Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Envoyer ce Blog à un ami | Avertir le modérateur

22/12/2013

Les 100 joueurs qui ont fait 2013 (30-26)

La fin de l'année approche, et l'heure des récompenses a sonné. Un petit mois avant le Ballon d'Or, le XI FIFA de l'Année et tous les autres prix qui y sont liés, DH.be a donc décidé de vous livrer son top 100 des footballeurs qui ont marqué cette année 2013 sur la planète du ballon rond.La suite, avec les joueurs classés entre la 30e et la 26e place.


Fatalement, vous ne serez pas d'accord avec notre classement. Forcément, il est subjectif. En vrai, on a déjà eu du mal à s'accorder entre nous, mais en mélangeant nos avis aussi fous (parfois) que différents (toujours), on a fini par arriver à se mettre d'accord sur une hiérarchie entre les cent (enfin, "nos cent") meilleurs joueurs de la planète en 2013 qui nous semble tenir la route. Bref, tout ça pour dire que plus que le classement, l'intérêt est de rendre hommage à 100 (ou plutôt 101) joueurs qui par leurs buts, leurs dribbles, leurs tacles ou leurs arrêts, ont marqué notre année footballistique à coups de génie ou de folie.

On poursuit notre remontée avec les cinq joueurs classés entre la 30e et la 26e place.

Quarante millions d'euros pour un joueur de 23 ans ? Et qui en plus ne joue qu'à l'Athletic Bilbao ? Combien de supporters du Bayern n'ont pas tiqué en apprenant que leur club avait déboursé cette somme astronomique pour Javi Martinez ? Un an plus tard, aucun fan bavarois ne regrette le choix de sa direction. Chouchou de Jupp Heynckes, l'Espagnol s'est vite imposé à l'Allianz Arena. Normal quand on possède un tel talent à la récupération et balle au pied. Courroie de transmission entre le quatre arrière et les avants, il a permis à Bastian Schweinsteiger d'alléger sa charge de travail pour lui permettre d'encore plus s'impliquer dans le jeu offensif. L'arrivée de Pep Guardiola a légèrement changé la donne. En effet, l'ancien petit génie du Barça a emporté Thiago Alcantara dan ses bagages, soit un joueur pouvant évoluer dans le même registre que le Basque. Qu'à cela ne tienne, Martinez garde le cap. Seule ombre au tableau, sa relative fragilité. Blessé plusieurs semaines aux adducteurs, le médian a du se faire opérer et a goûté au banc du Bayern. Un titre de champion du monde des clubs ne suffira sans doute pas à consoler un homme qui a déjà tout raflé. A 25 ans.

Il insulte les défenseurs et leurs mères, il donne des coups dans tous les sens, comme un chien qui se démène pour ne pas qu’on lui reprenne son jouet, et il court. Partout, tout le temps. Une activité incessante gérée à merveille par Diego Simeone, et qui permet aux Colchoneros d’être la seule formation de l’élite européenne à encore pouvoir aligner un projet de jeu cohérent en 4-4-2. Et surtout, depuis le départ de Falcao, il marque. Fini les courses incessantes pour libérer des espaces pour El Tigre, Diego Costa prêche maintenant pour sa chapelle, et le nombre de ses fidèles augmente à chaque nouvelle messe. L’homme aux 21 buts en autant de rencontres depuis le coup d’envoi de la saison n’est certainement pas un modèle pour les enfants. Son histoire, c’est plutôt celle du côté sombre des parties de foot de la favela, celui qu’on ne raconte jamais, où les coups de génie s’effacent devant les coups de sang et les coups tout court. Une histoire qui finit pourtant bien, puisqu’elle emmène le Brésilien au poste de favori numéro un pour occuper l’attaque de…l’Espagne lors du prochain Mondial suite à sa naturalisation. Un chien des rues au milieu des gentils catalans : ça va être sympa, l’ambiance…

2013 a marqué la fin d'une certaine hégémonie du Barça et de l'Espagne. Les Catalans, toujours maîtres dans leur pays, ont été balayés par le Bayern sur la scène continentale et l'Espagne a subi un lourd revers en finale de la Coupe des Confédérations. Il n'en fallait pas plus pour parler de déclin et pointer du doigt le tiki-taka, marque de fabrique de ces deux formations. Considéré comme le dépositaire de ce style de jeu, Xavi a forcément été remis en question. Le petit stratège catalan n'a pas eu le même rendement que les saisons précédentes et affiche déjà 33 printemps. L'âge des doutes dans le football. Souvent comparé à Pirlo, Xavi n'évolue pas tout à fait dans le même registre. Là où l'Italien trace les plans du jeu de ses équipes à coups de ballons amenant des actions de buts, l'Espagnol dirige les mouvements de ses partenaires à la façon d'un policier chargé de régler la circulation. Xavi contrôle le jeu, conserve le cuir et reste le meilleur dans ce rôle. Seulement voilà, le natif de Terrassa nous a tellement habitué à la perfection que la moindre baisse de régime se ressent immédiatement. Un pourcentage de passes réussies légèrement en baisse et celles-ci amènent beaucoup moins d'actions dangereuses que par le passé. Du coup, le jeu du Barça et de l'Espagne s'en ressent quelque peu. Pas question cependant de renoncer au tiki-taka. Lors de son arrivée au Camp Nou, Gerardo Martino a décidé de parfois laisser la possession de balle à l'adversaire. Une option de jeu qui n'était pas forcément du goût de Xavi qui ne pouvait plus totalement exprimer ses qualités. Après tout, ce n'est pas à l'âge du Christ que le petit stratège va changer son registre.

Son plus grand fait d'armes cette année aurait pu être l'ignoble coiffure dont il nous a gratifiés fin juillet. Mais Sergio Ramos ne s'est pas contenté de repousser les limites du mauvais goût capillaire en arborant une teinture blond peroxydé que n'aurait pas renié un Santiago Canizares de la belle époque. En 2013, le défenseur du Real Madrid s'est de nouveau érigé en cadenas ultime de la Liga, aux côtés de Pepe. Dur sur l'homme malgré un physique quelconque, l'Espagnol est la caution morale des Merengues face au fou furieux portugais. Mais si son coéquipier a l'art de se faire détester pour ses interventions kamikazes, Ramos sait lui aussi flirter avec la ligne rouge, en faisant preuve d'une roublardise de vieux briscard. D'autant plus étonnant que l'homme n'a que 27 ans. Qu'importe, arrivé en 2005 dans la capitale espagnole, l'Andalou a mis six entraîneurs à ses pieds, ainsi qu'un paquet d'attaquants européens. Le tout en possédant une vraie assise dans le vestiaire de la Casa Blanca. Maintenant que Carles Puyol est trop vieux et que Gérard Piqué tente de sauver son couple, Sergio Ramos est bel et bien el Rey à son poste.

Il n'a pas la classe de Robin Van Persie, l'ex-belle famille de Kun Aguero, ni les stats hallucinantes de Luis Suarez. Mais son style ultra british, sa générosité dans l'effort et sa grande gueule le rendent terriblement attachant. S'il diffère bel et bien des trois artificiers de référence de la Premier League, Wayne Rooney peut se vanter d'une chose que ses concurrents n'ont pas encore étoffé: un palmarès. Actif à Manchester United depuis 2004, le bon Wayne a tout gagné avec les Red Devils. Cette année,Shrek a encore du rajouter un planche à l'étagère pour placer un nouveau trophée de champion d'Angleterre. Mais malgré ce cinquième titre national, l'international anglais a bien failli faire des infidélités à ManU. L'homme s'est contenté de tromper sa femme et resté finalement à United. Si son club connaît un période de crise, lui continue à faire le job. Et tant pis si le buteur maison est maintenant Robin Van Persie, tant pis s'il doit se contenter d'un rôle où il doit plus bosser que marquer. A 28 ans, l'attaquant mouille toujours autant le maillot. Et si c'était lui, le vrai sauveur de Manchester ?

G.GA., F.CH. ET A.HE.

14:40 Écrit par tackle on web dans ALLEMAGNE, ANALYSE, ANGLETERRE, Belges à l'étranger, ESPAGNE, FRANCE, ITALIE, TOP 100 de 2013 | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | | Pin it! | |  Facebook

Les commentaires sont fermés.