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07/01/2014

Mondial 2014: l'Equateur à Quito double ?

52c520b23570105ef7e2463c.jpgVersé dans le groupe de la Suisse, la France et du Honduras, l'Equateur aura bien du mal à surpasser une des deux équipes européennes de la poule. Il devra également se méfier de son (presque) voisin hondurien.


En vue du mondial brésilien, DH.be vous présente les 32 nations qui seront du voyage. Dont 7 pourraient se dresser sur la route des Diables rouges... Place, aujourd'hui, à l'Equateur que les Diables pourraient retrouver sur leur route au stade des demi-finales... ou de l'apothéose, le dimanche 13 juillet ! Un scénario peu probable, on en convient...

 

 

 

 

 

 

Pour la troisième fois en quatre éditions, l'Equateur est parvenu à se qualifier pour la Coupe du Monde. Après 2002 et 2006, La Tri avait loupé l'édition 2010. Elle renouera donc cet été avec l'événement footballistique planétaire. Pour ce faire, l'équipe, orpheline depuis juillet de son meilleur attaquant et buteur Christian Benitez - décédé d'un arrêt cardiorespiratoire à l'âge de 27 ans -, s'est classée quatrième de la poule regroupant les neuf équipes sud-américaines (le Brésil étant qualifié d'office). Grâce à cela, la Tricolore s'est octroyé la dernière place directement qualificative pour le Brésil., laissant les périlleux barrages à l'Uruguay à la différence de buts !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'equipe-type

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'Equateur se base sur un 4-3-3 classique et assez offensif avec deux arrières latéraux qui n'hésitent pas à mettre le nez à la fenêtre et à venir apporter le surnombre en possession de balle. Reinaldo Rueda, le sélectionneur colombien de cette équipe, dispose de peu de joueurs évoluant au plus haut niveau. A vrai dire, à part Valencia qui preste plus que correctement à Manchester United, le coach ne possède pratiquement aucune référence dans son équipe.

Ainsi, dans les buts, il a le choix entre Alexander Dominguez (du LDU Quito), Maximo Banguera (Espoli) et Marcelo Elizaga (du SD Quito). A priori, le premier cité semble indéboulonnable, même si Banguera a pour légitime ambition de lui donner du fil à retordre et titiller son statut de titulaire. En défense, les deux latéraux sont Juan-Carlos Paredes (Barcelona SP), à droite, et Walter Ayovi (Pachuca, Mexique), à gauche. Ils présentent la particularité d'être des milieux de terrain de formation et sont donc assez offensifs. 

La charnière centrale est composée de Frickson Erazo (El Nacional) et de Jorge Guagua (El Nacional également). Coéquipiers en club, ils se connaissent très bien. C'est évidemment un fameux "plus" au sein d'une défense. 
Pour suppléer ce quatuor, Gabriel Achilier (Club Sport Emelec), Diego Calderon (LDU Quito), Jayro Campos (Barcelona SP), le vétéran Luis Checa (SD Quito) et Geovanny Nazareno (Barcelona SP) seront en pole-position pour faire le court voyage vers le Brésil et participer à la Coupe du Monde.

Dans le milieu de terrain, Jefferson Montero (Monarcas) est censé distribuer le jeu et alimenter les trois avants de ses judicieux ballons. Il évolue donc en numéro 10 typique devant Enner Valencia (Emelec) et Christian Noboa (Dynamo Moscou). Ce dernier est un des rares joueurs évoluant en Europe. Le rôle des deux demi-récupérateurs est crucial dans le dispositf de Rueda puisqu'ils devront contrebalancer l'apport très offensif du reste de l'équipe et notamment des deux backs. Pour les suppléer, Alex Bolaños (SD Quito), Renato Ibarra (Vitesse Arnhem), Oswaldo Minda (Chivas, USA), Pedro Quinonez (Emelec), Christian Suarez (Barcelona SP) et Luis Saritama ( SD Quito).

Devant, le décès inopiné de Christian Benitez a laissé l'équipe orpheline de son goleador. Sur 58 apparitions sous le maillot de la Tri, le regretté buteur avait planté la bagatelle de 24 roses. Son rôle est depuis lors échu à Felipe Caicedo (Lokomotiv Moscou). Grand et costaud, il est la vraie tour de contrôle devant. A sa gauche, Segundo Castillo (Al Hilal, en Arabie Saoudite) part avec une longueur d'avance sur Michael Quinonez (Barcelona SP). De l'autre côté, Luis Antonio Valencia est évidemment une valeur plus que sûre, lui qui joue au plus haut niveau en Angleterre. Edison Mendez (LCD Quito), Edson Montaño (Barcelona), Michael Arroyo (Atalante) et Felix Borja (CF Puebla) sont les solutions de rechange. 

 

 

 

 

 

 

 

L'homme à suivre : Luis Antonio Valencia

 

 

 

 

 

 

 

Ses statistiques parlent pour lui: depuis 2009, Luis Antonio Valencia a disputé 172 rencontres pour le compte de Manchester United. Il a trouvé 20 fois le chemin des filets. incontournable dans le 11 de base de David Moyes, il fait partie des joueurs pour lesquels le public vient voir un match de football. Il peut amener cette touche de folie qui fait se lever tout un stade et faire la différence à lui tout seul. A 29 ans, il est sans doute dans la forme de sa vie. Malheureusement pour lui, il risque peut-être de se trouver quelque peu esseulé au sein de l'attaque équatorienne. Valencia est considéré comme l'un des joueurs les plus rapides de sa génération. Une arme plutôt utile pour une équipe qui risque d'être réduite à jouer la contre-attaque l'été prochain...

 

Mais rendons à César ce qui appartient à César. Si Valencia est certainement la star de l'équipe, le buteur était Christian Benitez. Le joueur dramatiquement décédé en juillet était d'une importance cruciale dans la sélection. Outre son importance et le nombre de buts qu'il a inscrits, son ombre plane toujours au-dessus d'une équipe traumatisée par ce décès. Il est certain, en tous les cas, que la sélection jouera et voudra réaliser des miracles pour son attaquant bien trop vite disparu.

Une qualification à l'arraché

 

 

 

 

 

 

 

L'Equateur a réellement construit sa qualification à domicile. En réalité, seule l'Argentine est parvenue à venir glaner un point à Quito. A l'extérieur de ses bases, par contre, la Tricolore a affiché un tout autre visage, catastrophique celui-là, ne récoltant que 3 points ! Cela aurait d'ailleurs pu lui coûter très cher puisque la dernière défaite au Chili, qui coïncidait avec la victoire de l'Uruguay sur l'Argentine, permettait à la Celeste de revenir à égalité de points ! Heureusement pour lui, l'Equateur restait finalement à la quatrième place du classement, la dernière directement qualificative, au prix d'une meilleure différence de buts. Par ailleurs, quatre jours avant ce dernier revers, l'équipe avait pris la mesure, à Quito, de sa rivale uruguayenne dans un "match à 6 points".

 

 

 

 

 

 

 

Une cote de 101 contre 1

 

 

 

 

 

 

 

101 euros, c'est ce que vous pouvez gagner sur betFirst en pariant un euro sur l'Equateur  champion du monde. Evidemment, il y a très très peu de chances pour qu'une telle éventualité se produise ! Plus intéressante, peut-être, est la cote d'une qualification de l'Equateur au second tour. Là, les bookmakers tablent sur un beau 1.90 (5.00 si vous la voyez terminer en tête du groupe E). La preuve qu'il faudra compter sur cette nation qui pourrait bousculer une France pas toujours rassurante et une Suisse qui n'était pas vraiment la tête de série la plus redoutable...

Maxime Brouillard

 

 

 

13:24 Écrit par tackle on web dans ANALYSE, Les équipes de la Coupe du monde, MONDIAL 2014 | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | | Pin it! | |  Facebook

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