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24/12/2013

Les 100 joueurs qui ont fait 2013 (20-16)

La fin de l'année approche, et l'heure des récompenses a sonné. Un petit mois avant le Ballon d'Or, le XI FIFA de l'Année et tous les autres prix qui y sont liés, DH.be a donc décidé de vous livrer son top 100 des footballeurs qui ont marqué cette année 2013 sur la planète du ballon rond.La suite, avec les joueurs classés entre la 20e et la 16e place.


Fatalement, vous ne serez pas d'accord avec notre classement. Forcément, il est subjectif. En vrai, on a déjà eu du mal à s'accorder entre nous, mais en mélangeant nos avis aussi fous (parfois) que différents (toujours), on a fini par arriver à se mettre d'accord sur une hiérarchie entre les cent (enfin, "nos cent") meilleurs joueurs de la planète en 2013 qui nous semble tenir la route. Bref, tout ça pour dire que plus que le classement, l'intérêt est de rendre hommage à 100 (ou plutôt 101) joueurs qui par leurs buts, leurs dribbles, leurs tacles ou leurs arrêts, ont marqué notre année footballistique à coups de génie ou de folie.

Nous voici dans le top 20 et le niveau grimpe encore d'un cran !

Les mauvaises langues diront que défendre les cages du Bayern Munich ou de la Mannshaft, c’est un jeu d’enfant. Et c’est vrai que Manuel Neuer, en club ou en équipe nationale, a la chance d’évoluer au sein d’un collectif bien huilé, bourré de talents et qui n’a pour ainsi dire pas l’habitude de perdre. Mais ne dit-on pas que ce qui fait la force des grosses cylindrés, c’est aussi un grand gardien ? Avec Neuer, l’Allemagne et le Bayern disposent tout simplement du meilleur portier au monde. Certes, il a souvent moins de boulot que ses opposants au même poste, mais le gardien de 27 ans formé à Schalke demeure "presque" toujours irréprochable, ce qui est parfois difficile quand on n'a qu'un ou deux arrêts par match à effectuer. Neuer ne rechigne jamais à mettre un grain de folie dans ses sorties ou ses relances au pied, se permettant de temps en temps des dribbles provocateurs. Un style risqué qui lui coûte parfois des buts… idiots. Mais on le lui pardonnera car cela fait aussi son charme et qu'avec les années, ses boulettes sont devenues aussi rares que les défaites des Diables. Atypique, le grand Manuel (1m93 pour 91 kg!) règne donc en maître au poste de gardien. Et ce même si notre Thibaut Courtois national commence à le titiller sérieusement et semble en mesure de le déloger de son trône. Mais voilà, en 2013, Neuer a accumulé les titres et les succès avec le Bayern. Alors à tout seigneur, tout honneur !

Un quadruplé pour se révéler aux yeux du monde. Lors de la demi-finale aller de la C1, un Polonais longiligne claque quatre pions au grand Real. De la ruse, de l'opportunisme, un enchainement roulette-tir et un un penalty. La panoplie complète de l'attaquant de classe mondiale. Robert Lewandowski rejoint quelques grands noms comme Lionel Messi, Marco Van Basten ou Andrei Shevchenko dans le cercle fermé des auteurs de quadruplé dans un match de la plus belle des compétitions européennes. Mais là, on parle d'une demi-finale. Pas d'une joute anodine de la phase de poule. Et seul le légendaire Major galopant Ferenc Puskas avait réussi pareil exploit au milieu des années 60. Lewandowski réalise une autre performance en 2013. : pendant 12 matchs consécutifs, il va obliger les gardiens adverses à aller repêcher au moins un ballon au fond de leurs filets. La deuxième plus belle série de l'histoire de la Buli. Seul le Bomber Gerd Müller a fait mieux. Au total, l'avant-centre aura secoué les filets à 38 reprises lors de la saison écoulée après l'avoir fait 35 fois en 2011-2012. Depuis le mois d'août, il carbure au rythme de 14 pions toutes compétitions confondues et est devenu le meilleur buteur polonais de l'histoire du championnat allemand. Mais celui qui a vu le jour à Varsovie n'est pourtant plus aussi adulé qu'il l'était auparavant à l'ombre de la Signal Iduna Park. Et pour cause, il a annoncé son prochain départ du club. Une arrivée au Bayern Munich est très souvent évoquée, même si Barcelone ou le Real Madrid aimeraient aussi l'embrigader. Une deuxième trahison en vue, après celle de Mario Götze, pour les sympathisants du BVB ? Les maillots floqués du numéro 9 risquent bien de brûler en nombre si cela devait se confirmer...

Balle au pied, Thomas Müller ressemble à un footballeur amateur. Sans ballon, le teuton a l’air d’un mec qu’on pourrait croiser chaque matin sur le chemin du travail. Bref, Thomas Müller, c’est monsieur tout le monde. Mais un quidam qui boucle 2013 avec un rôle majeur dans l’équipe qui a tout raflé sur son passage lors des douze derniers mois. Pendant que Ribéry et Robben dansent avec le ballon, Müller, lui, disparait. Ses mouvements dans les trente derniers mètres semblent irrationnels, mais Thomas sait ce qu’il fait. L’Allemand s’efface de la logique du tableau noir adverse et du rectangle vert, avant de réapparaitre dans la boite. Un don surnaturel qui lui a permis d’accumuler trente buts et dix-sept assists tout au long de l’année civile, et pas seulement contre les anonymes de Bundesliga : buteur et passeur décisif en finale de la Coupe d’Allemagne, étincelant face au Barça lors de l’épique 4-0 de l’Allianz Arena, avec deux buts, un assist, et surtout ce block de basketteur sur Alba, indispensable goutte de vice dans le cocktail de ce génie incompris, dernier vestige de l’Allemagne qui gagne sans style. Deutsche qüalitat.

RVP. Cet acronyme fait frémir d'aise les supporters d'Old Trafford depuis 2012. Dans le chef du buteur des polders, ces trois lettres signifient Ruse, Vitesse d'exécution et Précision. Van Persie complète sa panoplie du parfait petit artificier avec un instinct de killer quasiment inégalé. Sacré meilleur buteur de laPremier League ces deux dernières années, le Néerlandais remet son titre en jeu, face à Luis Suarez et Kun Aguero. Pas une mince affaire, mais le gaillard ne doute de rien. C'est peut-être aussi ce qui fait la force d'un joueur qui se doit d'être égoïste en zone de conclusion. Au moment de dire adieu à Arsenal, le club où il vient de passer huit saisons, Van Persie ne se retourne pas. Au contraire, il arrive tout sourire dans les bras de Sir Alex Ferguson. Et pour cause, avec une seule FA Cup glanée en huit ans, la soif de gloire et de trophées de l'attaquant est loin d'être tarie. Il ne lui faudra que dix mois pour être champion d'Angleterre, tout en terminant en tête du classement des buteurs avec 26 réalisations. Cette saison, Luis Suarez semble intouchable sur son île au pavillon rouge. Mais sa Majesté RVP n'est pas prête à laisser sa couronne à l'Uruguayen. Car lui aussi a les dents longues.

Lorsqu’Herman Van Holsbeeck effectuait encore son marché en Argentine et transférait Lucas Biglia et Nicolas Frutos d’Independiente, il était surtout tombé sous le charme de l'un de leurs partenaires, un certain Sergio Agüero. “Hors de prix pour le Sporting” avait claironné à l’époque le manager général. En effet, le talent du Kun méritait bien plus qu’un passage par le Parc Astrid et c’est sous la liquette desColchoneros qu’il va effectuer ses premiers pas en Europe. 234 matchs, 101 buts et une association détonante avec Diego Forlan lui permettront d’atteindre le toit de l’Europe en 2010 avec le gain d’une C2. En 2011, Manchester City sort le chéquier et débourse 45 millions d’euros pour s’attacher ses services. Ca sent le transfert à la Robinho, autre joueur de talent qui s’est complètement perdu en enfilant la liquette de nouveau riche des Skyblues. Mais l’ex-gendre de Maradona n’est pas taillé dans le même bois. Et comme Le Pibe de oro, il est bien decidé à écrire sa légende sous un maillot bleu ciel. Les attaquants défilent à l’Etihad Stadium, mais seul Agüero reste indispensable, tant pour Roberto Mancini que pour Manuel Pelligrini. Les stats de l’Argentin sont tout bonnement affolantes : 66 buts en 108 matchs depuis son arrivée. Grâce au football offensif de Pellegrini, Kun Agüero se régale : 13 buts en 15 matchs de Premier League, 6 pour ses 5 joutes de Champion’s League. De quoi en faire le meilleur attaquant du Royaume de sa gracieuse Majesté derrière Luis Suarez. Sous le maillot albiceleste, il est pour l’instant dans l’ombre de Lionel Messi. Mais qui sait si, au Brésil, il ne deviendra pas l’artisan numéro 1 d’une éventuelle reconquête du titre mondial.

F. CHL., A. HE., S. LE. ET G. GA.

12:47 Écrit par tackle on web dans ALLEMAGNE, ANALYSE, ANGLETERRE, Belges à l'étranger, ESPAGNE, FRANCE, ITALIE, TOP 100 de 2013 | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | | Pin it! | |  Facebook

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