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04/01/2014

Mondial 2014: Hellènes et les garçons

52c54c6c3570105ef7e27a66.jpgJusqu'ici, l'Egée... monie de la Grèce ne s'est traduite que par une victoire surprise à l'Euro 2004. Excepté ce trophée, on ne trouve Patras d'une quelconque performance à l'échelon international. Malgré tout, To Piratiko jettera l'ancre outre-Atlantique en juin prochain. Mais le Bateau pirate est-il suffisamment r(h)odé pour aborder ce Mondial ?


A l'approche du mondial brésilien, DH.be vous présente les 32 nations qui seront du voyage. 32 nations parmi lesquelles 7 d'entre elles pourraient se dresser sur la route des Diables Rouges. Aujourd'hui, c'est la Grèce qui est mise à l'honneur.

La Grèce est-elle prête pour l'odyssée brésilienne ? Une chose est sûre, le sélectionneur Fernando Santos va devoir apprivoiser un sacré cheval de trois avec le Japon, la Colombie et la Côte d'Ivoire. Un groupe C aussi relevé qu'un verre d'ouzo et dont la particularité est de mettre aux prises 4 formations qui n'ont, jusqu'ici, jamais ô grand jamais, croisé le fer en Coupe du Monde.

Conscient de la complexité de la poule, le mentor Portugais préfère prôner la philosophie. "Le peuple grec se caractérise par la passion et la fierté qu'il entretient envers son pays, précise celui qui va disputer son premier Mondial à nos confrères de FIFA.com. Cela se retrouve sur le terrain de football. C'est notre principale force: nous jouons avec passion et nous nous livrons à 100% à chaque match. Nous devons nous inspirer de ce que nous avons réussi en 2004."

La devise grecque, au-delà de l'Euro, n'est-elle pas "la liberté ou la mort " ?

L'équipe-type: l'attaque, le talon d'Achille de la phase de groupes

A première vue, Fernando Santos n'est pas un fervent partisan du turn-over. Adepte du 4-2-3-1, le successeur d'Otto Rehhagel a été fidèle à ses principes et surtout, à son ossature durant le phase qualificative.

Un amour loin d'être platonique vis-à-vis de ses troupes puisqu'au poste de gardien, on retrouve l'incontournable Orestis Karnezis (Grenade). Le dernier rempart est le seul Grec à avoir disputé l'intégralité des rencontres de qualification et de barrages.

Devant lui, Vasilis Torosidis (AS Roma), Sokratis Papastathopoulos (Borussia Dortmund), Konstantinos Katsouranis (PAOK Salonique) et José Holebas (Olympiakos) sont ce qui se fait de mieux en matière de bétonnage. Une arrière-garde compacte telle une moussaka qui n'a concédé que 4 petits buts durant la phase de groupes (+2 en barrages). Une prouesse qui tient de la gageure. Une véritable cure d'austérité en somme. Seule l'Espagne a fait mieux avec 3 buts encaissés.

Au milieu du jeu, Alexandros Tziolis (PAOK Salonique) et Giannis Maniatis (Olympiakos) dans le rôle des cerbères de service. Dimitrios Salpingis (PAOK Salonique) et Georgios Samaras (Celtic Glasgow) évoluent un cran plus haut aux côtés de l'inoxydable Georgios Karagounis, 36 ans (Fulham).

Et puis en Attique, pardon, en attaque, on retrouve cet avant charis(teas)matique qu'est Kostas Mitroglou (Olympiakos), mi-buteur mi-dieu. Aligné seul en pointe lors des matches de barrages, Mitroglou a véritablement mis la misère à la défense roumaine. Sotiris Ninis (Parme) et Theofanis Gekas(Konyaspor) peuvent également jouer les pompiers de service.

 

L'homme à suivre: Kostas Mitroglou

Avec ses bras tatoués à la Michael Scofield, ses sourcils épilés et son physique de Temple grec, Kostantinos (Kostas pour les intimes) Mitroglou sera assurément l'attraction grecque la plus en vue en juin prochain.

Artilleur providentiel durant les barrages (il a inscrit 3 des 4 buts de son équipes face à la Roumanie) et incontournable dans son club de l'Olympiakos (14 buts en 10 matches de championnat), le natif de Kavala affole les compteurs et attise surtout toutes les convoitises.

Sous contrat jusqu'en 2017, Mitrogoal entend bien tracer sa route au sein d'une des grosses cylindrées européennes telles que Liverpool, Arsenal ou encore Dortmund. En attendant un éventuel transfert, Mitroglou a bien l'intention d'empiler les buts comme on empile les verres jusqu'à plus soif.

Et glou, et glou et glou...

 

Pour en savoir plus sur Kostas Mitroglou, nous vous invitons à lire et relire sans modération notre portrait publié sur DH.be le 12 décembre dernier.

 

25 points et condamnée aux barrages

Liechtenstein, Lettonie, Lituanie, Slovaquie, Bosnie-Herzégovine. Pas de quoi fouetter une chèvre. Et pourtant, la Grèce terminera deuxième à égalité de points avec la Bosnie-Herzégovine au terme de la phase éliminatoire (25 unités chacune). Des Grecs contraints et forcés de disputer les barrages pour obtenir leur précieux sésame brésilien, malgré un excellent bilan de 8 victoires 1 nul et 1 défaite.

En cause, une meilleure différence de buts en faveur des Bosniens. Une indigence en zone de finition du côté Grec parfaitement illustrée par une palanquée de résultats arsenaux (0-1 en Slovaquie, 0-1 en Lituanie, 0-1 au Liechtenstein, 1-0 face à la Lettonie, 1-0 face à la Slovaquie). Avec seulement 12 pions plantés avant la double confrontation décisive face à la Roumanie, la Grèce partage avec celle de la Croatie, la division offensive la plus spartiate des équipes qualifiées en zone Europe.

Grèce, féta valise ?

10 ans après son sacre à l'Euro 2004, la Grèce s'apprête donc à disputer sa troisième Coupe du Monde de son histoire après les éditions 1994 et 2010. Mais a-t-elle les reins suffisamment solides pour s'extirper de cette poule C ? Avec une cote de 201 contre 1 attribuée par nos partenaires de betFirstTo Piratiko aura fort à faire pour ne pas s'échouer aux portes des huitièmes de finale. Cependant, Fernando Santos estime que son équipe n'a pas le droit d'éprouver un quelconque complexe d'infériorité.

"C'est un groupe équilibré. Aucune équipe n'est considérée comme l'une des favorites, mais toutes sont très compétitives explique l’entraîneur portugais à FIFA.com. Les quatre nations peuvent être satisfaites. Ce sera très ouvert. Chaque équipe peut s'imposer face aux trois autres. Beaucoup pensent que c'est l'un des groupes les plus faciles. Pour moi, c'est l'inverse." Vous l'aurez compris, dans ce groupe C, il sera surtout question de résistance homérique. Et ce, pour le meilleur et pour le Pirée...

Pierre-Alexis Matton

 

13:00 Écrit par tackle on web dans ANALYSE, Les équipes de la Coupe du monde, MONDIAL 2014 | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | | Pin it! | |  Facebook

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