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09/01/2014

Mondial 2014 : l’Iran, cap’ ou niqab?

52cec8a635701baedab4a51c.jpgSi le noyau iranien n’est à priori pas le plus atomique des 32 qualifiés, la bande à Reza ne compte pas pour autant faire de la figuration au Brésil. Alors, perseront-ils par le shah de l’aiguille ?


En vue du mondial brésilien, DH.be vous présente les 32 nations qui seront du voyage. 32 nations parmi lesquelles 7 d'entre elles pourraient se dresser sur la route des Diables Rouges. Aujourd’hui, découverte des parfums d’orient avec la présentation de l’Iran. Au cœur d’un interminable feuilleton diplomatique avec les Etats-Unis, l’Iran vous évoque certainement davantage des formules comme "uranium enrichi"ou "programme nucléaire" que "coup du sombrero" ou "tacle glissé".

Certes, ce pays de 77 millions d’habitants n’affiche pas une carte de visite footballistique des plus prestigieuses : à peine trois participations en phase finale de CM (1978, 1998, 2006) avant ce nouvel accessit. Mais le sport roi génère les passions de Téhéran à Chiraz et certains caresseurs de cuir jouissent d’un statut de demi-dieu. Prenez par exemple Ali Daei, ancien sociétaire du Bayern Munich et détenteur d’un petit record sympathique. Il est en effet le seul joueur à avoir inscrit au moins 100 buts sous la vareuse de l’équipe nationale. Au classement, il devance Puskás et Pelé. Rien que ça…

Mais mis à part le foot, n’omettons cependant pas de citer le Varzesh-e Pahlavani ("sport des héros"), un art martial ancestral et traditionnel, qui reste considéré comme la pratique n°1 dans ce pays riche en pétrole (2ème producteur au monde). Utile de rappeler également que la censure est tenace en Iran. Lors du tirage au sort le 6 décembre dernier, la télévision officielle a carrément coupé la retransmission. En cause, la tenue de la brésilienne Fernanda Lima, qui officiait à la présentation. Quand il s’agit de couvrir"ce sein que je ne saurais voir", les méthodes sont radicales dans la République du guide suprême Ali Khamenei.

L’équipe-type : Une défense à cinq qui ne perse pas

33ème au classement Fifa, la team Melli disputera donc au Brésil son quatrième Mondial avec à sa tête Carlos Queiroz, débarqué en 2011. Et le Portugais est réaliste quant aux ambitions de son équipe. "Notre objectif est d'être dignes et crédibles, de réaliser un tournoi sérieux, dont nous et nos supporters pourrons être fiers", déclarait ce dernier à nos confrères de Fifa.com. Véritable globe-trotter (Ndlr : il a officié comme T1 notamment pour les Red Bull de New-York, le Real Madrid ou l’équipe nationale d’Afrique du Sud), l’ancien entraîneur du Portugal entre 2008 et 2010 établit sa sélection en pariant sur plusieurs expatriés mais en conservant aussi des joueurs évoluant au pays.

C’est le cas du portier Rahman Ahmadi qui fait parler sa détente à Sepahan. Il a profité de la retraite Rahmati, le keeper de référence entre 2004 et 2012, pour s’imposer dans les cages, avec des arrêts déterminants lors du match contre la Corée du Sud en qualifs. Mais la particularité tactique de Queiroz est d’aligner non pas quatre, mais bien cinq défenseurs sur l’échiquier perse. Il faut reconnaître que le dispositif fonctionne (du moins en qualification contre l’Ouzbékistan, le Qatar, le Liban mais aussi la Corée du Sud) puisque les protégés de l’ex-coach du Sporting Lisbonne n’ont encaissé que deux petits buts durant leur campagne.

On retrouve donc d’abord Khosro Heydari, bien accroché à son flanc droit. Il compte 45 caps à son actif. Dans l’axe central, c’est l’embouteillage et le trio privilégié est composée de Jalal Hosseini, Pejman Montazeri et Amir Hossein Sadeghi. Que ce soit en club ou sous les couleurs nationales, Hosseini (31 ans) est l’incarnation du pilier solide, consistant et exemplaire. Qui plus est, à Persepolis où il évolue, son coach est un certain Ali Daei. A ses côtés, Montazeri, qui après avoir défendu les Bluesd’Esteghal (l’un des principaux clubs iraniens) à 256 reprises, a décidé pour ses 30 ans de s’envoler pour le Qatar. Sadeghi, âgé lui de 32 ans, est le partenaire en club de Montezari ce qui accentue grandement leur complémentarité. Bref, la triplette axiale est donc expérimentée mais quelque peu vieillissante. Pour ponctuer le profil de l’arrière garde, Hashem Beikzadeh occupe la position d’arrière-gauche. Par ailleurs, le natif de Chiraz se révèle être un méchant décocheur de coups de francs.

Au milieu, le meneur de jeu mais aussi la vedette de la Team Melli s’intitule Javad Nekounam (Esteghlal). Il a reçu la lourde tâche de faire oublier l’inusable leader Mahdavikia, héro national grâce à son but contre les USA lors de la World Cup 98, qui a pris une retraite internationale (forcée) en 2009. Nekounam est le moteur, le taulier, et logiquement le capitaine de cette équipe. A côté de lui, il profite des services du précieux expatrié qu’est Masoud Shojaei (Las Palmas, D2 espagnole). Les deux hommes se connaissent bien puisqu’ils ont aussi été partenaires en club à Osasuna entre 2008 et 2012. Pour compléter l’entrejeu,Andranik Teymourian, qui a transité par la Premier League (notamment Bolton et Fulham) mais sans jamais s’imposer, se distingue par un profil plutôt défensif. Par ses prestations, il a joué un rôle capital dans la qualification. Enfin, Mojtaba Jabbari, qui avait manqué la CM 2006 à cause d’une blessure, compte bien participer à la samba brésilienne cette fois-ci. 

Seul en pointe, le Standarman (du moins aux dernières nouvelles) Reza Ghoochanejhad fait les beaux jours de la sélection avec 8 buts en 10 matchs.

Le joueur clé : Rezazéro à Liége, héros à Téhéran

S’il n’a pas particulièrement marqué la mémoire des supporters de Sclessin, celui qui a fait ses débuts professionnels à Heereveen a, par contre, brillé sous la vareuse Melli. Pour faire simple, Gucci a décroché la qualif pour le Mondial à lui tout seul. En juin dernier, au terme d’un effort individuel phénoménal, il offre à son équipe le but de la victoire contre la Corée du Sud, synonyme d’accès direct pour le Brésil.

En moins de deux, le voilà imprégné du statut de star nationale. Pourtant, rien ne pouvait laisser présager pour cet immigré hollandais une telle trajectoire. Repéré très tôt, l’attaquant de 26 ans peine à trouver son rendement maximal en club. Après des essais aux Pays-Bas dans des clubs de seconde zone (Cambuur ou les Go Ahead Eagles), le natif de Mashad a rebondi en Belgique à Saint-Trond, avant d’atterrir chez lesRouches où il n’a jamais réellement convaincu. Ses plus beaux moments, Reza les vit donc avec ses coéquipiers iraniens et il croit en la force de ce collectif. "Il y a un bon équilibre au sein du groupe entre l'expérience et la jeunesse. Tant que nous resterons unis, nous pourrons aller loin", soulignait-il au site de la Fifa.

 

En tête devant la Corée du Sud

Après des débuts compliqués avec un nul concédé contre le Qatar et une défaite à Beyrouth, la Melli a clôturé son parcours qualificatif en enchaînant trois victoires consécutives. Face à la Corée du Sud que nos Diables affronteront en poule, l’Iran s’est imposé à deux reprises sur un score "arsenal", grâce à Nekounam et à Reza. Finalement, le onze de Téhéran termine premier de sa poule devant les Guerriers Taegeuk. L’iran a brillé par son efficacité dans ces qualifs asiatiques en inscrivant à peine huit buts mais en en concédant seulement deux. Un réalisme qui porte le sceau de l’intransigeance tactique défendue par Carlos Queiroz.

Le petit poucet des Bookmakers

Au même titre que le Honduras ou l’Algérie, l’Iran bénéficie d’une cote de 1001 contre 1 en vue d’un succès en finale au Maracana, chez nos partenaires de Betfirst. On ne peut leur donner tort car rien qu’en poule il y aura déjà fort à faire face à l’ogre argentin, les Super Eagles nigérians et les Dragons de la Bosnie. Petites stats croquignolesques pour conclure: le seul et unique match disputé entre l’Argentine et l’Iran remonte à… 1977. Et les Mellis avaient arraché un partage à l’époque. Si la seule rencontre référencée par la Fifa entre l’Iran et le Nigéria est marquée par une défaite 0-1, les Iraniens sont en revanche invaincus face aux Bosniens en cinq confrontations (1 nul et 4 victoires).

Pierre Vangrootloon

17:25 Écrit par tackle on web dans ANALYSE, Les équipes de la Coupe du monde, MONDIAL 2014 | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer | | | | Pin it! | |  Facebook

Commentaires

Arrêtez avec vos jeux de mots débile, montrez que vous êtes des connaisseurs du football international pour une fois.

A part le championnat Belge, italien, espagnol, allemand et Anglais, vous y connaissez vraiment rien (et encore pour les 4 derniers vous êtes vraiment limite)

Engagez des vrais passionnés de foot et pas seulement de l'OHL, Beveren etc...

Écrit par : SantoFedo | 09/01/2014

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