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21/12/2013

Les 100 joueurs qui ont fait 2013 (35-31)

La fin de l'année approche, et l'heure des récompenses a sonné. Un petit mois avant le Ballon d'Or, le XI FIFA de l'Année et tous les autres prix qui y sont liés, DH.be a donc décidé de vous livrer son top 100 des footballeurs qui ont marqué cette année 2013 sur la planète du ballon rond. La suite, avec les joueurs classés entre la 35e et la 31e place.


Fatalement, vous ne serez pas d'accord avec notre classement. Forcément, il est subjectif. En vrai, on a déjà eu du mal à s'accorder entre nous, mais en mélangeant nos avis aussi fous (parfois) que différents (toujours), on a fini par arriver à se mettre d'accord sur une hiérarchie entre les cent (enfin, "nos cent") meilleurs joueurs de la planète en 2013 qui nous semble tenir la route. Bref, tout ça pour dire que plus que le classement, l'intérêt est de rendre hommage à 100 (ou plutôt 101) joueurs qui par leurs buts, leurs dribbles, leurs tacles ou leurs arrêts, ont marqué notre année footballistique à coups de génie ou de folie.

On poursuit notre remontée avec les cinq joueurs classés entre la 35e et la 31e place.

Si le football était une religion, Andrea Pirlo serait l’un de ses principaux prophètes, et pas seulement à cause de la barbe christique qu’il arbore fièrement depuis 2012 et cet Euro qu’il a éclaboussé d’une classe que certains avaient trop souvent passée sous silence. Après cette année magique, Pirlo a baissé le niveau d’un cran en 2013. La FIFA l’a tout de même casé parmi ses 23 élus pour le Ballon d’Or, mais sans doute plus par respect que sur ses performances réelles. Oui, il y a ces maigres stats qui affichent 4 buts et 7 assists. Mais Pirlo a toujours été au-dessus des chiffres. Lui, son truc, c’était plutôt les lettres de noblesse d’un football qu’il réécrivait à chaque amour de ballon caressé au-dessus d’une défense qui n’avait même pas compris à qui le cuir était destiné. Malheureusement, les envolées lyriques d’Andrea sont de plus en plus rares, et ses ouvertures moins indispensables au jeu d’une Vieille Dame qui apprend lentement à jouer sans lui. C’est d’une infinie tristesse, mais Pirlo a prouvé en 2013 qu’il ne serait pas éternel. Gare toutefois à ne pas enterrer le numéro 21. La résurrection, c’est un peu le créneau des prophètes barbus.

Que dire sur Thibaut Courtois ? Qu'avons-nous encore à écrire, nous, modestes journalistes, quand une tonne de spécialistes, consultants et joueurs venus des quatre coins de la planète ont déjà fait de lui le (futur) meilleur gardien du monde. Simon Mignolet est très fort, il s'est mis Anfield Road en poche en quelques minutes et fait partie, lui aussi, des tout meilleurs de sa génération. Pourtant, 99% des supporters des Diables sont plus rassurés quand la grande carcasse du Colchonero est entre nos perches. On a même l'impression que la seule chose qu'il ait raté, notre Thibaut, c'est sa course aux 2 mètres. Anecdotique, évidemment, puisque son petit 1m99 suffit à faire des miracles. Et malgré cette taille, il est l'un des plus vifs au moment de réduire l'angle. Quelques pas qu'il fait plus vite que les autres mais, aussi et surtout, qu'il décide de faire plus vite et à meilleur escient que la plupart des gardiens. Aussi rares que ses mauvaises décisions, ses erreurs ou "boulettes" sont pratiquement inexistantes. Ses miracles, par contre, n'en sont plus, tant ils deviennent récurrents. Demandez plutôt à Aloys Nong, qui revoit encore cet arrêt miraculeux effectué à la 86e minute de la "finale" des PO1 2011 dans la plupart de ses cauchemars. C'est sans aucun doute cette régularité, associée à un talent fou, qui font de lui un joueur hors-norme. Bonus non-négligeable pour les photographes, notre Thibaut national sait aussi faire le spectacle. Parce que lorsqu'il étend son mètre 99 pour une "horizontale" dont il a le secret, c'est beau tout simplement. Tout ça à 21 ans seulement, et avec de l'humilité à revendre.

À 29 ans, Branislav Ivanovic fait partie des meubles à Chelsea. Pour cause, il y étale son talent depuis 2008. Polyvalent, il peut jouer back droit ou défenseur central avec une telle réussite qu'on ne connait toujours pas sa meilleure place. Peu importe sa position sur l'échiquier, il est le pion le plus important de Mourinho sur phases arrêtées. Car Ivanovic, c'est à coup sûr l'un des 5 meilleurs jeu de tête du monde. Peut-être même le n°1 dans ce domaine. On en veut pour preuve ses statistiques offensives incroyables pour un défenseur : 23 buts en 242 matches avec Chelsea. L'un de ses plus beaux bijoux dans ce domaine, c'est ce coup de casque effectué en reculant sur un corner de Mata en finale de l'Europa League en mai dernier, alors qu'il ne restait que quelques secondes à jouer contre Benfica et que le marquoir affichait 1-1. Son positionnement défensif et sa force physique ne sont pas en reste, il y associe à merveille son expérience et son intelligence de jeu. Seules sa technique et sa vitesse de pointe sont un rien en-dessous. Qu'à cela ne tienne, Ivanovic est devenu, via une régularité inversement proportionnelle à celle de son homonyme qui erre sur les courts du circuit WTA, l'un des meilleurs défenseurs du monde. Un gars qui nous manquera à la Coupe du monde, incontestablement.

À chaque top 10 des plus gros salaires palpés par les footeux, c'est la même rengaine. On retrouve des virtuoses tels que Cristiano Ronaldo et Lionel Messi aux avants-postes. Mais un tâcheron a réussi à s'incruster parmi les artistes. C'est Yaya Touré. Un usurpateur, l'ancien de Beveren ? Oh que non ! Avec son physique de colosse, l'Ivoirien fait la pluie et le beau temps (enfin, surtout la pluie) sur le jeu de Manchester City. Intraitable dans les duels, le médian a prouvé que oui, il y avait une vie après le Barça. Son départ pour la Premier League en 2010 lui a carrément permis d'atteindre une envergure encore plus grande que durant sa période catalane. Cette saison, le trentenaire s'est même permis le luxe de planter onze buts. Pas mal pour un milieu déf' que l'on croyait cantonné à reprendre le rôle de clébard enragé laissé vacant par Nigel De Jong. Fort comme un roc mais doux comme un agneau (il ne s'est plus pris de carton rouge depuis... 2007), Touré s'est contenté de sortir les griffes contre des chants racistes dont il fut la victime au CSKA Moscou. En attendant, le frangin de Kolo Touré continue sa mission de ratissage tout en empilant les buts. Il en a déjà marqué huit, comme Wayne Rooney et Romelu Lukaku, notamment. De quoi rajouter encore quelques pépettes dans son porte-monnaie ?

Avant l’arrivée du duo Llorente-Tevez pour bouleverser la hiérarchie aux avant-postes, le 3-5-2 d’Antonio Conte reposait sur un schéma créatif diaboliquement simple : dans chaque ligne, un joueur était chargé de jouer les architectes. Il y avait bien sûr Andrea Pirlo, le chef de chantier, qui traçait la majeure partie des plans. Mais quand le maestro était serré de trop près, ses deux adjoints prenaient les choses en mains. Devant, il y avait les décrochages du fantasque Vucinic. Et derrière, les transversales de Leonardo Bonucci. Un grand défenseur au crâne rasé, incarnation physique du stoppeur rugueux, mais capable d’inventer des longues balles dans l’espace quand les intervalles devant lui se referment. Une sorte de libéro du football provincial sublimé, ou de remix italien de la fameuse école ajacide, chacun choisira sa référence. Tout ça couplé à une rigueur quasi germanique dans les interventions défensives, cela donne un très grand défenseur.

G.GA., N.CH. ET A.HE. 

20:39 Écrit par tackle on web dans ALLEMAGNE, ANALYSE, ANGLETERRE, Belges à l'étranger, ESPAGNE, FRANCE, ITALIE, TOP 100 de 2013 | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | | Pin it! | |  Facebook

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