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23/12/2013

Les 100 joueurs qui ont fait 2013 (25-21)

La fin de l'année approche, et l'heure des récompenses a sonné. Un petit mois avant le Ballon d'Or, le XI FIFA de l'Année et tous les autres prix qui y sont liés, DH.be a donc décidé de vous livrer son top 100 des footballeurs qui ont marqué cette année 2013 sur la planète du ballon rond. La suite, avec les joueurs classés entre la 25e et la 21e place.


Fatalement, vous ne serez pas d'accord avec notre classement. Forcément, il est subjectif. En vrai, on a déjà eu du mal à s'accorder entre nous, mais en mélangeant nos avis aussi fous (parfois) que différents (toujours), on a fini par arriver à se mettre d'accord sur une hiérarchie entre les cent (enfin, "nos cent") meilleurs joueurs de la planète en 2013 qui nous semble tenir la route. Bref, tout ça pour dire que plus que le classement, l'intérêt est de rendre hommage à 100 (ou plutôt 101) joueurs qui par leurs buts, leurs dribbles, leurs tacles ou leurs arrêts, ont marqué notre année footballistique à coups de génie ou de folie.

On poursuit notre remontée, et on approche du top 20 !

Depuis son premier succès international en 2008, l’Espagne a muté. Finis les scores fleuves, la Roja doit se heurter à des murs défensifs qui la forcent à laisser la virtuosité au vestiaire pour afficher une maitrise totale du ballon et des rencontres. Une équipe capable, comme à l’Euro 2012, de patienter jusqu’aux prolongations pour venir à bout du Portugal. Des virtuoses plébiscités devenus d’agaçants gestionnaires. Finie l’Espagne de Xavi, c’est maintenant l’Espagne de Busquets. Avec son physique quelconque, son faciès un peu lâche et ses passes à cinq mètres, Sergio est bien moins excitant que ce Yaya Touré qui l’a précédé au poste de numéro 6 du Barça. Avec lui, pas de frappes lointaines, pas de longues chevauchées. Juste du jeu court, de la rigueur, mais surtout une maitrise presque insolente de tout ce qu’il se passe sur le rectangle vert. Le déclencheur du fameux pressing guardiolesque, c’est lui. L’homme qui décide du placement défensif du bloc blaugrana, c’est encore lui. Busquets ne ressemble à rien, son jeu n’a aucune saveur, mais c’est une créature façonnée par la Masia pour faire de ce Barça historiquement élégant une machine à ne pas perdre.

Arjen Robben n'a toujours pas compris que le football est un sport collectif. Mais en 2013, cela n'a pas porté préjudice au Néerlandais. L'Oranje a troqué son habit de loser magnifique contre celui de touche à tous les trophées. Auteur du triplé, l'homme aux faux airs de Dany Boon n'est pas là pour déconner. Cette année, il a enfin pu s'offrir le Graal aux grandes oreilles, le tout en abattant un travail immense sur son flanc droit. Ses courses à n'en plus finir ont rendu fous tous les backs gauches teutons. Si on devait choisir un titre de film pour décrire cet élégant ailier, on pourrait choisir "Insaissable". Pas de chance, c'est un navet, ce qui n'a pas empêché Robben de faire de 2013 son plus beau chef d'œuvre. Seule ombre au tableau, ce n'est pas sur lui que se sont cristallisés les éloges accordés aux Bavarois, mais sur Franck Ribéry. Un coup dur pour l'ego d'Arjen, qui avait déjà eu des mots avec son équipier français en 2012. Cette fois, il n'y aura pas de duel. Cht'i Franck est un cran au-dessus et Robben va de nouveau devoir se contenter de la place de second. L'histoire n'est qu'un éternel recommencement.

Jusqu'il y a quelques mois, Ilkay Gündogan n'était qu'un turc à gros nez pour beaucoup d'amateurs de football. Mais les suiveurs attentifs de la Bundesliga savaient depuis longtemps que son talent méritait bien plus de considération. Son nom mérite aussi d'être bien prononcé : Gun-do-han et non Gun-do-Guan ou -Gun-do-Kan. Le milieu de terrain qui présente la particularité d'être né dans la ville du rival honni de Schalke 04 est arrivé en 2011 pour prendre la succession de Nuri Sahin, parti pour le Real Madrid. Remplacer un Allemand d'origine turque par un autre ? Mouais, même si le second contrairement au premier a opté pour les couleurs de la Mannschaft. Mais Dortmund est dirigé par l'un des meilleurs entraineurs du moment, Jürgen Klopp. Il va voir en Gündogan, qui avait plutôt fait parler de lui à Nuremberg en tant que joueur de flanc, un numéro 8 de classe mondiale. Le pari n'était pas gagné, mais il fut une réussite. Très vite, le natif de Gelsenkirchen va faire tourner la machine et s'ériger comme l'un des artisans principaux de la conquête du deuxième titre d'affilée des Schwarz Gelben. En 2013, c'est sur la scène continentale qu'Ilkay Gündogan a fait étalage de ses qualités. Jeu court, jeu long, récupérations, percées dans l'axe, décalages, le métronome excelle dans beaucoup de domaines au point d'être décrit par certains comme une sorte de "Schweinsteiger amélioré". Une chose est sûre: quand il est là, Dortmund va bien. Même vos potes qui ne le connaissaient pas avant les demi-finales de la C1 et pensaient qu'il s'agissait d'un joueur moyen sont désormais sous le charme. Depuis août, la bande à Klopp est privée du pif de son métronome, blessé au dos. Du coup, les résultats du BVB en pâtissent malgré le retour au bercail de Nuri Sahin. Cependant, Manchester United et le Real Madrid seraient prêts à offrir un pont d'or à Gündogan. Mais qu'Ilkay se méfie. L'herbe n'est pas toujours plus verte ailleurs. Et certainement pas au Santiago Bernabeu. Parole de Nuri Sahin.

 

David Alaba n’est sans doute pas le premier joueur à boucler l’année de ses vingt-et-un printemps avec cinq trophées au compteur, dont une Ligue des Champions et un Mondial des Clubs. Par contre, ils sont déjà plus rares à terminer si précocement une année avec onze buts et douze assists au compteur. Des stats intéressantes pour n'importe quel joueur, mais tout simplement monstrueuses quand on sait que le mec en question est arrière gauche. Toute l’année durant, la complémentarité du black gauche du Bayern avec Franck Ribéry a fait des étincelles. Difficile à déborder pour la plupart des ailiers droits d’Europe, Alaba ajoute en effet à cette rigueur défensive toute germanique une folie quasi brésilienne dans ses dédoublements côté gauche, souvent ponctués par des centres de sniper ou des frappes au bazooka. Et quand David troque la vareuse du Rekordmeister pour enfiler celle de son Autriche natale, il devient à Vienne ce que Zlatan est à Stockholm : un sauveur de la nation. Un sauveur qui joue latéral gauche et qui ne sera malheureusement pas du mondial brésilien.

Débarqué en Europe l’été dernier en provenance du club brésilien du FC Santos, tous les observateurs du ballon rond attendaient impatiemment de voir comment Neymar da Silva Santos Júnior (dit Neymar), véritable idole au Brésil, allait s’acclimater à ce nouveau style de jeu. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le prodige s'est rapidement senti comme un poisson dans l’eau au Barça. Au point de presque voler la vedette à l’enfant chéri de la maison blaugrana, Lionel Messi. Il faut dire que Neymar ne manque pas d’atouts techniques dans son répertoire footballistique et régale les spectateurs à chacune de ses apparitions. Si le Brésilien est certes bien entouré, il soigne déjà ses stats ! Depuis qu’il a rejoint le Camp Nou, il a disputé 23 rencontres (toutes compétitions confondues), inscrit 11 buts et délivré 10 assists. Sans parler de ses exploits avec la Seleção (avec qui il a remporté la Coupe des Confédérations). Bref, Neymar mérite sa très belle 21e place, un classement d’autant plus honorable que le joueur ne joue que depuis 6 mois sur notre continent. Nul doute que la nouvelle année qui approche risque de le faire monter rapidement dans la hiérarchie. Au point d’intégrer le top 5 fin 2014 ? Neymar a toutes les cartes en main, ou plutôt dans les pieds. Une chose est sûre : à 21 ans, la pépite originaire de São Paulo a un bel avenir devant elle !

G. GA. ; A. HE. ET F. CHL.

15:24 Écrit par tackle on web dans ALLEMAGNE, ANALYSE, ANGLETERRE, Belges à l'étranger, ESPAGNE, FRANCE, ITALIE, TOP 100 de 2013 | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | | Pin it! | |  Facebook

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