Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Envoyer ce Blog à un ami | Avertir le modérateur

20/12/2013

Les 100 joueurs qui ont fait 2013 (40-36)

La fin de l'année approche, et l'heure des récompenses a sonné. Un petit mois avant le Ballon d'Or, le XI FIFA de l'Année et tous les autres prix qui y sont liés, DH.be a donc décidé de vous livrer son top 100 des footballeurs qui ont marqué cette année 2013 sur la planète du ballon rond. La suite, avec les joueurs classés entre la 40e et la 36e place.


Fatalement, vous ne serez pas d'accord avec notre classement. Forcément, il est subjectif. En vrai, on a déjà eu du mal à s'accorder entre nous, mais en mélangeant nos avis aussi fous (parfois) que différents (toujours), on a fini par arriver à se mettre d'accord sur une hiérarchie entre les cent (enfin, "nos cent") meilleurs joueurs de la planète en 2013 qui nous semble tenir la route. Bref, tout ça pour dire que plus que le classement, l'intérêt est de rendre hommage à 100 (ou plutôt 101) joueurs qui par leurs buts, leurs dribbles, leurs tacles ou leurs arrêts, ont marqué notre année footballistique à coups de génie ou de folie. 

On poursuit notre remontée avec les cinq joueurs classés entre la 40e et la 36e place.

Depuis son retour au pays en janvier dernier, Mario Balotelli a empilé les buts aussi vite que les présences en une de la Gazzetta, celle-là même dont les feuilles roses à sa gloire se retrouvent au bout des pieds d’un joueur qui, faute d’une crête quasi démocratisée dans le vestiaire rossonero, devait trouver une autre façon de se démarquer. Mais Balotelli, ce n’est évidemment pas que des frasques. Sinon, on vous parlerait d’un vulgaire Arnautovic et on ne serait pas dans le bas de la colonne de droite de ce top 100. Balotelli, c’est surtout un mec qui plante pas mal de penalties, mais aussi des coups francs, des coups de tête, des frappes puissantes, des conclusions fines après un incroyable solo… Bref, l’un des attaquants les plus complets de la planète, qui a tout de même claqué 21 buts et 9 passes décisives depuis son retour au pays à la pointe de l’attaque d’un Milan à la dérive. Et tant que les stats feront taire les frasques, l’Italie continuera d’aduler son héros.

Quand on pense au joueur de couloir idéal pour multiplier les folles chevauchées sur le flanc d’un 3-5-2, on visualise tout de suite un Dani Alves, un Philipp Lahm ou un Marcelo. Bref, un joueur petit, rapide, plutôt technique, capable de surprendre son vis-à-vis d’une accélération bien placée pour faire une offrande à un attaquant sagement placé dans le rectangle adverse. Bref, on ne pense pas à Stephan Lichtsteiner. Pourtant, le géant suisse est depuis deux saisons et demi maintenant un pion indéboulonnable du onze d’Antonio Conte, mais aussi un des joueurs majeurs de cette équipe nationale suisse encore plus proche des sommets que nos Diables. Fans de joueurs glamours, passez votre chemin. Parce que le Suisse fait plutôt dans la froide efficacité. Intraitable avec les ailiers adverses qui le chatouillent dans son couloir, Lichtsteiner est toujours capable d’amener le surnombre, voire de jaillir de la troisième ligne pour planter des buts importants. Importants, mais tout dégueulasses, évidemment. Les prix d’élégance, ce n’est pas pour Lichta.

On peut avoir les jambes arquées comme un cow-boy et jouer pour le Real Madrid. C’est en tout cas l’histoire d’Isco qui, contre un chèque de 30 millions d’euros, a quitté Malaga avec un quart de finale de C1 dans les valises pour s’installer en numéro 10 de la Maison Blanche. Exit Özil, le Real d’Ancelotti fait place à un Isco qui varie à merveille entre percussion et passes géniales. C’est donc après un Euro U20 qu’il a écœuré de son talent que l’Andalou a pris les clés de la Casa Blanca, pour un départ canon qui le plaçait parmi les hommes forts du début de saison. Depuis, la hype est un peu retombée, mais il ne fait aucun doute que le futur maestro de la Roja va bientôt retrouver le rythme, celui-là même qui lui a permis de planter quatorze buts assortis de huit passes décisives sur l’année 2013. Ah oui, au fait, Isco n’a que 21 ans.

Disons le tout de go, Pedro ne sera jamais le joueur préféré des supporters. La faute à un style banal tant balle au pied que capillairement parlant. Pourtant, il a réussi à se rendre indispensable tant dans le onze de Barcelone que dans celui de la sélection espagnole. L'ailier n'est certes pas toujours titulaire. Mais quand il est sur la pelouse, il est efficace. 11 buts en 23 apparitions sous le maillot du Barça depuis septembre et 4 buts en 8 présences avec la Roja lors de la campagne de qualification pour le Brésil. Le secret de Pedro ? Etre bon dans tout, en n'excellant dans rien. Il est doté d'une bonne technique, sait jouer des deux pieds et se montre encore efficace en zone de finition. Mais sa grande force, c'est d'harceler constamment la défense adverse et de libérer des espaces pour ses partenaires. Bref, le genre de joueur besogneux et collectif dont raffolent les entraineurs, mais qui est incompris du grand public. Car il est toujours plus facile de s'extasier sur des dribbles chaloupés que sur du travail défensif. Pedro ne fera jamais rêver les romantiques, mais ce n'est pas comme ça qu'on remplit l'armoire à trophées. Et il l'a bien compris.

Défenseur central. Pas le poste le plus sexy du football sauf quand on s'appelle Mats Hummels. Le beau gosse du BVB n'est pas vraiment une brute à la Pepe. Propre sur l'homme, Hummels aime mettre ses adversaires échec et mat(s) avec style sur chaque tacle, chaque duel aérien et chaque anticipation. Une fois en possession du cuir, il ne se contente pas de le balancer au loin. Non, il remonte balle au pied avec classe ou relance ses partenaires avec précision. En plus, il aime parfois marquer. Avec ce profil, l'homme aurait pu s'épanouir au Bayern Munich. Mais le club bavarois, qui l'a pourtant formé, n'a jamais cru en lui. Peut-être parce que l'élégance d'Hummels rime parfois avec nonchalance. Ce qui explique qu'en dépit de son statut d'incontournable à Dortmund, il peine à s'imposer définitivement au sein de la charnière défensive de la Mannschaft. Mais, il n'y a surtout jamais trouvé le même complément que dans la Ruhr avec Neven Subotic. Hummels a aussi un autre défaut. Il est fragile et souvent victime de blessures. Out à cause d'une cheville tordue depuis fin novembre, il ne devrait pas revenir avant la fin du mois de janvier 2014. Lors de l'année écoulée, il a manqué quelques fois à l'appel, mais est revenu à temps pour aider le BVB à atteindre la finale de la C1. Elégant et fragile, Hummels apporte du romantisme à un poste plus souvent réservé aux brutes et aux truands qu'aux bons. Ce n'est pas pour rien que le FC Barcelone le verrait bien prendre la succession de Carles Puyol.

G. GA. ET F. CHL.

18:35 Écrit par tackle on web dans ALLEMAGNE, ANALYSE, ANGLETERRE, Belges à l'étranger, ESPAGNE, FRANCE, ITALIE, TOP 100 de 2013 | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | | Pin it! | |  Facebook

Les commentaires sont fermés.