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19/12/2013

Les 100 joueurs qui ont fait 2013 (45-41)

La fin de l'année approche, et l'heure des récompenses a sonné. Un petit mois avant le Ballon d'Or, le XI FIFA de l'Année et tous les autres prix qui y sont liés, DH.be a donc décidé de vous livrer son top 100 des footballeurs qui ont marqué cette année 2013 sur la planète du ballon rond. La suite, avec les joueurs classés entre la 45e et la 41e place.


Fatalement, vous ne serez pas d'accord avec notre classement. Forcément, il est subjectif. En vrai, on a déjà eu du mal à s'accorder entre nous, certains voulant mettre dix Diables aux dix premières places et d'autres affirmant effrontément que le championnat italien est le plus beau de tous (ok, on exagère). Mais en mélangeant ces avis aussi fous que différents, on a fini par arriver à se mettre d'accord sur une hiérarchie entre les cent (enfin, "nos cent") meilleurs joueurs de la planète en 2013 qui nous semble tenir la route.

Bref, tout ça pour dire que plus que le classement, l'intérêt est de rendre hommage à 100 (ou plutôt 101) joueurs qui par leurs buts, leurs dribbles, leurs tacles ou leurs arrêts, ont marqué notre année footballistique à coups de génie ou de folie. Et comme on en a sûrement oublié, on vous invitera à débattre de tout ça dans les commentaires, évidemment. Vous avez même le droit de dire qu'on n'y connait rien, ou que Proto et Batshuayi avaient largement leur place dans le classement.

Place cet après-midi aux places 45 à 41. Où l'on retrouve Eden Hazard notamment, malgré qu'il soit dans le top 23 mondial selon la FIFA (puisqu'il est nommé pour le ballon d'or). La preuve qu'on n'a pas été chauvins et qu'on a mis les gardiens et défenseurs sur un pied d'égalité avec les joueurs offensifs. Preuve aussi qu'on ne fantasme pas sur l'Europa League (un beau trophée certes, mais Eden vaut mieux que ça).

Avec tout le respect que l'on doit au Losc, passer de la Ligue 1 à la Premier League n'était pas gagné d'avance pour Eden, qui était attendu au tournant au vu des 40 millions d'euros qu'il a coûtés. Notre compatriote a toutefois réussi à s'imposer aux yeux de Di Matteo, Benitez et Mourinho. Mieux, il est le choix n°1 de l'exigeant Special One lorsque celui couche sur papier le nom des trois médians offensifs de son 4-2-3-1. Le plus souvent aligné dans le couloir gauche, Eden a claqué neuf buts en championnat lors de la saison 2012-2013. Il en a inscrit 6 de plus depuis le début de cette saison, sans oublier de planter en Europa League et même, grande première, en Champions League (à Schalke04). Egalement décisif avec les Diables, le Brainois distille également des assists et apprend surtout, depuis son arrivée à Chelsea, à travailler sa reconversion défensive. 2013 a vu notre compatriote devenir plus complet et plus régulier. S'il a manqué la finale de l'Europa League à cause d'une petite blessure, on souligne toutefois son excellente résistance physique à un championnat aussi dur que peut l'être la Premier League. Il ne lui reste plus qu'à être plus décisif mais ses stats sont en légère amélioration par rapport à la saison dernière. Nul doute qu'avec un attaquant de classe mondiale à ses côtés (l'un de ceux que l'on retrouve dans ce top 100, par exemple), Eden serait encore plus tranchant !

L’histoire d’amour entre Angel Di Maria et le Real Madrid touche-t-elle à sa fin ? C’est probable. L’ailier argentin, indiscutable sous Mourinho, ne jouit plus du même statut sous Carlo Ancelotti. La faute à un certain Gareth Bale qui a pris sa place dans le couloir droit. Pourtant, Di Maria s’est battu pour rester dans le onze. Lorsqu’il a fallu libérer de la place pour faire venir le Gallois, c’est finalement Mesut Özil qui s’en est allé alors que l’Argentin figurait en tête de liste des départs. Pendant les trois premiers mois de la saison, l’ailier a été intenable dans un Real au collectif fragile. Avec le retour en forme de Bale, l'ex-benfiquiste se retrouve sur le banc. A quelques mois du Mondial, il ne veut pas se contenter d’un statut de réserviste, même si avec la rotation et le lourd calendrier du Real, il devrait jouer régulièrement. De quoi lui permettre d’arriver plus frais au Brésil où il espère aider Lionel Messi et la sélection argentine à reconquérir le titre mondial ? Ses frappes du gauche, sa technique folle et sa vitesse d'exécution ne valent peut-être pas cent millions d'euros mais il fallait bien dépenser cela pour trouver un gars capable de mettre l'Argentin sur le banc. Bravo Gareth !

Nous sommes le 23 novembre dernier à Dortmund. Habitué aux applaudissements, c’est sous les huées que Mario Götze monte sur la pelouse. Lui, le petit prince du Borussia est passé cet été au Bayern Munich. Une trahison très mal vécue pour les partisans des Schwarz-Gelben qui furent nombreux à avoir brûlé la liquette avec le numéro 10 à l’annonce de son départ. Oubliées les quatres saisons disputées par ce produit du cru. Oublié ce semestre fantastique où, en compagnie de Lewandowski, Hummels et Reus, il a mené le Borussia en finale de la C1. Une finale contre... le Bayern Munich qu’il ne disputera pas en raison d’une blessure. En Bavière, Götze n’est qu’une vedette parmi d’autres. Il peine à s’imposer dans un entrejeu où la concurrence est féroce. Souvent réserviste, il saisit néanmoins les occasions qui lui sont offertes. Avec quatre buts et trois passes décisives en 668 minutes de jeu, son rendement est loin d’être mauvais. Nul doute que la patience du milieu offensif sera récompensée sous la houlette d’un Pep Guardiola séduit depuis longtemps par son potentiel.

Sir Alex Ferguson a pourtant tout tenté pour le retenir à ManU, mais c'est du côté de Turin que Paul Pogba a décidé d'aller donner à sa carrière une trajectoire fulgurente. Dès son arrivée, au début de la saison 2012-2013, Conte lui confie du temps de jeu. Le coach italien s'est donné du mal pour protéger sa pépite et la laisser éclore petit à petit. Qu'à cela ne tienne, Pogba se montre régulier et solide dès sa première saison, n'affichant aucune des failles habituelles chez un gars qui découvre le foot professionnel, qui plus est à un tel niveau. Il totalise donc 37 rencontres à la fin de sa première saison, pour 5 buts. Depuis août et la reprise, Pogba grandit encore plus vite. Sa soixantaine de matches pros au compteur suffisait pour en faire un vrai patron sur le terrain, lors de France-Ukraine. Là où des pseudo-leaders comme Evra ont déjà laissé couler le bateau Bleu plus d'une fois, Pogba, à l'instar de Sakho, affichait une rage communicative. De quoi pousser la France vers une qualification inespérée pour le Brésil. A vrai dire, la seule chose que l'on peut reprocher au garçon, c'est un crachat sur un adversaire en fin de saison dernière. Mais il a retenu la leçon, affichant depuis lors une mentalité exemplaire. Il est même sorti d'un match houleux contre la Lazio avec une dignité à la hauteur de la stupidité des supporters adverses, qui lui avaient adressé des insultes racistes : "Venir au foot et entendre des choses pareilles, c'est vraiment désagréable, mais moi je joue, je reste concentré sur le boulot". Cette saison, il est le joueur le plus utilisé par Conte, avec l'incontournable Buffon. Même Arturo Vidal facture un plus petit nombre de minutes passées sur le pré. Il faut dire que sa puissance physique, ses capacités d'infiltreur, son volume de jeu et sa technique appréciable en font le n°8 moderne par excellence. Pour être franc, c'est parce qu'on a eu peur de vous choquer en le classant mieux que certaines stars confirmées qu'on ne l'a pas mis une dizaine de places plus haut. Mais ce n'est pas l'envie qui nous manquait…

Des débordements incessants dans le couloir droit, au point de parfois déséquilibrer son équipe, mais un danger offensif qu'aucun autre latéral droit sur la planète foot ne peut égaler. Ca, c'est Dani Alves. Un mec qui, sur une année 2013 en demi-teinte, parvient quand même à claquer une quinzaine d'assists, et à remplir un peu plus une armoire à trophées qui déborde déjà avec une quatrième Liga et une deuxième Coupe des Confédérations. Mais l'image marquante de Dani en 2013, c'est lors d'un échauffement qu'elle s'est produite. Avant le quart de finale de Ligue des Champions face au PSG, le Brésilien s'échauffe avec Lionel Messi. Les deux lascars s'échangent des transversales millimétrées de volée, entrecoupées de jonglages, le tout sans que le ballon ne touche le sol. Le genre de truc qui vous coupe toute envie de commencer le match si vous êtes dans le camp d'en face et que vous jetez un coup d'œil de l'autre côté de la ligne médiane. Comme quoi, même au Barça on peut faire du harcèlement psychologique.

F. CHL.; G.GA. ET N. CH. 

19:12 Écrit par tackle on web dans ALLEMAGNE, ANALYSE, ANGLETERRE, Belges à l'étranger, ESPAGNE, FRANCE, ITALIE, TOP 100 de 2013 | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | | Pin it! | |  Facebook

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