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16/12/2013

Les 100 joueurs qui ont fait 2013 (80-76)

La fin de l'année approche, et l'heure des récompenses a sonné. Un petit mois avant le Ballon d'Or, le XI FIFA de l'Année et tous les autres prix qui y sont liés, la rédaction web de la DH a donc décidé de vous livrer son top 100 des footballeurs qui ont marqué cette année 2013 sur la planète du ballon rond. La suite, avec les joueurs classés entre la 80e et la 76e place.


Fatalement, vous ne serez pas d'accord avec notre classement. Forcément, il est subjectif. En vrai, on a déjà eu du mal à s'accorder entre nous, certains voulant mettre dix Diables aux dix premières places et d'autres affirmant effrontément que le championnat italien est le plus beau de tous (ok, on exagère). Mais en mélangeant ces avis aussi fous que différents, on a fini par arriver à se mettre d'accord sur une hiérarchie entre les cent (enfin, "nos cent") meilleurs joueurs de la planète en 2013 qui nous semble tenir la route.

Bref, tout ça pour dire que plus que le classement, l'intérêt est de rendre hommage à 100 (ou plutôt 101) joueurs qui par leurs buts, leurs dribbles, leurs tacles ou leurs arrêts, ont marqué notre année footballistique à coups de génie ou de folie. Et comme on en a sûrement oublié, on vous invitera à débattre de tout ça dans les commentaires, évidemment. Vous avez même le droit de dire qu'on n'y connait rien, ou que Proto et Batshuayi avaient largement leur place dans le classement.

Place aux joueurs classés entre la 80e et la 76e place.

En 2013, aucun Allemand n'a marqué plus de buts que Stefan Kiessling. Du haut de ses 29 ans, l'attaquant de pointe du Bayer Leverkusen a bouclé la défunte saison avec une troisième place mais, surtout, un titre de meilleur buteur de Bundesliga conquis de haute lutte devant les Lewandowski, Mandzukic et Ibisevic. Des stats qui font frémir les défenses d'Allemagne, mais qui laissent indifférent Joachim Löw. Il faut dire qu'avec ses boucles blondes et ses buts tous aussi moches les uns que les autres, Stefan réussit la prouesse de faire passer Mario Gomez pour un poète. Il a beau poursuivre sur sa lancée avec Leverkusen cette saison, ses chances de voir le Brésil en fin d'exercice sont plutôt minces, la faute à ce style vintage qui ne rentre pas dans le moule de la Mannschaft de Jogi Löw. Kiessling devra donc se contenter de sourire au moment où ses compatriotes buteront, comme d'hab, sur la défense italienne en juillet prochain.

Pendant que certains clubs anglais dépensaient une quarantaine de millions d'euros sur des milieux de terrain qui ne parviennent pas à s'imposer dans leur nouveau club, la Roma faisait l'une des meilleures affaires du mercato en déboursant "seulement" seize plaques pour Kevin Strootman. À 23 ans à peine, le Néerlandais a pris les clés de l'entrejeu romain qu'il domine à coups de variations jeu court-jeu long pour marcher sans complexe sur la plupart des milieux de terrain d'Italie. Pion majeur de l'échiquier de Rudi Garcia, Strootman joint même les chiffres à son impact sur le jeu des Giallorossi, avec déjà trois buts et quatre assists au compteur cette saison. De quoi se faire une place de choix dans le très fourni entrejeuoranje, entre les artistes Sneijder et Van der Vaart et l'aboyeur De Jong. Le chainon manquant?

Même si Gigi sort encore à l'occasion des prestations de haut vol, le meilleur gardien d'Italie ne joue plus à Turin. C'est dans la capitale que sévit Federico Marchetti. À tout juste trente ans, le portier transalpin est l'homme fort d'une Lazio irrégulière, mais qui peut toujours compter sur son gardien pour sauver les meubles. Auteur de plusieurs matches majuscules la saison dernière, quand son équipe dérivait après un premier tour canon, Marchetti a maintenu le navire à flots en compagnie d'un Miroslav Klose toujours là pour venir planter son but quand rien ne va pour les Biancocelesti. Cerise sur le gâteau, Federico a enfin ouvert son armoire à trophées grâce à une énième rencontre sans encaisser face à l'éternel rival romain en finale de la Coupe d'Italie. Une perf' qui a donné le droit aux Laziali de reprendre une cuvée d'Europa League, histoire que Marchetti puisse montrer à une Europe qui le connait trop peu de quel bois il se chauffe.

Les Brésiliens et la Premier League, c'est une histoire d'amour qui finit souvent assez mal. Et Oscar semble être l'exception qui confirme cette règle. Moins impressionnant balle au pied que les virevoltants Hazard et Schurrle, il est cependant le seul, avec Mata, à tirer son épingle du jeu dans la position axiale du 4-2-3-1 de Mourinho. Capable de venir chercher le ballon assez bas pour dessiner les offensives desBlues, le Brésilien à la gueule angélique peut aussi faire la différence dans les vingt derniers mètres. On ne facture pas dix buts et six passes décisives en 2013 par hasard. Et pour couronner le tout, Oscar a garni sa cheminée avec une Europa League et une Coupe des Confédérations, où Scolari lui faisait souvent confiance pour animer les offensives brésiliennes depuis cette position centrale qu'il aime tant. Le Paulista a remercié son sélectionneur avec, notamment, un assist en finale face à l'Espagne. Et signe des deux mains pour le refaire le 13 juillet.

Difficile de se prononcer sur l'année 2013 de Vincent Kompany. Le capitaine des Diables et des Citizensvaut certainement une place dans le top vingt mondial au terme d'une saison pleine mais cette année, on l'a plus souvent vu dans la tribune d'honneur de l'Etihad Stadium que sur le pré. En vrai, entre les Diables et son club, Vince The Prince n'a foulé les pelouses d'Europe qu'à 25 reprises cette saison. Et affiche seulement quatre défaites au compteur. Alors oui, Vince est fragile, mais on parle quand même d'un mec qui a joué avec un nez plus gros que sa tête face à la Serbie en juin dernier, dans une soirée piégeuse qui avait finalement permis aux Diables de prendre définitivement l'ascendant sur des Croates surpris par l'Écosse. Finalement, la force de Kompany, c'est surtout quand il est absent qu'on la remarque. Parce que la défense est moins solide, et parce qu'il n'y a personne pour remonter le terrain balle au pied, torse bombé, et claquer des roulettes ou des doubles-contacts plein axe avant de balancer des caviars. On appelle ça jouer comme un prince.

G.Ga.

16:03 Écrit par tackle on web dans ALLEMAGNE, ANALYSE, ANGLETERRE, Belges à l'étranger, ESPAGNE, FRANCE, ITALIE, LES RESTES DU MONDE, TOP 100 de 2013 | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | | Pin it! | |  Facebook

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