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13/01/2014

Mondial 2014: les Portugais peuvent-ils reconquérir le Brésil?

52d27bcc3570105ef7eab0a5.jpgMalchanceux lors du tirage des barrages où ils avaient hérité de la Suède, les Portugais n'ont guère été mieux lotis en vue du Mondial. Dans un groupe G particulièrement relevé, les Lusitaniens compteront une fois de plus sur leur numéro 7 fétiche pour faire la différence. Avec la même réussite que face à la bande à Zlatan?


En vue du mondial brésilien, DH.be vous présente les 32 nations qui seront du voyage. 32 nations parmi lesquelles 7 d'entre elles pourraient se dresser sur la route des Diables Rouges. Aujourd'hui, place au Portugal et à sa star, Cristiano Ronaldo. Qualifiés en repêchage au détriment de la Suède, CR7 et Cie n'ont guère été heureux lors du tirage au sort. Ils auront en effet fort à faire dans un groupe G dit "de la mort" et dans lequel ils devront batailler avec l'Allemagne, le Ghana et les USA. 

Le Portugal a de tout temps été une grande nation du ballon rond. Les grandes vedettes que sont Eusebio, Luis Figo ou - actuellement - Cristiano Ronaldo en témoignent. Néanmoins, l'équipe nationale portugaise n'est jamais parvenue à inscrire un titre significatif à son palmarès. Ce n'est pourtant pas faute d'avoir essayé! 

En effet, hormis un accroc en 1998, où il n'était pas du voyage en France, et en 2002 lorsqu'il était prématurément renvoyé en péninsule ibérique, le Portugal a toujours, depuis 1996, franchi le premier écueil d'une compétition internationale. Huitièmes de finaliste du Mondial 2010, quarts de finaliste des Euro 1996 et 2008, demi-finalistes aux Euro 2000 et 2012, quatrièmes de la Coupe du Monde 2006 et finalistes de leur Euro en 2004, les Lusitaniens se rendront au Brésil avec la ferme intention de confirmer ces belles stats . Et, pourquoi pas, de faire encore mieux! 

L'équipe-type: du talent en "velu" en voilà

Ayant repris en 2010 une sélection portugaise dans le doute après une élimination (précoce) en huitièmes de finale du Mondial sud-africain, Paulo Bento a depuis lors ramené un peu de sérénité du côté ibérique. Son pari de reconstruction, déjà en bonne voie en 2012 avec une demi-finale de l'Euro, semble atteindre aujourd'hui son point culminant. Le sélectionneur dispose en tout cas d'un collectif bien rodé, avec beaucoup d'expérience et à la somme d'individualités intéressante. Au prochain Mondial, Paulo Bento devrait confirmer un 4-3-3 qui a porté ses fruits lors des barrages face à la Suède. 

Dans les cages, on retrouve un jeune bien du pays. Rui Patricio (25 ans) a en effet été formé au Portugal et ne l'a jamais quitté. Ce fidèle du Sporting Club a été versé dans le bain de l'équipe nationale en 2010, Paulo Bento le préférant au "vieillissant" Eduardo. D'ailleurs, le choix d'un jeune gardien ne pose aucun problème à en voir la composition de la défense portugaise. Avec des Pepe et Bruno Alves dans l'axe central, Rui Patricio a le temps de voir venir... Si le joueur du Real possède une fougue à la limite du correct, l'expérience du second (passé par Porto, le Zenith et actuellement au Fenerbahçe) permet un savant équilibre. En outre, Bruno Alves n'est pas décisif qu'en défense puisqu'il a inscrit 4 buts lors des qualifications! Au poste de back gauche, on retrouve un autre Madrilène, révélé lors du Mondial 2010.Fabio Coentrão possède les qualités de ses défauts, en ce sens où il aime s'aventurer régulièrement dans les camps adverses. À droite, João Pereira (Valence) est arrivé tard au sein de la Selecção (à 26 ans!) mais fait partie des bonnes pioches de Paulo Bento. 


 
Dans un entrejeu à 3, inutile de préciser l'importance (et aussi la complexité) du poste de n°6. Ce rôle, le joueur du Dynamo Kiev Miguel Veloso le remplit à merveille. Travailleur et ratisseur, c'est également la marque de fabrique de Raul Meireles . Le joueur du Fenerbahçe a beau avoir la trentaine, il en parcourt des kilomètres sur une rencontre! Il faut dire que Mr tatouages est passé entre les mains des meilleurs préparateurs physiques à Liverpool et Chelsea. Enfin, ce milieu ne serait rien sans la présence d'un fin technicien, un distributeur à la passe facile. Chez les Portugais, c'est João Moutinho qui s'y colle et il le fait plutôt bien. Durant les qualifications (barrages compris), le nouveau transfuge de Monaco a livré pas moins de 11 assists sur les 24 buts de son équipe. Soit une moyenne impressionnante de près de 50%. C'est Ronaldo et toute l'armada offensive qui l'en remercient. 

Et justement, offensivement, Paulo Bento n'est pas mal armé. Outre un Cristiano Ronaldo qu'on ne présente plus et qui empile les buts (8 buts en 10 rencontres), le sélectionneur possède également un renard des surfaces en la personne d' Hélder Postiga . Du haut de ses 31 ans, l'avant de pointe en a fait du chemin. Passé notamment par Porto, Tottenham, Saint-Étienne ou Saragosse, Postiga a rejoint cette saison Valence où il affiche un bilan plutôt médiocre de 4 buts en 20 matches disputés. En équipe nationale pourtant, le joueur carbure plutôt bien puisqu'il a inscrit 7 buts lors des 12 matches qualificatifs. Enfin, sur le flanc droit, on retrouve le Red Devil Nani . S'il connaît une saison compliquée avec Manchester, le Portugais est toujours capable d'un coup d'éclat et Bento continue de lui accorder sa pleine confiance. 

On le voit, le "onze" portugais a fière allure. Mais le couac est que les solutions de rechange sont peut-être peu nombreuses. Des Varela Hugo Almeida ou Ricardo Costa tiennent la route mais derrière eux, la succession a dû mal à suivre. Un noyau trop court pour atteindre le zenith au Brésil? Réponse d'ici 5 mois.  

L'homme à suivre: Cristiano Ronaldo, évidemment!

Outre un collectif bien rôdé, le Portugal peut compter sur quelques individualités pour faire la différence. Il en est toutefois une qui saute aux yeux et fait l'unanimité: c'est le numéro 7 fétiche, la star, l'idole d'un peuple, le dieu, osons même dire le messie... Autant de qualificatifs pour désigner Cristiano Ronaldo. Le joueur est au sommet de son art en ce moment et tout lui sourit. Tout? Enfin presque. Outre un second Ballon d'Or qu'il rêve de décrocher ce lundi 13 janvier, le Portugais est toujours en attente d'un sacre avec son équipe nationale. Après être passé tout près à l'Euro 2012 (éliminé aux tirs au but en demis face au futur vainqueur espagnol), sera-ce enfin pour cette fois? Pas sûr, vu la forte concurrence. Tous les espoirs reposent en tout cas sur un CR7 capable à lui tout seul de transcender cette équipe pour en faire une véritable machine de guerre. Il l'a prouvé lors des barrages, en plantant 4 roses à la Suède en l'espace de 180 minutes seulement. 
  

 
En 2013, Cristiano Ronaldo a livré des stats individuelles tout bonnement exceptionnelles. Voici quelques semaines, nous l'avions d'ailleurs classé n°1 de notre top 100 des joueurs ayant marqué l'année écoulée. Des buts à gogo, des gestes techniques hors-norme, des accélérations à couper le souffle, une capacité à sortir son équipe des situations les plus compliquées... Que ce soit avec le Real ou le Portugal, Cricri cartonne. Lors des qualifications (barrages compris), il a disputé 10 rencontres, inscrit 8 goals et égalé le record de Pauleta avec ses 47 réalisations sous le maillot de la Selecção . Mais ce n'est encore rien à côté de son quota en club qui dépasse la moyenne du but par match! 

Bref, la star portugaise est le meilleur joueur du monde actuellement. Ribéry et Messi voudraient bien le déloger de son étoile, mais l'Argentin vient de marquer un petit coup de mou tandis que le Français n'a pas ce côté glamour qui fait la différence. Puis de toute façon, avec l'orgueil qu'on lui connaît, Ronaldo n'a pour habitude que de laisser les miettes à ses adversaires. Reste à voir à présent si le Portugais ne mangera pas son pain noir sur les pelouses brésiliennes. Il pourrait en tout cas très mal le digérer... 

Retour sur les qualifs: à un poil des Russes, ils ont finalement "zlatané" la Suède 

Versés dans un groupe relativement facile, les Portugais savaient depuis le début qu'ils allaient devoir batailler avec la Russie pour la première place. Si les choses avaient plutôt bien démarré avec deux victoires contre le Luxembourg et l'Azerbaïdjan, la troisième rencontre face aux Russes allait constituer un "vilain" tournant. Défait 1-0 à Moscou, le Portugal se voyait déjà distancé par la bande à Shirokov et allait prendre deux rencontres avant de s'en remettre. Les deux nuls décevants face à l'Irlande du Nord et à Israël condamnaient déjà les Portugais à la seconde place du groupe. Mais la Selecção allait ensuite se reprendre, se payant le scalp de l'ennemi russe lors du match retour et enchaînant les succès (hormis un nouveau partage contre la bête noire Israël). Cristiano Ronaldo et Cie , pour un petit point, furent finalement contraints d'en découdre lors des barrages. 
  

 
Le tirage au sort des barrages allait d'ailleurs réserver une bien mauvaise surprise aux Lusitaniens qui héritèrent de la Suède, une des équipes les plus compliquées à jouer. Ce choc décisif valait surtout le détour pour le match dans le match entre les deux géants du football mondial, Zlatan Ibrahimovic et Cristiano Ronaldo. L'un des deux n'irait pas au Brésil et, incontestablement, manquerait au spectateur neutre durant l'été 2014. 

Finalement, les deux champions n'auront pas déçu lors de ce double affrontement (marquant l'ensemble des 6 buts à eux deux!), mais c'est l'attaquant portugais qui aura davantage tiré son épingle du jeu. Le capitaine de la Selecção a inscrit l'unique but lors du match aller (1-0) et y est allé d'un triplé magistral au retour (2-3). Ces prestations de haut vol de CR7 permirent au Portugal de valider son ticket pour le sixième Mondial de son histoire (et le quatrième consécutif!). 
  


Prono: au-delà des huitièmes le Portugagne?

Parier 1€ sur une victoire finale du Portugal au Brésil pourrait vous en rapporter 31 via Betfirst . Si lesBookmakers prennent très au sérieux le Portugal, ils n'en voient pas réellement un vainqueur potentiel. À vrai dire, nous non plus! Certes, l'équipe lusitanienne dispose d'un noyau expérimenté et bien huilé. Elle possède en outre le meilleur joueur au monde, en la personne de Cristiano Ronaldo. Mais malgré les exploits que celui-ci réalisera encore sur les terrains brésiliens, les Portugais auront dû mal à aller au bout. Ce ne sera déjà pas évident de sortir des poules, tant les duels face à l'Allemagne, au Ghana et aux USA s'annoncent corsés. 

Maintenant, on voit mal CR7 et ses équipiers rentrés prématurément au pays. Ils devraient pouvoir s'extirper du groupe de la mort et se hisser jusqu'en huitièmes, avec peut-être une confrontation face aux Diables rouges... Une chose est sûre: si les Portugais atteignent ce stade, ils seront l'équipe à éviter pour leurs adversaires. En effet, ils ont prouvé lors des précédentes compétitions internationales que plus ils avançaient dans un tournoi, plus il fallait s'en méfier. Les deux matches de barrages face à la Suède ont en outre démontré que cette équipe gérait de main de maître les matches à gros enjeux. Il faudra donc compter avec la Selecção das Quinas au Brésil. 

En tant que Belges, on espère juste que si les Lusitaniens parviennent en quarts, ce ne sera pas au détriment des Diables! 

Simon Legros 
  

 


10:14 Écrit par tackle on web dans ANALYSE, Les équipes de la Coupe du monde, MONDIAL 2014 | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer | | | | Pin it! | |  Facebook

Commentaires

donc, si je comprend bien, les Portugais sont velus, les Iraniens portent des niqabs, quoi encore ?

ca pue ici.

Écrit par : Martin | 22/05/2014

Les commentaires sont fermés.