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29/12/2013

Les 100 joueurs qui ont fait 2013: Ronaldo, enfin tout en haut (1)

La fin de l'année approche, et l'heure des récompenses a sonné. Un petit mois avant le Ballon d'Or, le XI FIFA de l'Année et tous les autres prix qui y sont liés, DH.be a donc décidé de vous livrer son top 100 des footballeurs qui ont marqué cette année 2013 sur la planète du ballon rond. Et c'est Ronaldo qui prend place au sommet.


Fatalement, vous ne serez pas d'accord avec notre classement. Forcément, il est subjectif. En vrai, on a déjà eu du mal à s'accorder entre nous, mais en mélangeant nos avis aussi fous (parfois) que différents (toujours), on a fini par arriver à se mettre d'accord sur une hiérarchie entre les cent (enfin, "nos cent") meilleurs joueurs de la planète en 2013 qui nous semble tenir la route. Bref, tout ça pour dire que plus que le classement, l'intérêt est de rendre hommage à 100 (ou plutôt 101) joueurs qui par leurs buts, leurs dribbles, leurs tacles ou leurs arrêts, ont marqué notre année footballistique à coups de génie ou de folie.

 

Smoking sur mesure aussi bien taillé que sa coupe de cheveux, la plantureuse Irina Shayk à ses côtés, Cristiano Ronaldo a tout pour être heureux. Tout, sauf ce Ballon d'Or qu'il voit brandi pour la quatrième année consécutive par Lionel Messi en ce 7 janvier 2013 à Zurich. Mal endimanché dans son costume à pois trop grand pour lui, la Pulga braque la sphère dorée malgré un palmarès 2012 qui indique seulement une malheureuse Copa del Rey au compteur. Ronaldo l'a battu sur son terrain, celui de la Liga, au terme d'un marathon de 38 journées mené au sprint par le Real. Et pourtant, toujours pas de Ballon d'Or.

Messi semble accueillir le trophée avec désinvolture, comme s'il ne comprenait pas ce qu'il représente. Ronaldo, lui, le sait trop bien. Ce Ballon d'Or, c'est son Graal, l'objet de toutes ses convoitises depuis 2008 et son premier sacre officieux de meilleur joueur du monde. En ce soir de janvier, une nouvelle mission de douze mois démarre pour CR7. L'objectif: voler plus haut que l'extraterrestre, affoler les stats et garnir l'armoire à trophées pour s'assurer de retrouver ce titre qui lui échappe depuis trop longtemps.

Niveau comptable, les six premiers mois se passent à merveille: Ronaldo marque sur trois tableaux, 32 fois entre janvier et juin. Tout ça en 29 rencontres seulement. Une étoile qui brille pendant que celle de son éternel rival pâlit à l'infirmerie du Camp Nou. Tout semble idyllique, sauf que l'armoire à trophées du Real garde ses portes fermées pendant qu'à Munich, on doit faire un tour chez Ikea pour acheter du mobilier supplémentaire, histoire d'y caser les symboles du triplé printanier.

La tuile: Messi semble mis hors-course, mais le triplé des bavarois balance toute une série d'autres concurrents dans les pattes d'un Ronaldo écrasé sur le mur jaune de Dortmund en pleine quête de laDecima. Le Bayern choisit son champion: c'est Franck Ribéry qui doit gagner le Ballon d'Or.

Marquer des buts ne suffit plus pour CR7. Sa cheminée désespérément vide de trophées ne fait pas le poids. Il faut aussi marquer les esprits. Au moment où les bulletins des votants commencent à se remplir, Ronaldo fait pleuvoir les buts, et c'est toute l'Europe qui est trempée: la Juve en prend deux, Séville, la Sociedad et le Galatasaray trois. Plus rien n'arrête Ronaldo, piqué au vif par les déclarations de Sepp Blatter, qui a décrit le Portugais comme un commandant, opposé au "bon fils" Lionel Messi.

Plus rien, et même pas un Zlatan Ibrahimovic au sommet de son art. Les deux géants s'affrontent en 180 minutes, avec un ticket pour le Brésil à la clé. CR7 s'adjuge la manche aller 1-0, avant de planter un triplé au retour pour transformer le récital de son rival en chant du cygne. Ronaldo vole au-dessus de la concurrence. Plus personne ne peut l'arrêter, et même le règlement du Ballon d'Or s'adapte à la star portugaise, histoire de tout faire pour que le Graal ne lui échappe pas après une quête si épique. Alors oui, c'est injuste pour Ribéry. Mais une nouvelle année sans Ronaldo doré n'aurait-elle pas été une plus grande injustice.

Ballon d'Or ou pas, Cristiano Ronaldo est redevenu le meilleur. Après tout, il est le seul à toujours l'avoir vraiment voulu, quand Messi semblait presque ne pas faire exprès d'être aussi fort. Pendant que la Pulgaempilait les buts dans son cocon barcelonais, Ronaldo a pris le risque ultime en allant chercher son rival sur son terrain. Le Portugais aurait pu rester à Manchester, choisir la facilité comme Messi en évitant les confrontations directes. Mais Cristiano s'est mis en difficulté, il a essuyé une manita, a enchainé les désillusions et n'a toujours pas offert au Real sa Decima.

Mais toutes ces déconvenues ne rendent que plus belle sa victoire sur cette année 2013. Parce qu'aujourd'hui, Ronaldo n'est plus seulement le plus fort des humains. Il est tellement au-dessus des autres qu'il peut regarder l'extraterrestre dans le blanc des yeux. Et sourire, parce qu'il a réussi sa conquête de l'espace, et planté son drapeau vigoureusement sur la planète foot. Parce qu'ici, le nouveau patron, c'est lui.

G.GA.

19:16 Écrit par tackle on web dans ANALYSE, ESPAGNE, LES RESTES DU MONDE, TOP 100 de 2013 | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | | Pin it! | |  Facebook

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