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26/12/2013

Les 100 joueurs qui ont fait 2013 (12-10)

La fin de l'année approche, et l'heure des récompenses a sonné. Un petit mois avant le Ballon d'Or, le XI FIFA de l'Année et tous les autres prix qui y sont liés, DH.be a donc décidé de vous livrer son top 100 des footballeurs qui ont marqué cette année 2013 sur la planète du ballon rond. La suite, avec les joueurs classés entre la 12e et la 10e place.


Fatalement, vous ne serez pas d'accord avec notre classement. Forcément, il est subjectif. En vrai, on a déjà eu du mal à s'accorder entre nous, mais en mélangeant nos avis aussi fous (parfois) que différents (toujours), on a fini par arriver à se mettre d'accord sur une hiérarchie entre les cent (enfin, "nos cent") meilleurs joueurs de la planète en 2013 qui nous semble tenir la route. Bref, tout ça pour dire que plus que le classement, l'intérêt est de rendre hommage à 100 (ou plutôt 101) joueurs qui par leurs buts, leurs dribbles, leurs tacles ou leurs arrêts, ont marqué notre année footballistique à coups de génie ou de folie.

On entre aujourd'hui dans le top 10 !

Vaut-il les 100 millions d'euros déboursés par le Real durant l'été ? Quand va-t-il les rentabiliser ? Transférer un type qui n'a jamais gagné autre chose qu'une League Cup en 2008, pour une telle somme, n'est-ce pas une folie ? Lors de son arrivée en Espagne, le débat lancé autour de Gareth Bale tournait essentiellement autour du montant de son transfert. Arriver avec l'étiquette de joueur le plus cher du monde aurait pu se retourner contre le Gallois. Un cadeau empoisonné dont l'ailier a su trouver l'antidote.

Malgré des débuts hésitants, avec une blessure qui laissait présager un flop retentissant, Bale a trouvé sa place au sein du XI de Carlo Ancelotti. Sept buts, six assists en dix apparitions en championnat, plus deux goals en cinq matches de Ligue des Champions, l'ancien Spur est en train de réussir son pari. Sa première saison sous le soleil castillan est pour le moment une réussite et s'inscrit dans la lignée de son dernier exercice à Londres, où il avait planté 21 buts. Souverain sur l'aile gauche de White Hart Lane, Bale avait quitté son club en laissant les souvenirs de ses coups de canons et de ses folles chevauchées à ses fans.

Pourtant, certains étaient sceptiques lors de l'officialisation de son départ pour Madrid. Mais que va-t-il aller faire là-bas, dans un championnat au style bien différent de la Premier League ? Certes, les observateurs étaient unanimes concernant son talent et son pied gauche atomique. Mais ses détracteurs rappelaient que malgré un titre de meilleur joueur du championnat anglais, Bale n'était jamais parvenu à hisser Tottenham au niveau des deux clubs de Manchester ou Chelsea. Autre sujet de discorde, Cristiano Ronaldo allait-il accepter de ne plus être la seule et unique star mondiale de l'effectif merengue ? Là encore, les doutes ont vite été apaisés. Calme malgré la tempête médiatique, Bale a accepté de laisser le rôle de vedette attitrée à CR7. Mieux, le Britannique a même laissé au Portugais le soin de tirer les coups-francs. Fair-play, le Gareth.

 

Bien installé sur son aile, Bale se sent bien à Madrid, où il a réussi l' "exploit" de pousser Mesut Ozil vers la sortie, la direction madrilène refusant de se séparer d'Angel Di Maria. Un ex de Tottenham qui donne un sacré coup de pouce à Arsenal, voila qui ne manque pas de piquant...

Lors du partage contre Lille, le PSG a regretté l’absence d’Edinson Cavani, rentré en Uruguay pour régler les détails de son divorce. Arrivé cet été au Parc des Princes, El Matador a directement imprimé sa griffe dans un onze parisien qui n’est désormais plus uniquement tributaire des exploits d’Ibrahimovic. A 26 ans, Cavani fait partie des meilleurs avant-centres de la planète. Même si cet infatigable travailleur pense avant tout au collectif et évolue parfois sur les ailes tant à Paris qu’en équipe nationale où un certain Luis Suarez partage l’affiche avec lui.

 

Homme discret et amateur de pêche à la dorade, l’Uruguayen a retrouvé à Paris deux joueurs qui ont compté dans son éclosion en Italie, même si leur rôle dans la capitale française n’est pas des plus prépondérants. Le premier, c’est Javier Pastore rencontré lors de sa dernière saison à Palerme. El Flacoétait l’un des animateurs du jeu des Siciliens et n’était pas étranger à leur cinquième place décrochée en 2010. Cavani avait planté 13 roses cette année-là, après en avoir mis 14 douze mois auparavant. Avant Pastore, il a aussi évolué aux côtés de Fabrizio Miccoli et d’Amauri. Il y a pire comme compagnons d’attaque.

Lors de la Coupe du monde 2010, Edinson est sans doute le joyau le moins brillant du trio magique qu’il compose avec Diego Forlan et Luis Suarez. Mais Naples sent qu’il a encore une belle marge de progression et l’engage pour 17 millions d’euros. A l’ombre du Vésuve, Cavani devient le Matador. Ce buteur de sang-froid mais qui n’hésite jamais à aller au charbon. Dans le jeu direct en 3-5-2 de Walter Mazzarri, cet amateur de grands espaces se régale dans les contre-attaques en compagnie d’un certain Ezequiel Lavezzi qu’il a aussi retrouvé à Paris. Son duo fera des ravages en Serie A et en C1 en 2012 où les Partenopei font sérieusement douter Chelsea, futur vainqueur de l’épreuve. Outre El Pocho, Cavani peut aussi compter sur Marek Hamsik, l’un des meilleurs passeurs d’Europe. En trois saisons au San Paolo, l’Uruguayen aura fait trembler les filets italiens à 78 reprises, ce qui en fait l’une des plus fines gâchettes du Vieux Continent.

Courtisé par les plus grands, il choisit l’ambitieux projet parisien et devient le 6eme transfert le plus cher de l’histoire avec un coût de 64 millions d’euros. Dans la Ville Lumière, Cavani est désormais l’autre tête d’affiche avec déjà 18 buts au compteur. Le Parc des Princes est désormais lieu de corrida, il a trouvé son Matador.

Quand il parle, Marco Reus mâche quelque peu ses mots. Une caractéristique typique des habitants de la Ruhr d’où il est originaire. Son enfance, le natif de Dortmund l’a rêvée avec un maillot jaune et noir du Borussia local sur les épaules. Dès l’âge de 7 ans, il joue ses gammes au centre de formation du BVB, mais il ne s’y verra pas proposer de contrat professionnel une décennie plus tard.

Loin de se décourager, le jeune homme veut prouver sa valeur à l’échelon inférieur. C’est à Rot-Weiss Alhen, avec lequel il vient de rejoindre la D2 allemande, qu’il éclate. Il s’érige en cadre de l’équipe et attire l’attention du Borussia Moenchengladbach. Les Fohlen sont pourtant, comme Schalke 04, les grands rivaux de Dortmund. Mais Marco Reus ne peut pas passer à côté de cette chance. En trois saisons à ‘Gladbach, Reus va s’ériger en plaque tournante de l’équipe et améliorer ses statistiques pour permettre à ce club luttant contre la relégation d’achever l’exercice 2011-2012 à la quatrième place. Avec ses 18 buts et 11 passes décisives, il est élu meilleur joueur de la Bundesliga et participera à l’Euro avec la Mannschaft. Une liquette allemande qu’il porte déjà depuis octobre 2011 après avoir du décliner ses trois premières convocations pour diverses blessures. Mais savant de s’envoler pour la Pologne et l’Ukraine, le milieu de terrain a dû décider de son avenir. Fortement courtisé, il a choisi de revenir au Borussia Dortmund. Les Schwarz-Gelben déboursent 17 millions pour racheter un gars qu’ils avaient pourtant formé.

De retour dans ce club qu’il n’aurait jamais voulu quitter, Marco Reus va enfin devenir prophète. Aux côtés de Mario Götze, il régale Robert Lewadowski de ses caviars. Il est désormais aligné sur le côté gauche alors qu’il avait montré sa polyvalence jusque là en évoluant indifféremment à toutes les places du secteur offensif. La saison est exceptionnelle pour le Borussia qui atteint la finale de la Champion’s League et termine dauphin du Bayern Munich en Buli.

La fiche de stats de Reus est tout bonnement impressionnante. 19 goals pour 16 passes décisives. Le tout en 49 matchs.

Désormais orphelin de Mario Götze, le BVB attend encore plus de son ailier à la coupe de Macklemore. Et s’il maintient le même cap en terme d’efficacité sur le plan individuelle, son club se montre un peu plus à la peine. Serait-ce déjà la fin d’un cycle pour le vice-champion d’Europe et l’heure d’un nouveau départ pour Marco Reus? Courtisé par Manchester United et le FC Barcelone, l’ailier vif-argent pourrait pourtant faire le choix du coeur en restant à la Signal Iduna Park. Une chose est sûre, il n’arrêtera pas sa carrière prématurément comme l’un de ses chanteurs préférés, Justin Bieber.

F. CHL. ET A. HE. 

16:40 Écrit par tackle on web dans ALLEMAGNE, ANALYSE, ANGLETERRE, Belges à l'étranger, ESPAGNE, FRANCE, ITALIE, TOP 100 de 2013 | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | | Pin it! | |  Facebook

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