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30/12/2013

Le Mexique, c'est chic ?

52bc01833570105ef7dd9d13.jpgOn continue notre tour d'horizon des équipes participant à la Coupe du monde. Ce lundi, c'est la zone CONCACAF qui est à l'honneur. Les Mexicains sont des habitués des phases finales de Coupe du Monde puisque c'est leur 15e participation dont deux qualifications pour les quarts de finale en 1970 et en 1986.


En vue du mondial brésilien, DH.be vous présente les 32 nations qui seront du voyage. Attardons-nous donc sur le Mexique qui devra se défaire du Brésil, de la Croatie et du Cameroun pour s'extirper du groupe A. Pas une mince affaire...

Attention tout de même aux Mexicains qui répondent souvent présents en Coupe du Monde : 15 participations dont deux qualifications pour les quarts de finale (1970 et 1986), systématiquement à domicile. A défaut de soulever la coupe, El Tri soulève souvent les foules. Qui a oublié la tenue flashy de Jorge Campos lors de la coupe du Monde 94, le geste technique de Blanco en 98 que tout le monde tentait dans la cour de récré ou le but de Borgetti contre l'Italie après une démonstration collective ?

Lors de la dernière coupe du Monde, le Mexique avait, qui plus est, mis à terre l'équipe de France de Raymond Domenech. Vous en connaissez beaucoup des équipes qui ont été à l'origine d'une grève de footballeurs en plein mondial ?

L'équipe-type ? Bon courage...

Bon, on ne va pas se mentir, il n'est pas vraiment évident de choisir une équipe-type mexicaine dans la mesure où la durée de vie d'un contrat de sélectionneur mexicain est souvent plus courte que celle d'un vendeur de fast-food. Quatre sélectionneurs se sont ainsi succédé en un mois à la tête de la sélection. José Manuel de la Torre, son adjoint Luis Fernando Tena, Vucetich et maintenant Miguel Herrera (pour les barrages)... Saleté de crise. Ce dernier, prêté par le club de l'America, avait fait appel à sept joueurs de son club pour une pige face aux Néo-Zélandais lors des barrages. Va-t-il dès lors mettre sur la banquette les stars "européennes" de la sélection (Chicharito, Giovani, Hector Moreno...) ? Rien n'est moins sûr.

En attaque, Herrera risque d'avoir un choix cornélien. Oribe Peralta, meilleur buteur des éliminatoires, fout un peu la pagaille. Le héros des JO de Londres (il avait inscrit un doublé en finale face au Brésil de Neymar), peut largement prétendre à une place de titulaire. Raul Jimenez, 22 ans aussi. Son retourné à quelques minutes de la fin face au Panama, a plombé les cordes vocales du commentateur mexicain...

La grande incertitude concerne Javier Hernandez, alias Chicharito, en manque de temps de jeu à Manchester United et qui n'a marqué qu'une seule fois cette saison avec les Red Devils. Certains évoquent un possible départ de la pépite mexicaine au mercato. Loin d'être évident. Tout comme le possible retour pourtant quémandé par les supporters mexicains de l'ex-baby gunners, Carlos Vela, qui rayonne avec les Basques de la Real Sociedad. Pour rappel, après le Mondial 2010, il avait reçu une suspension de six mois pour une petite fête avec 14 prostituées. 

Pour ajouter un peu de piment dans l'élaboration du "onze" mexicain, il faut aussi compter sur les Argentins naturalisés par magie pendant les éliminatoires (Lucas Lobos, Christian Gimenez et Damian Alvarez). Dely Valdes, le sélectionneur panaméen et ancien joueur du PSG, avait d'ailleurs blagué avant d'affronter le Mexique ne sachant pas si l'hymne jouée avant la partie serait mexicain ou argentin. 

Peu importe les joueurs alignés, le style de jeu de l'équipe devrait en tout cas être modelé selon la patte de son sélectionneur Miguel Herrera, avide de beau jeu. C'est en tout cas ce qu'attend Giovani Dos Santos qui avait déclaré ceci: "Quatre sélectionneurs en un mois, ça en dit long. Il manque un style de jeu à cette équipe, on ne sait pas comment évoluer sur le terrain." S'il laisse la même tactique que lors des matchs face aux Néo-Zélandais, Miguel Herrera devrait mettre en place un 5-3-2 qui lui avait plutôt réussi lors des barrages. Un 4-4-2 plus classique n'est pas non plus à exclure. Dans les buts, la concurrence fait rage entre Guillermo Ochoa (AC Ajaccio), qui brille souvent en Ligue 1, Moisés Muñoz (Club América) et le jeune champion olympique Jesús Corona (Cruz Azul). Ce dernier devrait normalement gagner sa place.

En défense, l'indéboulonnable capitaine mexicain Rafael Marquez (FC Leon) sera le pilier de l'arrière-garde. A 34 ans, l'ancien barcelonnais n'a pas perdu son âme de compétiteur puisqu'il est devenu récemment champion du Mexique avec son club. A ses côtés, on pourrait retrouver Hugo Ayala (Tigres), Hiram Mier (Monterrey), et Hector Moreno (Espanyol de Barcelone). Au milieu, le quatuor composé de Giovani Dos Santos (Villareal), Christian Gimenez (Cruz Azul), Carlos Peña (León) et Jesús Eduardo Zavala (CF Monterrey) pourrait animer le jeu mexicain. Enfin, en attaque, on devrait voir un duo composé d'Oribe Peralta (Santos Laguna) et de Javier Hernández (Manchester United).

L'homme à suivre : Oribe Peralta

Oribe qui ? Demandez à Neymar s'il le connaît et il vous fera sans doute un petit portrait du talent de Peralta. L'attaquant de Santos Laguna avait ainsi mis à terre les Brésiliens (2-1) en finale des Jeux Olympiques de Londres en claquant un doublé. Peralta semble décidément l'homme des grands rendez-vous puisqu'il a planté cinq buts en deux matchs en barrages, dont un triplé à Wellington. Sur l’ensemble du parcours qualificatif des Mexicains, il aura été le meilleur buteur, avec 8 réalisations en 7 matches, devant Chicharito Hernandez. Peralta aura mis du temps à percer mais a désormais conquis tout le pays. A lui d'être au rendez-vous en Juin prochain.

Sauvés par les States en qualifications

Pas besoin de vous faire un dessin, la campagne mexicaine a été laborieuse alors que le peuple mexicain s'attendait, après le sacre de Londres, à une qualification tranquille. Battus par le Honduras, les Etats-Unis et le Costa Rica, laborieux face à la Jamaïque et au Panama, El Tricolor n'ont engrangé que 11 points en dix rencontres lors du tour préliminaire. Mené par le Costa Rica lors de la dernière minute, le Mexique n'a dû sont salut qu'aux deux buts inscrits en fin de rencontre par les États-Unis face au Panama. La voix du commentateur de TV Azteca Christian Martinoli au coup de sifflet final restera dans les annales. "On vous aime ! On vous aimera toujours ! Dieu bénisse l'Amérique !", s'était enflammé le journaliste mexicain avant de critiquer son équipe. Le tweet de la Fédération américaine au coup de sifflet final parlait également de lui-même.

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Les barrages contre la Nouvelle-Zélande n'étaient donc plus qu'une formalité. 9-3 sur l'ensemble des deux matchs...

L'objectif ? Déjà passer un tour...

On le répète, en 2012, les Mexicains avaient tapé les Brésiliens d'Hulk et de Neymar à Wembley. En 2014, sans vouloir être pessimiste, cela risque d'être mission impossible de battre la seleçao sur ses terres. A moins d'un accident, la première place est donc acquise aux Brésiliens. Derrière, il risque d'y avoir du monde au portillon puisque les Croates et le Cameroun se présenteront sur la route des Mexicains. Personne ne se détache vraiment entre les trois équipes qui ont toutes trois bataillé pour être présentes en phase finale. Si Miguel Herrera arrive à trouver un style de jeu, son équipe peut espérer accrocher la deuxième place du groupe. Ensuite, il faudra se farcir l'Espagne, les Pays-Bas ou le Chili... Notons que parier 1€ sur le Mexique vainqueur final du mondial pourrait vous en rapporter 101 sur betFirst(cliquez ici).

JACQUES BESNARD

 

11:42 Écrit par tackle on web dans ANALYSE, Les équipes de la Coupe du monde, MONDIAL 2014, VIDÉOS | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | | Pin it! | |  Facebook

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