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17/12/2013

Les 100 joueurs qui ont fait 2013 (70-66)

La fin de l'année approche, et l'heure des récompenses a sonné. Un petit mois avant le Ballon d'Or, le XI FIFA de l'Année et tous les autres prix qui y sont liés, DH.be a donc décidé de vous livrer son top 100 des footballeurs qui ont marqué cette année 2013 sur la planète du ballon rond. La suite, avec les joueurs classés entre la 70e et la 66e place.


 

Fatalement, vous ne serez pas d'accord avec notre classement. Forcément, il est subjectif. En vrai, on a déjà eu du mal à s'accorder entre nous, certains voulant mettre dix Diables aux dix premières places et d'autres affirmant effrontément que le championnat italien est le plus beau de tous (ok, on exagère). Mais en mélangeant ces avis aussi fous que différents, on a fini par arriver à se mettre d'accord sur une hiérarchie entre les cent (enfin, "nos cent") meilleurs joueurs de la planète en 2013 qui nous semble tenir la route.

Bref, tout ça pour dire que plus que le classement, l'intérêt est de rendre hommage à 100 (ou plutôt 101) joueurs qui par leurs buts, leurs dribbles, leurs tacles ou leurs arrêts, ont marqué notre année footballistique à coups de génie ou de folie. Et comme on en a sûrement oublié, on vous invitera à débattre de tout ça dans les commentaires, évidemment. Vous avez même le droit de dire qu'on n'y connait rien, ou que Proto et Batshuayi avaient largement leur place dans le classement.

Place aux joueurs classés entre la 70e et la 66e place.

Nemanja Matic, c'est l'incarnation du milieu défensif à l'ancienne: grand, robuste, habile de la tête. Bref, un 6 "à la Alou Diarra". Sauf que ce profil est évidemment trop réducteur à l'heure d'exposer l'étendue des qualités du géant serbe, clef de voûte de l'entrejeu de ce Benfica qui a atteint la finale de l'Europa League, avant de faire une fin de saison à la Leverkusen pour terminer bredouille. Matic ne se contente pas de défendre, il organise également à merveille le jeu des Benfiquistes depuis son poste devant la défense, et n'hésite jamais à monter au créneau pour planter son petit but. Des réalisations rarement dégueulasses, d'ailleurs. L'une d'entre elles, une volée envoyée en pleine lucarne face au FC Porto, lui a d'ailleurs permis de côtoyer Neymar et Zlatan Ibrahimovic sur la short-list du Prix Puskas. Et en parlant deshort-list, il serait toujours sur celle de Chelsea, son ancien club. Histoire que les Blues aient enfin un vrai 6 et mettent un terme à l'arnaque Obi Mikel.

Depuis plusieurs saisons, les flancs gauches d'Italie sont martyrisés par un mec qui porte desdreadlocks. Lui, c'est Juan Guillermo Cuadrado. Colombien aux jambes de feu, à l'accélération de folie et aux coups de reins incessants qui incarne à merveille le joueur de couloir dans un 3-5-2 que l'Italie remet au goût du jour depuis quelques années. Un feu follet qui allume les mèches, mais qui sait aussi faire sauter la banque quand c'est nécessaire, comme le prouvent ses neuf buts et onze assists distillés tout au long de l'année 2013, sous les couleurs de la Viola et avec les Cafeteros. Sa capacité à déséquilibrer l'équipe adverse et à désarçonner les défenses ne laisse pas insensible la crème du football européen, déjà prête à sortir les millions pour que le Colombien dise adieu au stade Artemio Franchi dès cet hiver.

Arrivé sans complexe (et sans chaise, donc) au Barça à l'été 2011, alors que les Catalans étaient au sommet de leur art, Alexis a rapidement prouvé qu'il valait bien les 26 millions investis en lui. S'il n'est "que" 68e dans ce classement, c'est en partie à cause de son début d'année 2013 difficile sous Vilanova. L'été dernier, il a résisté à l'arrivée de Neymar - n'en déplaise à David Villa qui a dû faire ses valises - et s'offre depuis lors régulièrement du temps de jeu. Il faut dire que le Chilien ne laisse guère le choix à son coach puisqu'il le récompense de sa confiance en plantant des buts et délivrant des assists lors de chacune de ses apparitions, ou presque. Plus décisif que Pedro ces derniers mois, il s'impose comme le troisième larron de l'attaque blaugrana, dans l'ombre de Neymar et Messi. Le moins que l'on puisse écrire, c'est que le garçon est tout aussi important aux yeux de Jorge Sampaoli, le sélectionneur du Chili, puisqu'il fut l'homme-clé (avec Arturo Vidal) de la qualification pour le mondial brésilien. Ses qualités en un contre un balle au pied et sa capacité à effectuer un pressing efficace sur les adversaires lui permettent de se fondre parfaitement dans le moule du Barça comme du Chili, qui ne jurent que par une récupération de balle haut sur l'échiquier et un jeu offensif développé dans les petits espaces.

Des débuts pros à 17 ans, capitaine du RC Lens à 18 ans et transféré au Real Madrid, via Zinédine Zidane himself, pour 10 millions d'euros quelques semaines plus tard, telle est la trajectoire fulgurante de ce défenseur central français. En 2013, le Lillois était dans l'année de ses 20 ans. Un âge suffisant pour que ce surdoué s'impose comme un titulaire à part entière au Real Madrid. Tantôt préféré à Pepe, tantôt à Sergio Ramos, l'international français (qui était de la partie lors de la folle victoire contre l'Ukraine) aurait pu grapiller quelques places supplémentaires s'il avait décroché le titre de champion du monde des -20 ans. Une compétition dont il a été privé à cause d'une rupture du ménisque, qui a également entâché sa préparation à la saison 2013-2014. Qu'à cela ne tienne, Varane a rapidement trouvé sa place dans le onze de base de Carlo Ancelotti. Signalons toutefois qu'il n'a plus été titulaire en championnat depuis le 9 novembre dernier, conséquence d'un petit passage à vide qui l'avait notamment vu commettre deux erreurs individuelles contre la Juventus, quelques jours plus tôt, en Champions League. Le Merengue n'est donc pas encore infaillible. Un moindre mal, à 20 ans seulement…

Un Colombien qui explose à Porto, tiens tiens… Pourtant, ce n'était pas gagné pour celui qui débarquait à l'époque de Jaguares (Mexique), avec la lourde tâche de suppléer Hulk à la pointe de l'attaque des Dragons. Buteur décisif dès son premier match, il offre la Supercoupe 2012 à Porto. La confiance engendrée par ces débuts tonitruants n'a plus quitté le Colombien. Auteur de 45 buts en 62 matches avec Porto, il a terminé meilleur buteur du championnat portugais 2012-2013 avec 26 roses plantées. Il est reparti sur les mêmes bases avec 11 buts inscrits en 13 matches. Un rien plus tendre en Champions League ("seulement" deux buts en six matches de phase de poules), l'homonyme de Michael se veut polyvalent. Son sens du but, sa technique et sa finition des deux pieds ainsi que de la tête font de lui l'objet de beaucoup de prétentions lors de chaque mercato. Nul doute que Porto finira par réaliser un bénéfice de 20 ou 30 millions d'euros sur le gaillard dont le départ ne sera pas un problème, du moment que les recruteurs du FC Porto présents en Amérique du Sud ne sont pas débauchés. 

G.Ga et N.Ch.

09:34 Écrit par tackle on web dans ALLEMAGNE, ANALYSE, ANGLETERRE, Belges à l'étranger, ESPAGNE, FRANCE, ITALIE, LES RESTES DU MONDE, TOP 100 de 2013 | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | | Pin it! | |  Facebook

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