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29/12/2013

Les 100 joueurs qui ont fait 2013: Zlatan I, roi de France (3)

La fin de l'année approche, et l'heure des récompenses a sonné. Un petit mois avant le Ballon d'Or, le XI FIFA de l'Année et tous les autres prix qui y sont liés, DH.be a donc décidé de vous livrer son top 100 des footballeurs qui ont marqué cette année 2013 sur la planète du ballon rond. Maître en France, Zlatan Ibrahimovic prend la troisième place du podium.


Fatalement, vous ne serez pas d'accord avec notre classement. Forcément, il est subjectif. En vrai, on a déjà eu du mal à s'accorder entre nous, mais en mélangeant nos avis aussi fous (parfois) que différents (toujours), on a fini par arriver à se mettre d'accord sur une hiérarchie entre les cent (enfin, "nos cent") meilleurs joueurs de la planète en 2013 qui nous semble tenir la route. Bref, tout ça pour dire que plus que le classement, l'intérêt est de rendre hommage à 100 (ou plutôt 101) joueurs qui par leurs buts, leurs dribbles, leurs tacles ou leurs arrêts, ont marqué notre année footballistique à coups de génie ou de folie.

Un missile flashé à plus de 100 km/h, une Madjer suspendu dans les airs, et Zlatan Ibrahimovic met la planète foot à ses pieds. Non, le Suédois n'aime pas les buts de raccroc, trop communs pour le maestro de Ligue 1. Pour Ibra, ça sera un but d'anthologie, suivi d'un regard à faire passer Louis Nicollin pour une danseuse étoile à l'opéra Garnier, et rien d'autre ! Ibrahimovic, c'est un style. Bien campé sur ses grandes cannes, le buteur parisien domine son sujet, dans tous les sens du terme. Avec son mètre nonante-cinq et sa souplesse de ninja, il est capable de marquer à n'importe quel moment, dans n'importe quelle position. Mais Ibracadabra, c'est également une personnalité, une "gueule". Une véritable rock star pour laquelle on n'hésite pas à débourser quatre-vingt euros pour un match de foot. Son catogan, la plupart des défenseurs du championnat français n'en ont vu que l'arrière. Les gardiens, eux, doivent se contenter de sa paire de mirettes balkaniques et de son invincible pied droit. Pas sûr qu'ils y gagnent au change.

Son arrivée le 18 juillet 2012 inscrit une nouvelle date dans les livres d'histoire,. En ce jour de gloire, sa Majesté Ibrahimovic rétablit la monarchie de droit divin dans le Royaume de France. Dix mois après son accession au trône, l'attaquant du PSG glane une première couronne de meilleur buteur, avec trente goals au compteur, soit onze de plus que son dauphin, Pierre-Eymeric Aubameyang. Normal, quoi. Alors que le petit part tenter sa chance au Borussia Dortmund, le grand frère reste à Paris, bien décidé à ouvrir une ère glorieuse pour le club de la capitale.

A ce titre individuel s'ajoute un trophée de champion de France. Montpellier qui joue au poil à gratter en gagnant la Ligue 1 au nez et à la barbe de Pastore et consorts, ça ne peut pas se reproduire pour les Qataris. Là où l'ancien médian de Palerme manque encore de cet instinct de killer, Zlatan, lui, ne laisse aucun club rival se tailler une place au soleil. Le nouveau boss, c'est lui. Et il le fait très vite savoir. Pas de chance, l'Hexagoal est tout simplement ignoble et jurerait sur n'importe quelle cheminée. Mais Zlatan s'en moque, lui il veut gagner. Et l'homme joint le geste à la parole.

Cette saison encore, il fait feu de tout bois. Avec quinze buts inscrits en dix-neuf rencontres, il répond présent aux doutes qui s'étaient immiscés à l'inter-saison. Comment cet attaquant de 32 ans, qui a tout connu en Italie et en Espagne allait-il réagir à l'arrivée de Radamel Falcao et Edinson Cavani ? Serait-il rassasié par son premier titre de champion de France ? Comment allait-il s'entendre avec l'Uruguayen, débarqué au Parc des Princes pour la somme record de 64 millions d'euros ? Ces questions, Zlatan en fait fi, se contentant de lever le sourcil et de marquer, encore et toujours. A la moitié de la compétition, le Scandinave compte déjà trois pions d'avance sur son équipier et surtout six sur El Tigre. Bref, ce n'est pas cette paire de Sud-Américains passés aux UV qui va faire trembler le roi Zlatan.

Indomptable Ibra, qui préfère gratifier la presse de déclarations chocs plutôt que de s'inquiéter de son avenir. Entre ses piques envers le foot féminin et son foutage de gueule éhonté envers les problèmes financiers d'Uli Hoeness, l'ami Zlatan a encore fait fort.

Seule ombre au tableau de ce millésime 2013, l'absence de qualif' pour le Mondial avec la Suède. Barragiste face au Portugal, l'avant du PSG a perdu son duel avec Cristiano Ronaldo. Auteur d'un triplé au match retour, CR7 a mis un but de plus que son rival. Un échec cuisant pour Ibrahimovic. Mais ce dernier ne se laisse pas abattre. "Il est clair qu'une Coupe du monde à laquelle je ne participe pas, je ne vais pas la regarder". Cette saillie n'empêchera pas la FIFA de l'évincer de la finale pour le Ballon d'Or, préférant sélectionner Ronaldo et Ribéry, ainsi que le gendre idéal Lionel Messi. Fâché, Zlatan ? Même pas. "Je n'ai pas besoin de ce trophée pour savoir que je suis le meilleur". Logique...

16:26 Écrit par tackle on web dans ANALYSE, FRANCE, LES RESTES DU MONDE, TOP 100 de 2013 | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | | Pin it! | |  Facebook

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