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25/12/2013

Les 100 joueurs qui ont fait 2013 (15-13)

La fin de l'année approche, et l'heure des récompenses a sonné. Un petit mois avant le Ballon d'Or, le XI FIFA de l'Année et tous les autres prix qui y sont liés, DH.be a donc décidé de vous livrer son top 100 des footballeurs qui ont marqué cette année 2013 sur la planète du ballon rond. La suite, avec les joueurs classés entre la 15e et la 13e place.


Fatalement, vous ne serez pas d'accord avec notre classement. Forcément, il est subjectif. En vrai, on a déjà eu du mal à s'accorder entre nous, mais en mélangeant nos avis aussi fous (parfois) que différents (toujours), on a fini par arriver à se mettre d'accord sur une hiérarchie entre les cent (enfin, "nos cent") meilleurs joueurs de la planète en 2013 qui nous semble tenir la route. Bref, tout ça pour dire que plus que le classement, l'intérêt est de rendre hommage à 100 (ou plutôt 101) joueurs qui par leurs buts, leurs dribbles, leurs tacles ou leurs arrêts, ont marqué notre année footballistique à coups de génie ou de folie.

Place maintenant au top 15. L'échéance approche !

Avec son mètre 78 et ses 78 kilos, Radamel Falcao représente la force physique, la puissance. Mais le Colombien est plus qu'un costaud atypique au milieu des artistes sud-américains. Doté d'un sens du but implacable, El Tigre représente une menace constante pour ses adversaires. Que ceux-ci se rassurent, il ne subiront pas des passements de jambes ronaldesques à les faire échouer dans les bêtisiers footeux de Tackle on Web. Mais ils risquent bien de se manger un véritable tank dans la figure. Pas plus enviable, en soi. En plus de son gabarit à la Hulk, l'attaquant de Monaco possède la faculté de marquer dans toutes les positions. Un pur-sang, un véritable prédateur, en somme.

Depuis 2009, l'homme carbure à une trentaine de buts par saison. Une moyenne qui lui permet de s'inviter au panthéon du foot européen et de titiller Cristiano Ronaldo et Lionel Messi. Quatre ans plus tard, il est au sommet de son art, et fait parler la poudre à vingt-huit reprises lors de son ultime saison avec l'Atlético Madrid. Une carte de visite impressionnante qui fait de lui l'une des principales attractions du mercato estival. Courtisé en Angleterre et par le voisin du Real, le buteur de 27 ans (ou 29, selon les versions…) prend tout le monde à contre-pied, tel un vulgaire gardien crucifié par la redoutable patte de Radamel.

 

Car si l'attaquant est difficile à suivre par les défenseurs, il l'est également par le public. L'ami Falcao est sans doute le meilleur joueur à n'avoir jamais évolué dans un club du top. Après des passages fructueux à Porto et chez les Colchoneros, le goleador opte pour Monaco. On comprendra aisément ses raisons, le projet sportif, tout ça. Mais qu'importe, après avoir mis la Liga à ses pieds en or massif, Falcao a choisi de se lancer un challenge: défier Zlatan Ibrahimovic sur son propre terrain. Pour le moment, le Suédois a l'avantage. A l'image de son club, Falcao connaît une période de disette en cette fin d'année 2013. Mais le Tigre de Santa Marta est bien décidé à ressortir les griffes. Gare à toi, Ibra !

Non, cette année, Andrès Iniesta ne figurera pas troisième derrière Lionel Messi et Cristiano Ronaldo. La faute à une saison en deçà des normes catalanes. La faute à une invraisemblable défaite en demi-finale de la Ligue des Champions, des œuvres du Bayern Munich. Le héros de la finale de la Coupe du monde 2010 n'a pourtant pas livré une mauvaise saison, loin s'en faut ! Avec un titre de champion d'Espagne (son sixième !), le distributeur blaugrana a fait le job, c'est-à-dire remporter un trophée. Mais le constat est là, les années Guardiola sont terminées. Pour les raisons que l'on sait, Tito Vilanova n'a pu assurer la continuité de son prédécesseur. Et la belle certitude affichée par les Barcelonais s'est envolée.

A ce titre, la double confrontation face aux Bavarois est symptomatique de ce déclin. Au début, personne ne s'inquiétait. Certes, les Allemands revenaient avec une avance d'un but au vestiaire, lors du match aller. Mais le Barça allait se relever. Iniesta allait forcément trouver une solution, il y arrive toujours, après tout. Mais le stratège, l'homme qui passe encore plus vite qu'il ne pense n'y est pas arrivé. Et en ce soir d'avril 2013, il a assisté impuissant au naufrage de son équipe.

 

Il n'empêche, malgré ce cuisant échec européen, San Andrès possède toujours cette incroyable vista, ce sens inné de la passe, du placement et du déplacement. Véritable pilier de son équipe, ce gentleman de 29 ans devrait assurer la base du jeu catalan pendant encore quelques années. Mais à mesure que son front s'allonge, ses chances d'empocher le Ballon d'Or qui s'est tant refusé à lui (gracias, Leo...) s'amenuisent. En 2013-2014, Iniesta est encore et toujours là. Il offre, passe, accélère, temporise, conserve le cuir. Mais ce soupçon de facilité, de génie, ce petit "truc" qui décrochait la mâchoire du public du Camp Nou semble avoir disparu cette année. Pourtant, le talent est toujours là et pousse les supporters à applaudir Iniesta, quoi qu'il arrive. Après tout, il n'en demande pas plus.

Le numéro 10 est l’un des grands mythes du football. Maradona, Platini, Zidane, Zico et Socrates sont quelques uns de ceux qui ont écrit la légende de ce poste. Souvent considérés comme paresseux, ces meneurs de jeu pouvaient compter sur des “valets” chargés d’effectuer le sale boulot. Une fois en possession du cuir, ils faisaient parler leur vista et décidaient du cours d’une rencontre d’un éclair de génie. L’évolution des schémas tactiques a pratiquement décimé l’espèce. Si le numéro mythique est encore attribué, ses porteurs ne présentent plus les mêmes caractéristiques.

Mesut Özil est peut-être l’un des derniers représentants du poste le plus connu du ballon rond, même s’il s’est lui aussi adapté aux exigences du football moderne. C’est dans une “cage aux singes” , un terrain entouré de grillages, que le joueur a tapé ses premiers ballons. Un endroit où les techniciens et ceux qui sont capables de faire jouer les autres sont les maîtres absolus. Des aptitudes que l’Allemand affiche toujours aujourd’hui. Ses statistiques en matière de dernière passe sont d’ailleurs éloquentes. Lors des cinq dernières saisons, il a délivré 80 offrandes. Personne n’a fait mieux. Au Bernabeu, Mesut Özil était l’un des préférés des fans qui raffolaient de ses contrôles précis, de sa conduite de balle élégante, de sa faculté à lire le jeu plus rapidement que tout le monde et d’adresser la passe impossible.

La belle histoire d’amour de trois ans entre l’Allemand et la "Casa Blanca" a pris fin cet été. Il fallait libérer de la place pour la venue de Gareth Bale et c’est Özil qui du plier bagages. Non sans inscrire son nom une dernière fois dans le livre d’or du club espagnol. 50 millions d’euros, le plus gros transfert sortant de l’histoire du Real. Une folie que s’est autorisé Arsenal, souvent frileux sur le marché, pour être en mesure de rivaliser avec les autres ténors de la Premier League. Depuis septembre, les Gunners séduisent. Et Mesut Özil n’y est pas étranger. Dans son sillage, les Ramsey, Wilshere ou Giroud se sont bonifiés. Si d’aventure le club londonien, actuellement en tête du championnat, devait décrocher son premier titre depuis 2004, la patte gauche du natif de Gelsenkirchen n’y serait pas étrangère. En quatorze matchs, Mesut Özil a déjà servi 7 caviars. On ne peut pas vraiment dire qu’il ait eu besoin de période d’adaptation. Mais en a-t-on vraiment besoin quand on a pour mission de sublimer les autres et non le contraire ?

F.CHL. ET A. HE 

15:04 Écrit par tackle on web dans ALLEMAGNE, ANALYSE, ANGLETERRE, Belges à l'étranger, ESPAGNE, FRANCE, ITALIE, TOP 100 de 2013 | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | | Pin it! | |  Facebook

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