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18/12/2013

Les 100 joueurs qui ont fait 2013 (60-56)

La fin de l'année approche, et l'heure des récompenses a sonné. Un petit mois avant le Ballon d'Or, le XI FIFA de l'Année et tous les autres prix qui y sont liés, DH.be a donc décidé de vous livrer son top 100 des footballeurs qui ont marqué cette année 2013 sur la planète du ballon rond. La suite, avec les joueurs classés entre la 60e et la 56e place.


 

Fatalement, vous ne serez pas d'accord avec notre classement. Forcément, il est subjectif. En vrai, on a déjà eu du mal à s'accorder entre nous, certains voulant mettre dix Diables aux dix premières places et d'autres affirmant effrontément que le championnat italien est le plus beau de tous (ok, on exagère). Mais en mélangeant ces avis aussi fous que différents, on a fini par arriver à se mettre d'accord sur une hiérarchie entre les cent (enfin, "nos cent") meilleurs joueurs de la planète en 2013 qui nous semble tenir la route.

Bref, tout ça pour dire que plus que le classement, l'intérêt est de rendre hommage à 100 (ou plutôt 101) joueurs qui par leurs buts, leurs dribbles, leurs tacles ou leurs arrêts, ont marqué notre année footballistique à coups de génie ou de folie. Et comme on en a sûrement oublié, on vous invitera à débattre de tout ça dans les commentaires, évidemment. Vous avez même le droit de dire qu'on n'y connait rien, ou que Proto et Batshuayi avaient largement leur place dans le classement.

Place aux joueurs classés entre la 60e et la 56e place.

Giorgio Chiellini a beau avoir une tête de Grec, il est pourtant bien Italien. Et un Italien qui compte tant au sein de la Squadra Azzurra que de la Juventus où il s’est érigé comme la pièce maîtresse de la défense à trois orchestrée par Antonio Conte. Ce diplomé universitaire en économie et commerce fut formé comme arrière gauche avant d’être replacé dans l’axe par Didier Deschamps à Turin. En 2013, Giorgio Chiellini n’a pas loupé beaucoup de matchs et a contribué au nouveau titre national remporté par la Juve. En Coupe d’Europe, la Vieille Dame s’est montrée un peu moins intraitable en défense et a été éliminée en quart de finale par le Bayern et après la phases de poule cette saison. Re Giorgio se consolera avec sa deuxième participation à un mondial avec les Azzurri. Il avait déjà atteint la demi finale de la Coupe des Confédérations avec ceux-ci en juin dernier. Pas forcément le plus rapide, Chiellini compense son manque de vitesse par l’intelligence de jeu et le sens du placement. Intraitable sur les ballons aériens, il s’avère redoutable dans les duels où son engagement physique et son sens de la provocation en font le genre de défenseur auquel les attaquants n’aiment pas trop se frotter. A 29 ans, Chiellini s’est inscrit dans la longue tradition des défenseurs italiens de talent.

Avant de rencontrer Jurgen Klopp, Lukasz Piszczek était un banal ailier droit, uniquement célèbre pour son nom impossible à placer sur une grille de Scrabble et tout aussi périlleux à épeler pour un joueur de Motus. Et puis, il y a donc eu Klopp, un replacement au poste d'arrière latéral droit, et une complémentarité quasi innée avec son compatriote Blaszczykowski, positionné juste devant lui. Offensivement, Piszczek dédouble sans cesse, envoie des caviars au troisième Polonais de l'équipe, Lewandowski, et n'hésite jamais à jaillir de la troisième ligne pour planter un petit but au second poteau. Des restes de son passé offensif qui se marient à merveille avec un physique impressionnant et une belle discipline défensive, qui ont permis au Polonais de museler un certain Cristiano Ronaldo 180 minutes durant en demi-finale de Ligue des Champions. Au point que la FIFA l'aurait bien nommé pour le poste de meilleur arrière droit du monde dans son World Eleven. Mais finalement, elle a préféré Pablo Zabaleta. Plus facile à écrire, sans doute.

Il a seulement 21 ans, il est encore plus petit que Xavi et son arrière-train fait déjà penser à celui de Jimmy Floyd Hasselbaink. Pas vraiment le profil d'un maestro, donc. Et pourtant, dans le 4-3-3 de Laurent Blanc, Marco Verratti fait office de maitre à jouer du PSG. À côté des courses de Matuidi et du jeu tactique de Thiago Motta, le natif de Pescara régale ses équipiers (déjà cinq assists cette saison), récupère un tas de ballons avec une insolence qui lui permet même de faire des dribbles incroyables dans son propre rectangle, les Anderlechtois s'en souviennent, et passe le reste de son temps à harceler l'homme en noir. De plus en plus régulier, Marco est tout simplement en train de dribbler sans complexe son ainé Montolivo dans la course à la succession d'un Pirlo qui ne sera pas éternel. L'an dernier, quand le PSG avait déposé 12 millions sur la table pour s'offrir les services de ce mec qui n'avait jamais joué un match de Serie A, beaucoup avaient rigolé de la politique des Qataris. C'était mal connaitre Leonardo, et très mal connaitre Verratti.

Au coeur de l'été, Carlos Tevez a quitté une ville de Manchester où il jouait plus souvent au golf qu'au football pour rejoindre la Juventus. Sans complexe, avec ce côté mercenaire qui le définit à merveille, l'Apache a exigé le numéro 10 que certains voulaient laisser vacant à tout jamais pour saluer la mémoire du Pinturicchio Del Piero. Pas de polémique, cependant, parce que les amoureux de la Vieille Damesavaient qu'ils auraient besoin d'un fuoriclasse devant pour franchir encore un palier et rivaliser avec les grosses cylindrées du continent. Bon, sur la scène européenne, c'est plutôt raté: Tevez est resté muet et la Juve est contrainte de se rabattre sur l'Europa League. Dans la Botte, par contre, l'association de l'Apache avec un Llorente ressuscité fait des merveilles. En seize rencontres, Carlitos facture déjà dix buts et cinq passes décisives, en plus d'un impact croissant sur les offensives de la bande à Conte. Cela méritait bien un numéro 10 dans le dos, non?

Le Cruyff des Balkans a connu une année 2013 un peu plus compliquée. Son intégration dans le dispositif de Mourinho au Real Madrid ne s’est pas faite aussi naturellement qu’espéré. Le Croate devait devenir le meneur de jeu de classe mondiale qui devait bonifier le jeu des Merengue, mais il a passé pas mal de temps sur le banc des réservistes. Hormis quelques coups d’éclat comme lors de sa montée au jeu lors du 1/8e de finale retour de C1 gagné à Manchester United, Luka Modric fut rarement décisif. Cette saison, sous la férule de Carlo Ancelotti, il pourrait prendre une autre dimension. Réserviste au début de saison, il a profité de la blessure de Xabi Alonso et du coup de mou d’Isco pour faire son trou au sein du milieu madrilène. Certes, ses deux passes décisives et son but toutes compétitions confondues n’en font pas le meilleur joueur du Real sur le plan comptable, mais il est en train d’apporter petit à petit sa griffe dans le jeu avec ses qualités naturelles : vista, technique impeccable des deux pieds et justesse dans lepassing court et long. Si Modric se sent bien en club, cela pourrait se ressentir en équipe nationale. En partie à cause de la baisse de régime de son stratège, la sélection au damier a connu pas mal de revers en 2013, mais elle a fait le principal en se qualifiant pour le Brésil via le barrage contre l’Islande. Au pays du football, Luka Modric aura l’occasion de prouver qu’il est toujours bien l’un des meilleurs milieux de terrain de la planète. 

G.Ga et F.Chl.

 

 

14:04 Écrit par tackle on web dans ALLEMAGNE, ANALYSE, ANGLETERRE, Belges à l'étranger, ESPAGNE, FRANCE, ITALIE, LES RESTES DU MONDE, TOP 100 de 2013 | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | | Pin it! | |  Facebook

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