Si l’on demandait à quelques personnes suivant pourtant assez bien le football qui a terminé meilleur buteur de la défunte saison de Bundesliga, elles citeraient surement les noms de Robert Lewandowski, Mario Mandzukic ou Mario Gomez. Et elles auraient tort ! Ce n’est en effet pas un joueur venu des deux derniers finalistes de la Champion’s League qui a décroché la timbale, mais plutôt un grand échalas portant la liquette du Bayer Leverkusen.

Avec 25 buts au compteur, Stefan Kießling a réalisé une saison de feu marquant son retour au premier plan après avoir été freiné par quelques légères blessures. Malgré cette efficacité retrouvée, celui qui vient de célébrer ses 30 printemps peine à être reconnu du grand public, mais surtout de Joachim Löw. Malgré la longue blessure de Mario Gomez et la nette baisse de régime de Miroslav Klose, le sélectionneur de la Mannschaft continue de le snober, lui préférant même Max Kruse, l’attaquant du Borussia Moenchengladbach.

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Cette saison encore, Stefan Kießling présente une carte de statistiques très honorable. Avec 10 réalisations en Buli et 2 sur la scène continentale, le grand blond continue de faire honneur à son statut de meilleur Bomber allemand, même si ce sont désormais Robert Lewandowski (Borussia Dortmund), Adrian Ramos (Hertha Berlin) et Pierre-Emerick Aubameyang (Borussia Dortmund) qui trustent les 3 premières places du classement des buteurs. Mais au niveau teuton, seul Pierre-Michel Lasogga, artificier d’un Hambourg au bord du gouffre, rivalise avec le même nombre de roses plantées dans les jardins adverses. Mais,les détracteurs de Kießling n'hésiteront pas à rappeler que son compteur atteint le cap de la dizaine en partie grâce au "phantomtor" du 18 octobre 2013. Pas besoin d’avoir une maîtrise importante de la langue de Goethe pour traduire cette expression par but fantôme.

L'homme qui aime transpercer les filets et les filets transpercés

Ce jour là, la Wirsol-Rhein-Neckar Arena sent toujours quasiment le neuf. Normal pour une enceinte inaugurée voici seulement 4 ans, après avoir été bâtie à l'initiative du milliardaire et propriétaire d'Hoffenheim Dietmar Hopp. C'est dans ce cadre que va se dérouler l'action la plus invraisemblable de l'année civile écoulée. On y joue depuis 69 minutes et le marquoir affiche 0-1 en faveur de Leverkusen qui a pris l’avance grâce à Sidney Sam, l'un de ses trois atouts offensifs. Gonzalo Castro botte alors un corner qui trouve directement la tête de Kießling. Les filets tremblent, l’arbitre Felix Brych valide le but et les joueurs visiteurs viennent congratuler leur buteur, pas plus heureux que cela. De l’autre côté, les joueurs d’Hoffenheim sont fous de rage. Koen Casteels, le troisième gardien des Diables rouges, récupère le ballon au fond de ses filets,mais reste incrédule. Il est persuadé que le cuir est passé à côté de son montant droit. D'autant que l'attitude du présumé buteur intrigue. Il se tient la tête entre les mains. Pas vraiment le genre de geste que l’on fait en pareille circonstance. Et pour cause, le ballon n'est pas rentré dans le but par une voie classique, mais par un trou dans le filet latéral. Mais le mal est fait, l'arbitre a été dupé et Leverkusen l'a emporté par un but d'écart.

Dès le coup de sifflet final, la télévision allemande attend la réaction au buteur imaginaire. "J'ai d'abord pensé que le ballon n'était pas rentré puis tous se sont précipités sur moi. Que devais-je faire? “, a expliqué au micro de Sky celui que l'on surnomme “Kies”. La polémique va enfler avec internet et les réseaux sociaux pour devenir une affaire d'état de l'autre côté du Rhin. Le Torjäger du Bayer se retrouve sous le feu des critiques et est même menacé de mort, ce qui l’oblige à réagir sur Facebook. "Chers fans, amis et tous ceux qui m'écrivent. Je comprends pleinement les réactions d'un grand nombre d'entre vous. J'ai vu le ralenti chez moi: le but n'était pas valable. Dans le jeu, je n'ai pas vraiment vu où est allée la balle. Je n'étais pas sûr de ce qui s'était passé, je l'ai dit à l'arbitre. Je suis désolé pour tous les fans de sport. Naturellement, ce n’est pas agréable de gagner comme ça. L’équité est importante dans le sport, dans le club et pour moi personnellement", écrit-il sur sa page personnelle.

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Malgré la plainte d’Hoffenheim à la Fédération allemande (DFB), le match ne sera pas rejoué. Une décision totalement différente de celle qui fut prise en avril 1994 après ce qui fut le premier “Phantomtor” de l'histoire de la Bundesliga. A l’époque, Thomas Helmer, défenseur du Bayern Munich, avait offert la victoire aux siens sur un but encore plus contestable. Il avait envoyé le ballon à côté des cages, mais le juge de ligne avait estimé que le gardien Andreas Köpke avait stoppé le cuir derrière sa ligne (alors qu'il ne l'avait même pas touché). La DFB décida pourtant de rejouer la rencontre alors que les statuts de la FIFA indiquent clairement qu'on ne peut pas revenir sur une décision arbitrale. Le score final de ce "replay" inattendu fut de 5-0 pour le Bayern. Nuremberg était relégué à la fin de la saison à cause de la… différence de buts.

Le gardien devenu buteur

Ironie de l’histoire, c’est justement au sein de ce club floué par un but fantôme que Stefan Kießling a effectué ses débuts professionnels. Mais avant de rejoindre Nuremberg, celui qui a vu le jour en Bavière dans le district de Haute-Franconie, a chaussé ses premiers crampons à l’Eintracht Bamberg, une équipe de la région où son père évoluait au poste de gardien de but. C’est justement entre les perches que le petit Stefan va effectuer ses débuts alors qu'il n'est âgé que de 4 ans. Testé ensuite dans le jeu, ses entraineurs successifs verront plutôt en lui un véritable buteur.

C'est pour ces qualités qu'il intègre le centre de formation du FC Nuremberg. Après une saison chez les espoirs, il est repris au sein de l’équipe fanion. Der Altmeister fonde beaucoup d’espoirs en lui puisqu’elle lui fait parapher un contrat de 6 ans. Alors âgé de 19 ans, Kießling foule sa première pelouse de Bundesliga le 26 mars 2003. C'est celle de l’AOL Arena d’Hambourg où Nuremberg se fera balayer 4-0. Il remplaceKai Michalke à 10 minutes de la fin. Ce seront ses seules lors de cette saison là qui verra Nuremberg être relégué une nouvelle fois dans l’antichambre de l’élite.

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C’est dans ces circonstances qu’un club donne plus de crédit à sa jeunesse. Kießling dispute 14 matches de Bundesliga 2 et marque à deux reprises. Certes, ce n’est pas impressionnant sur papier, mais le joueur se distingue déjà par son sens du collectif. Il pèse sur une défense et libère des espaces pour ses partenaires. Nuremberg atteint son objectif et retrouve la division majeure du football teuton. Kießling y continue son apprentissage face à des adversaires plus teigneux. Son temps de jeu augmente puisqu’il dispute 27 rencontres, mais son efficacité ne s’améliore pas puisqu’il ne plante que trois roses. Mais le potentiel de finisseur est là, il ne reste plus qu'à l'exploiter. Et dès la saison suivante, c’est à dix reprises qu’il trompe la vigilance des portiers adverses. Toujours aussi altruiste dans le jeu, Kießling affine son odorat de torjäger et attire l'attention de clubs plus huppés.

Successeur de Berbatov à Leverkusen

Le Bayer Leverkusen, qui vient de céder Dimitar Berbatov à Tottenham, flaire en lui le remplaçant idéal et débourse 6,5 millions d’euros pour s’attacher ses services. A la Bay Arena, Kießling sera associé à Andrei Voronin et à l’expérimenté Sergei Barbarez. Les trois hommes se relaient à la perfection et inscrivent à peu près le même nombre de realisations. Dix pour l’Ukrainien, sept pour le Bosnien et huit pour l’Allemand. L'intégration de ce dernier est réussie.

Joachim Löw, qui a repris le flambeau de Jürgen Klinsmann à la tête de la Nationalmannschaft, ne reste pas insensible aux performances et aux qualités de l’avant de “Neverkusen” (surnom donné à son club en raison de son palmarès famélique) et le lance dans le grand bain à l'occasion d’une joute amiable contre le Danemark en mars 2007. Kießling correspond parfaitement aux critères recherché par son sélectionneur. Un joueur complet, doté d’un bon sens du but et du jeu qui dispose de tout ce qu’il faut pour s’intégrer progressivement dans son système. Agé d'à peine 23 ans, il est surtout a priori malléable pour un sélectionneur qui n’est pas trop à l’aise avec les fortes têtes. Sauf que Kießling n’est pas vraiment taillé dans ce moule.

Lors de la saison 2007-2008, le grand échalas blond confirme son premier exercice prometteur en “scorant” à 9 reprises. Mais c’est surtout sur la scène continentale qu’il fait forte impression avec une feuille de stats de 7 buts et 4 passes décisives en douze rencontres. Le natif de Lichtenfels semble avoir franchi un palier.

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Avec Helmes à ses côtés, il marche sur Löw

La saison suivante, Leverkusen frappe un grand coup sur le marché des transferts en signant le prometteur bomber de Cologne Patrick Helmes. A peine plus jeune que Stefan Kießling, il devient rapidement son complément idéal en front de bandière. Les deux promesses teutonnes renvoient rapidement sur le banc le duo grec champion d’Europe 2004, Charisteas et Gekas.

Kiessling, plus collectif dans sa manière de jouer, n’est pas étranger aux 21 goals marqués par Helmes pour sa première saison. Lui se contente de 12 réalisations. Le cap des 20, il l’atteindra 12 mois plus tard sous la direction de Jupp Heynckes . Coincidence statistique amusante, les deux compères échangeront leur nombre de buts respectifs au terme de l’exercice. Courtisé par quelques grosses cylindrées dont le Bayern, Leverkusen blinde son contrat et le prolonge jusqu’en 2015. Mais son plus beau cadeau arrivera avec une convocation dans le groupe des 23 de Joachim Löw pour le Mondial en Afrique du Sud. Il y monte deux fois au jeu. Sept minutes en 1/8e  contre l’Angleterre (là ce fut un match marqué par un vrai but non validé pour les Three Lions) et 17 lors de la petite finale gagnée contre l’Uruguay. Il ne le sait pas encore à ce moment là, mais ce seront ses dernières sous les couleurs de la Nationalmannschaft.

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Difficile d'expliquer les raisons de ce désamour soudain. Une chose est sûre, les nombreuses blessures dont il fut victime lors de la saison post-Mondial ne l'ont pas aidé à devenir un membre régulier du groupe allemand. Il ne dispute que 22 rencontres cette année là et marque quand même à 7 reprises, ce qui n’est pas mal en soi. Mais, il se retrouve surtout orphelin de son binôme Helmes qui ne peut prendre part qu’à seulement 11 matches. La promesse Suisse Eren Derdiyok se retrouve bombardée en pointe, mais n’affiche pas le même rendement, ni la même complicité que les deux buteurs émérites. Du coup, c’est Arturo Vidal qui termine meilleur finisseur à l'ombre de la Bay Arena. La production famélique du secteur offensif n’empêche paradoxalement pas "Neverkusen" d’obtenir une très belle deuxième place derrière le Borussia Dortmund, mais devant le Bayern Munich. Un club que l'entraineur Don Jupp Heynckes rejoindra lors de l’exercice suivant.

Quand Dutt rime avec doute, Hyypia le relance

 

Du coup, c’est Robin Dutt qui enfile le costume de T1, mais les résultats ne sont pas au rendez-vous malgré que Kießling soit toujours aussi efficace dans la surface de réparation avec 16 pions au compteur. Seulement 7e au mois d’avril, le club décide de placer comme coachs intérimaires Sacha Lewandowski, responsable des U19 et Sami Hyypia, un ancien joueur qui a raccroché les crampons lors de la saison écoulée. Ce duo permet finalement aux Rot-Schwarz d’arracher un ticket européen. Mais le championnat d'Europe, côté nations, Stefan Kießling devra se contenter de le regarder à la télévision. Une désillusion, mais néanmoins attendue vu qu'il n'y avait pas vraiment de raison de remettre en cause les deux numéros 9 de la sélection, Mario Gomez et Miroslav Klose.

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En juillet 2012, la direction du Bayer décide alors de confirmer Hyypia dans ses fonctions. Elle voit en lui un entraineur d'avenir. Elle n'a sans doute pas tort. Tout au long de sa carrière, le Finlandais a démontré ses qualités de leader sous le maillot de son équipe nationale et surtout sous celui de Liverpool qu’il a porté pendant 10 ans.

Cet ancien défenseur opte donc pour un schéma de jeu s’appuyant sur une base défensive et des contre-attaques rapides après un pressing haut sur le porteur du ballon adverse. Et ce registre est parfait pour un attaquant comme Stefan Kießling. Surtout quand il a la chance d'être épaulé par deux joueurs percutants et mobiles comme Heung-Min Son et Sidney Sam. “Kies” peut alors faire parler son intelligence de jeu tant au niveau des déplacements que des déviations et se retrouver souvent bien placé en zone de finition. Hyypia met aussi l’accent sur les phases arrêtées puisqu’il dispose d’un excellent tireur en la matière avec Gonzalo Castro. Un régal pour Kießling et son mètre 91. "C’est à la fois un excellent finisseur et un point de fixation précieux. Il tient le ballon, offre de la profondeur et possède un très bon jeu de tête. Il travaille aussi énormément sur le plan défensif en pressant dès la perte de balle. C’est aussi un exemple dans le vestiaire par sa mentalité et son attitude", explique d'ailleurs Sami Hyypia au sujet de son torjäger.

Avec ce 4-3-3, le Bayer séduit et s’impose comme la troisième force de la Bundesliga juste derrière le Bayern Munich et le Borussia Dortmund. Mais, Stefan Kießling s’octroie surtout le privilege de devenir pour la première fois de sa carrière Torschützenkönig. Une véritable revanche pour celui qui se trouve sous-estimé. Auréolé de ce titre, il espère désormais revenir dans les bonnes grâces de son sélectionneur. Mais avant cela, il veut aussi laisser son empreinte dans la plus prestigieuse des compétitions européennes de clubs.

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Comparé à Ibra par Blanc, couvert d'éloges par Heynckes

Du coup, le trentenaire intrigue le PSG et Laurent Blanc à quelques heures de la confrontation en 1/8e de finale aller de la C1. Le “Président” n’hésite même pas à le comparer à Zlatan Ibrahimovic. Rien que ça... "Ce qui le caractérise ? Le nombre de buts qu’il marque, rappelle l'entraineur parisien. On peut faire la comparaison avec Zlatan. Il est très présent sur le front de l’attaque. C’est un très bon joueur. Il n’y a qu’à regarder ses statistiques.", affirme le technicien du PSG.

Stefan Kießling, de son côté, réfute cette comparaison flatteuse : "Je ne peux pas me comparer avec Ibrahimovic. Il a déjà tellement accompli dans sa carrière. Il a joué dans de très grands clubs. Il a marqué des buts dans chacun d'entre eux, ainsi qu'en sélection. Toutes les défenses le craignent." Et il aurait pu rajouter que le colosse suédois régale souvent l'assistance avec des buts de folie là où lui se contente de buts de raccroc aussi importants soient-ils. Mais avec ce discours prudent, l'attaquant allemand met surtout en évidence l'une des possibles raisons de son éviction au sein de la Mannschaft.

Et celle-ci concerne son rendement dans les gros matches. Rarement efficace contre les clubs du top en Allemagne, il n’a jamais affolé les statistiques sur la scène continentale. Cette saison, il n’a mis que deux buts en 8 rencontres de C1. Et lorsqu’il évoluait en Europa League avec les Rot-Schwarz, il n'a trouvé la faille qu’à deux reprises en douze matches. Pas brillant.

Face à cette réalité chiffrée, ses défenseurs avancent son intelligence footballistique et son sens du collectif. Jupp Heynckes, son ancien mentor entre 2009 et 2011, est même monté au créneau. "Il est à 100% prédestiné pour une place en équipe nationale. il marque beaucoup de buts, c’est un formidable lutteur et un excellent coéquipier", estime celui qui a remporté un triple historique avec le Bayern Munich lors de la saison écoulée. Un avis que ne partage pas Günter Netzer, son ancien compère d'attaque  à l'époque du Borussia Moenchengladbach des années 70.

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Un faux 9 plutôt que Kießling ?

Joachim Löw continue de faire la sourde oreille. Il estime qu’il n’a que deux attaquants de classe mondiale à sa disposition. Comprenez Mario Gomez et Miroslav Klose. Et tant pis s’ils sont loin de leur meilleur niveau pour l’instant.

Plutôt que de reprendre Kießling, Jögi pourrait opter pour un schéma plus barcelonais avec un Mario Götze en faux numéro 9. Avec un Mesut Özil à la baguette, des Thomas Müller, Marco Reus, Toni Kroos voire Julian Draxler en soutien, l’Allemagne pourrait sacrifier le poste de pivot à l’avenir. 

L’histoire d’amour de Kießling sous la vareuse nationale semble donc s’être achevée un soir de juin 2010 à Port Elizabeth. Et ce ne sont pas les récentes déclarations du joueur dans la presse qui risquent de faire infléchir le Bundestrainer : "Je ne porterai plus le maillot allemand sous Joachim Löw". Voilà qui a le mérite d'être clair.

En attendant, plutôt que d'hypothéquer sur la fin d'une collaboration entre la DFB et son sélectionneur, le joueur préfère se donner à 100% pour son club : "Au Bayer, je vous ai, vous, les fans et ceux qui entourent le club, qui me donnez confiance."

Une confiance dont aura bien besoin pour faire chuter le PSG et retrouver le chemin des filets non-troués, lui qui se trouve dans une grosse période de disette avec une seule rose plantée lors des sept dernières joutes disputées par son équipe.

Fabien Chaliaud

15:09 Écrit par tackle on web dans ALLEMAGNE, CHAMPION'S LEAGUE, PORTRAITS, VIDÉOS | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | | Pin it! | |  Facebook

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