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27/12/2013

Les 100 joueurs qui ont fait 2013 (9-7)

La fin de l'année approche, et l'heure des récompenses a sonné. Un petit mois avant le Ballon d'Or, le XI FIFA de l'Année et tous les autres prix qui y sont liés, DH.be a donc décidé de vous livrer son top 100 des footballeurs qui ont marqué cette année 2013 sur la planète du ballon rond. La suite, avec les joueurs classés entre la 9e et la 7e place.


Fatalement, vous ne serez pas d'accord avec notre classement. Forcément, il est subjectif. En vrai, on a déjà eu du mal à s'accorder entre nous, mais en mélangeant nos avis aussi fous (parfois) que différents (toujours), on a fini par arriver à se mettre d'accord sur une hiérarchie entre les cent (enfin, "nos cent") meilleurs joueurs de la planète en 2013 qui nous semble tenir la route. Bref, tout ça pour dire que plus que le classement, l'intérêt est de rendre hommage à 100 (ou plutôt 101) joueurs qui par leurs buts, leurs dribbles, leurs tacles ou leurs arrêts, ont marqué notre année footballistique à coups de génie ou de folie.

On est désormais de plein pieds dans le top 10 puisqu'on part de la 9e place pour arriver à la 7e. Une zone du classement dépourvue d'attaquants. Bah oui, il aurait fait quoi Jan Koller sans Bertrand Crasson ?

Jetez un œil sur le classement des buteurs de la Ligue des Champions après la phase de poules. Les quatre premières lignes ressemblent presque à une liste des meilleurs attaquants de la planète : Ronaldo, Zlatan, Messi et Agüero. Et puis, il y a Arturo Vidal. Le Chilien n’est pas attaquant, n’est même pas qualifié pour les huitièmes de finale de la compétition, et il a pourtant claqué cinq buts en six rencontres. Peu de gens parlent de lui hors de la Botte et pourtant, Re Arturo est bel et bien devenu l’un des meilleurs milieux de terrain de la planète.

Sur le pré, Arturo Vidal est devenu la somme de ses expériences footballistiques : de ses débuts au Chili, dans le mythique club de Colo-Colo, il a gardé la grinta, cette folie qui semble s’emparer de lui lorsqu’il monte sur le rectangle vert, qui fait que chaque duel pour s’emparer de la gonfle semble avoir la mort comme issue négative possible, tant le joueur y met de la hargne. En Allemagne, Vidal a acquis de la constance, et une propension à multiplier les courses folles. Partout, tout le temps, avec ou sans le ballon, Arturo court. Et puis, il y a eu la Juve. La Juve, et Antonio Conte. Sous la houlette du Mister au regard de serial-killer, Vidal est devenu parfait tactiquement, cynique, et a ajouté à ses talents d’infiltreur un sens du but hors pair, qui lui a permis d’enfiler 18 perles à son collier de buteur sur l’année 2013.

Si l’homme-clé de la première Juve d’Antonio Conte était sans conteste Andrea Pirlo, le pion majeur du deuxième titre consécutif des Bianconeri est Arturo Vidal. Parce qu’en plus de marquer beaucoup, le Chilien ne le fait pas n’importe quand. Le tableau de chasse qui regroupe ses victimes ressemble au palmarès des plus grandes compétitions italiennes et européennes : Inter, Milan AC, Lazio, Real Madrid ou Galatasaray y sont fièrement épinglés.

Malgré tout ça, le monde continue d’encenser Pirlo au détriment de celui qui a repris le costume de leader autrefois dévolu au maestro. Pire, le nom de Pogba est écrit en plus gros caractères que celui de Vidal en haut de l’affiche du football mondial. On parle ici d’un joueur qui a été oublié dans les 23 du Ballon d’Or, alors qu’il est bel et bien le meilleur parmi tous ceux qui célèbrent leurs buts d’un cœur avec les mains. Un cœur qui devra briser ceux de Louis Van Gaal et Vicente Del Bosque l’été prochain pour enfin jouir de la reconnaissance qu’il mérite.

Depuis l'arrivée des Qataris au PSG, on assiste à un véritable pillage de la Serie A. Parmi les trésors ramenés de la Botte, on retrouve Thiago Silva. Engagé quatre jours avant Zlatan Ibrahimovic à Paris, le défenseur brésilien a vu son arrivée éclipsée par l'attaquant suédois. Pourtant, "La Prince" Al-Khelaïfi est catégorique: le meilleur rempart possible pour son nouveau joujou, c'est Silva ! Raison pour laquelle le dirigeant de QSI n'hésite pas à mettre la main au portefeuille. Il sort un chèque de 49 millions d'euros, offrant à sa nouvelle recrue le titre de défenseur le plus cher de l'histoire. Belle revanche pour ce joueur, revenu dans le coup après des expériences foireuses à Porto et à Moscou.

Entre une tuberculose et des difficultés d'adaptation, le Brésilien aurait pu être une énième perle carioca qui ne répond pas aux attentes placées en lui. Mais son retour à Fluminense lui rappelle que son destin se jouera de l'autre côté de l'Atlantique. Après deux saisons canons au FluO Monstro revient par la grande porte sur le Vieux continent. Il opte pour le Milan AC, qui voit en lui le successeur du légendaire Paolo Maldini. Un coup dans le mille pour les Rossoneri ! Il est tellement bon que leur chien de garde attire le regard des richissimes parisiens. Difficile de résister à une telle manne financière. Du coup, en juillet 2012, Silva paraphe son juteux contrat français. 

En une demi saison au Parc des Princes, Thiago Silva traumatise des dizaines d'attaquants adverses. Avec son physique de culturiste, le Brésilien est souverain dans le trafic aérien, tout en possédant une qualité de relance inégalée en Ligue 1. Propre, beau à voir jouer, il se distingue nettement du cliché du défenseur central bourrin. Mais en plus de cette aisance technique, le joueur de 29 ans est également doté d'un leadership qui fait de lui le véritable patron du PSG. Plus Vincent Kompany que John Terry, il dispose également d'une vitesse bien utile aux Parisiens en contre-attaque. Des qualités qui le placent au top mondial des arrière-centraux. Champion de France en 2013, Silva et ses potes veulent maintenant mettre l'Europe sous leurs crampons et la Ligue des Champions dans l'armoire à trophées. Après tout, on ne le paye pas plus de dix millions d'euros par an pour se contenter d'une victoire contre Valenciennes...

Philipp Lahm ne sera jamais abonné aux récompenses individuelles. Non pas parce qu’il manque de talent, mais parce qu’il n’évolue pas au(x) poste(s) le(s) plus glamour(s) du football. Latéral droit ou gauche, ça ne fait pas rêver ceux qui se contentent de consommer du football à grands coups de “highlights”, et ce n’est pas son repositionnement au milieu défensif par Guardiola qui risque de changer la donne. Sur ce dernier point, permettons-nous de préciser une chose : le technicien espagnol n’est pas le premier à avoir eu l’idée de faire monter Lahm d'un cran. En août 2007, pour les besoins d’une joute amicale contre l’Angleterre, Joachim Löw l’avait posté en sentinelle aux côtés d’Hitzlsperger. Un essai qui n’a pas été reconduit même si c’est sur un assist de Lahm que son remplaçant à l’arrière gauche, Christian Pander, avait marqué le goal de la victoire.

Capitaine de deux navires qui voguent sur la voie du succès, Philipp Lahm a connu un cru exceptionnel en 2013. Cinq titres avec le Bayern et une qualification pour le Brésil avec la Mannschaft dont il a revêtu le maillot pour la 100e fois de sa carrière. A 30 ans, il semble au sommet de son art et a encore quelques années devant lui. Mais s’incrustera-t-il définitivement au milieu ou reprendra-t-il le rôle qui l’a révélé en défense ?

Une chose est sûre, le natif de Munich a trouvé “Lahm soeur” avec ce Bayern qu’il a rejoint alors qu’il n’avait que 11 ans. Considéré comme un très grand talent par ses formateurs, il se voyait déjà décerner le brassard de capitaine dans les différentes équipes d’âge. A l’heure d’arriver chez les pros, le jeune homme se retrouve barré tant à gauche qu’à droite par les Français Lizarazu et Sagnol qui font alors partie des indéboulonnables. Pour l’aguerrir, il est prêté entre 2003 et 2005 à Stuttgart où il va être élevé à la dure par Felix Magath. Cet écolage lui ouvrira les portes de la Mannschaft et celles de l’Euro 2004.

A son retour au Bayern, il ne cesse de progresser pour devenir le meilleur latéral du monde. Après avoir fait son trou à gauche, c’est à droite, sa position préférée, qu’il explose en 2009. Lahm possède toutes les qualités pour être intraitable à son poste. La vitesse qui lui permet d’apporter un soutien offensif à son ailier et de revenir sur un adversaire qui l’aurait éventuellement passé. Accrocheur, il commet peu de fautes grâce à sa qualité de tacle et son sens de l’anticipation. Son intelligence de jeu est précieuse balle au pied puisqu’il est doté d’un bon centre et d’une bonne passe, ce qui lui a permis de délivrer 12 assists cette année.

Il ne lui restait plus qu’à conquérir le Graal européen après être passé deux fois à côté en 2010 et en 2012. C’est désormais chose faite. Remporter un titre avec l’Allemagne est aujourd'hui son nouvel objectif. S’il y parvient, Lahm aura le palmarès que mérite son talent. Et tant pis pour les honneurs individuels. Après tout, un type qui a réussi une telle carrière avec un patronyme signifiant “boiteux” ou “éclopé” en Allemand ne va pas s’arrêter à ça.

A. HE.; G. GA. ET F. CHL.

17:11 Écrit par tackle on web dans ALLEMAGNE, ANALYSE, ANGLETERRE, Belges à l'étranger, ESPAGNE, FRANCE, ITALIE, LES RESTES DU MONDE, TOP 100 de 2013 | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | | Pin it! | |  Facebook

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