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28/12/2013

Les 100 joueurs qui ont fait 2013 (6-4)

La fin de l'année approche, et l'heure des récompenses a sonné. Un petit mois avant le Ballon d'Or, le XI FIFA de l'Année et tous les autres prix qui y sont liés, DH.be a donc décidé de vous livrer son top 100 des footballeurs qui ont marqué cette année 2013 sur la planète du ballon rond. La suite, avec les joueurs classés entre la 6e et la 4e place.


Fatalement, vous ne serez pas d'accord avec notre classement. Forcément, il est subjectif. En vrai, on a déjà eu du mal à s'accorder entre nous, mais en mélangeant nos avis aussi fous (parfois) que différents (toujours), on a fini par arriver à se mettre d'accord sur une hiérarchie entre les cent (enfin, "nos cent") meilleurs joueurs de la planète en 2013 qui nous semble tenir la route. Bref, tout ça pour dire que plus que le classement, l'intérêt est de rendre hommage à 100 (ou plutôt 101) joueurs qui par leurs buts, leurs dribbles, leurs tacles ou leurs arrêts, ont marqué notre année footballistique à coups de génie ou de folie.

On poursuit notre découverte du top 10 en découvrant qui accroche les 6e, 5e et 4e places. Tic, tac, tic, tac, l'échéance approche !

Depuis plusieurs semaines, Luis Suarez marche sur l’eau et sur la Premier League. Treize matches sous la vareuse des Reds lui ont suffi pour inscrire dix-neuf buts, et en offrir neuf autres à ses coéquipiers. Des frappes monstrueuses, des coups francs chirurgicaux et des slaloms à la Marcel Hirscher entre les défenseurs d’Outre-Manche qui forcent le public friand de joutes anglaises à adorer cet ange du ballon rond, huit mois à peine après lui avoir souhaité l’hôpital psychiatrique, voire la fourrière pour son coup de canines dans le bras d’un Branislav Ivanovic éberlué.

Luis Suarez ne s’en émeut pas. Il faut dire que l’Uruguayen cultive le paradoxe, celui d’un attaquant qui acquiert une notoriété mondiale grâce à une parade pleine de vice sur sa ligne de but face au Ghana, synonyme de carton rouge, puis de quart de finale de Coupe du Monde après le raté de Gyan et la Panenka d’Abreu. Déjà, Luis Suarez divise, entre une Amérique du Sud qui l’élève au rang de héros continental et un football mondial qui hurle à la tricherie, et se prend à inventer des pseudo-règlements pour que cela n’arrive plus. Mais le football est un jeu. Dans un jeu, il y a des règles. Parfois, certains trichent et sont récompensés. Et la tricherie, Luis Suarez aime ça.

Débarqué à Liverpool avec une réputation de buteur fou furieux, Luis en acquiert rapidement une autre : celle de dirty diver. « Sale plongeur », en VF. Une propension à plonger plus vite que Michael Phelps qui lui vaut les quolibets des fans, mais aussi des entraineurs adverses. David Moyes, coach du rival honni d’Everton, y va évidemment de sa petite remarque avant un derby. Suarez marque, et célèbre son but en plongeant dans le vide devant le banc des Toffees. Et il se marre. Luis Suarez est un enfant, et le rectangle vert est sa cour de récré.

Le problème, pour ses détracteurs, c’est que Luis est en train de devenir le roi de la cour. Au cœur de l’été, on le dit à l’étroit dans un Anfield qui sent plus la poussière que les trophées. Finalement, l’Uruguayen reste, et redresse presqu’à lui seul des Reds qu’il porte sur ses épaules, et même sur son biceps, où il arbore fièrement le brassard de capitaine suite à l’absence de Steven Gerrard. Le cannibale est devenu un capitaine qui ne pense plus qu’à marquer et à gagner. Jusqu’au prochain coup de sang.

Longtemps le seul maître sur la planète foot, Lionel Messi a connu en 2013 une légère baisse de régime. Des bobos à répétition, une fin de Champion's League (édition 2012-2013) peu glorieuse, une série incroyable de matches sans marquer, un impact toujours trop limité avec l'Albiceleste, de petites dérives extra-sportives... Pourtant, l'Argentin a encore battu des records en 2013 et réalisé des exploits remarquables. Mais voilà, quand on a longtemps habitué à la perfection, le public ne pardonne pas le moindre écart ou relâchement. Retour sur une année d'abord exceptionnelle, mais marquée ensuite par quelques faux pas. 

2013 commence sous les meilleures auspices pour le chouchou du Camp Nou. En janvier, la Pulga reçoit son quatrième Ballon d'Or consécutif, détrônant ainsi les illustres van Basten, Cruijff et Platini avec leurs 3 trophées chacun. De records, il allait encore en être question par la suite... Le 27 janvier, grâce à ses 4 réalisations contre Osasuna, le petit Leo ne décroche pas moins de 3 sacres: il devient le seul joueur à inscrire au moins un but lors de onze matchs consécutifs en Liga (il ira même jusqu'à 19 rencontres d'affilée...) ; il est également le premier à marquer plus de trente buts sur quatre saisons consécutives dans le championnat espagnol et enfin, il réussit à être le plus jeune joueur à mettre deux-cents buts en championnat. Bref, Lionel Messi carbure aux goals et c'est tout logiquement qu'il s'offrira en fin de saison 2012-2013 le soulier d'or européen, récompensant le meilleur artilleur tous championnats confondus.

Ses nombreuses réalisations, outre à établir des records, lui servent également à être décisif avec l'équipe blaugrana. Preuve en est, ses matches contre le PSG et Milan en huitièmes et quarts de finale de la C1, où il parvient à lui seul à qualifier son équipe. Son génie et son sens du but permettront également au Barça de décrocher un énième titre de champion en Liga.

Et le négatif dans tout cela? On peut dire que l'élimination en demi-finales de la Champion's League face au Bayern Munich (7-0 sur l'ensemble des deux affrontements!) constitue un tournant. Dès ce moment, Leo Messi n'aura plus le même rendement. La cause principale de cette baisse de régime revient sans nul doute à l'accumulation des blessures occasionnées par l'Argentin. Ses deux cuisses lui en font voir de toutes les couleurs dès le printemps 2013. Des maux qui réapparaissent au mois d'août et fin septembre. Et lors de ses retours, Messi n'a plus le même allant que d'habitude, parvenant même à ne pas marquer durant 4 matches à la suite! L'année se finit d'ailleurs très mal pour lui puisque depuis la mi-novembre, l'Argentin est à nouveau sur la touche. Un temps de jeu réduit et des performances en dents de scie qui risquent bien de lui coûter cher pour le Ballon d'Or, au profit de son grand rival Ronaldo (qui lui garde la cadence). 


Ajoutez à cela des dérives extra-sportives, et c'est tout le joueur qui perd de sa superbe. Outre pour sa soi-disant liaison avec une strip-teaseuse, les détracteurs de Lionel Messi ont eu bon de le descendre suite au scandale financier dont il a fait l'objet en Espagne. Le joueur n'apparaît désormais plus comme le modèle qu'il a longtemps été. Un départ du Barça aurait même été évoqué... Loin de tuer un joueur qui reste et restera parmi les maîtres du ballon rond, l'année 2013 a surtout permis de rendre compte d'une chose à propos de la star argentine: elle est humaine!

A l'Allianz Arena, Bastian Schweinsteiger est le roi. Si Robben et Ribéry peuvent accumuler les exploits individuels, c'est en grande partie grâce à celui qui a vu le jour, voici 29 ans, dans l'arrondissement de Rosenheim. Avant d'être le patron du Rekordmeister, celui qu'on surnomme Schweini était taillé dans le même moule que le Néerlandais ou le Français.

Formé au Bayern, c'est sur l'aile gauche qu'il est rapidement devenu l'un des joueurs préférés du public. Ses chevauchées et ses dribbles sur le flanc gauche lui ont rapidement ouvert les portes de l'équipe nationale en 2004. Lors du Mondial disputé sur ses terres, toute l'Allemagne n'a d'yeux que pour Schweinsteiger, y compris la Chancelière. Pourtant, le Bavarois n'est qu'un joueur immature et peroxydé loin la rigueur prônée par le gouvernement. Mais Angela Merkel aurait-elle perçu avant Louis Van Gaal le potentiel d'organisateur de la jeune promesse ?

Après trois saisons où il semble stagner et où le Bayern déçoit, il prend une autre dimension avec l'arrivée de Van Gaal. Fini les flancs et le milieu offensif où Schweini faisait étalage de son irrégularité. Il y est de toute façon barré par Robben et Ribéry. Désormais, ce sont les clés du camion qui lui sont confiées.

Une idée lumineuse. Schweinsteiger n'est de toute façon pas des plus rapides, mais son endurance et sa lecture du jeu lui permettent de devenir le maître à jouer munichois. Ce replacement est aussi une bénédiction pour la Mannschaft qui cherche un successeur à Ballack. Schweini sera celui-ci. Avec la présence d'Özil devant lui, sa fonction y est cependant un peu plus défensive. Il couvre plus les espaces et va récupérer le ballon plus bas. Chez le Rekordmeister, Javi Martinez se chargeait pratiquement seul du sale boulot et Schweinsteiger devait parfois débouler en infiltreur pour faire parler sa qualité de frappe ou servir de point d'appui à ses ailiers pour jouer en triangle.

Cette année, cinq titres ont été décrochés par les pensionnaires de l’Alianz Arena. Et si Ribéry est pressenti pour décrocher le Ballon d'or, les supporters munichois n'oublient pas pour autant leur “cerveau“ comme l'avait baptisé Joachim Löw. Désormais dans le 4-1-4-1 de Pep Guardiola, Schweiniévolue un cran plus haut. Le technicien espagnol demande encore plus d'intelligence de jeu à son meneur que Heynckes. Pour l'instant, une cheville récalcitrante l'empêche d'avoir le même éclat que lors des six premiers mois de 2013. Mais une fois opérationnel, Schweinsteiger n'hésitera pas à encore jouer d'autres tours de cochon tant avec le Bayern qu'avec l'Allemagne.

F.CHL., G.GA. ET S.LE. 

14:59 Écrit par tackle on web dans ALLEMAGNE, ANALYSE, ANGLETERRE, ESPAGNE, FRANCE, ITALIE, LES RESTES DU MONDE, TOP 100 de 2013 | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | | Pin it! | |  Facebook

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