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16/12/2013

Les 100 joueurs qui ont fait 2013 (75-71)

La fin de l'année approche, et l'heure des récompenses a sonné. Un petit mois avant le Ballon d'Or, le XI FIFA de l'Année et tous les autres prix qui y sont liés, la rédaction web de la DH a donc décidé de vous livrer son top 100 des footballeurs qui ont marqué cette année 2013 sur la planète du ballon rond.La suite, avec les joueurs classés entre la 75e et la 71e place.


Fatalement, vous ne serez pas d'accord avec notre classement. Forcément, il est subjectif. En vrai, on a déjà eu du mal à s'accorder entre nous, certains voulant mettre dix Diables aux dix premières places et d'autres affirmant effrontément que le championnat italien est le plus beau de tous (ok, on exagère). Mais en mélangeant ces avis aussi fous que différents, on a fini par arriver à se mettre d'accord sur une hiérarchie entre les cent (enfin, "nos cent") meilleurs joueurs de la planète en 2013 qui nous semble tenir la route.

Bref, tout ça pour dire que plus que le classement, l'intérêt est de rendre hommage à 100 (ou plutôt 101) joueurs qui par leurs buts, leurs dribbles, leurs tacles ou leurs arrêts, ont marqué notre année footballistique à coups de génie ou de folie. Et comme on en a sûrement oublié, on vous invitera à débattre de tout ça dans les commentaires, évidemment. Vous avez même le droit de dire qu'on n'y connait rien, ou que Proto et Batshuayi avaient largement leur place dans le classement.

Place aux joueurs classés entre la 75e et la 71e place.

Ses expressions de visage trahissent le côté enfant gâté de Miralem Pjanic, improbable Luxemburgo-bosnien qui passe le plus clair de son temps à contester des décisions arbitrales qu'il juge quasi systématiquement en sa défaveur. Mais Pjanic, c'est bien plus qu'un râleur. C'est l'un des fers de lance de la redoutable armada offensive bosnienne, d'abord, qui a permis au pays de fêter sa première qualification pour une Coupe du Monde en octobre dernier. C'est le détonateur de la Roma de Rudi Garcia, surtout. L'homme dont les éclairs de génie doivent permettre à Totti, Gervinho ou encore Ljajic de mettre le feu dans les défenses adverses. Un joueur qui marque peu (quatre buts seulement en 2013), mais qui marque bien, entre un coup franc déposé dans la lucarne du Napoli ou un incroyable lob face au Hellas Verone. De quoi remettre au goût du jour des titres laissés au placard depuis sa période lyonnaise, comme "Tirer sur le Pjanic", ou encore "Les groupies du Pjanic". À utiliser avec modération.

L'année de Stephen El Shaarawy était déjà pratiquement réussie le 24 février. Ce jour-là, Il Faraone ouvre le score pour les "visiteurs" dans le Derby della Madonnina devant une Curva Sud en délire. Malgré l'égalisation de Schelotto, l'homme à la crête la plus célèbre de la Botte (et encore plus depuis que Mario Balotelli a rasé la sienne) continue donc sur la lancée d'une fin d'année 2012 canon, qui l'a fait passer du statut d'anonyme à celui de terreur des défenses italiennes. S'il est un peu retourné dans l'ombre depuis l'arrivée fracassante de SuperMario à San Siro, l'Italien aux origines égyptiennes reste évidemment un avant redoutable, aux déplacements pleins d'instinct et à la frappe chirurgicale. Demi-finaliste malheureux de la Coupe des Confédérations avec la Nazionale, El Sha se remet doucement d'une blessure qui l'a écarté des terrains au début de cette saison, laissant toujours à zéro son compteur buts en Serie A. Sans doute plus pour longtemps.

Quand on pense à l'Atletico Madrid, on pense évidemment Thibaut Courtois et Toby Alderweireld (on est belges avant tout, que diable!), on pense au redoutable Diego Costa, au sanguin Diego Simeone sur le banc de touche, mais on oublie bien trop souvent le troisième Diego. Un certain Godín. Arrière central solide, très difficile à surprendre et capable de débloquer une situation compromise grâce à son excellent jeu de tête offensif, l'Uruguayen réussit surtout la prouesse de faire passer Diego Lugano pour un défenseur toujours vert avec la Céleste. Quand certains continuent à citer Gerard Piqué parmi les meilleurs arrières centraux du monde, ceux qui suivent la Liga de près savent que Godín boxe au moins une catégorie au-dessus de Shakiro. Et puis, cette année, l'Uruguayen a remporté la Coupe du Roi. Pour certains, cela suffit pour gagner un Ballon d'Or...

Depuis quelques semaines, Antonio Conte ne jure plus seulement par son 3-5-2. Et ça, c'est à Marchisio qu'on le doit. Blessé en début de saison, le beau gosse de la Squadra et des Bianconeri avait dû laisser sa place à un Paul Pogba qui a saisi sa chance des deux mains. Du coup, le Mister de la Juve était confronté à un problème de luxe au retour du beau Claudio, avec quatre joueurs incontournables pour trois places. Exit, donc, le 3-5-2, et place à un 4-3-3 pour faire jouer les quatre fantastiques ensemble dans certaines rencontres. Pirlo fait l'architecte, Pogba fait le ménage et percute pendant que Vidal perfore. Et devant eux, Marchisio se régale dans les intervalles, avec ce don presque incroyable pour se rendre disponible au milieu d'une masse de joueurs adverses. Une qualité qui en fait également un incontournable de la Nazionale, malgré des stats un peu pauvres en 2013, avec "seulement" trois buts et six passes dé'.

Si Fred était le hit de l'été, Marcelo lui a fait de la concurrence. Pas au mieux de sa forme au deuxième tour la saison dernière, le "meilleur latéral gauche du monde" en 2012 selon la FIFA a ressuscité dans son pays natal l'espace d'une Coupe des Confédérations où il a arpenté inlassablement son couloir pour ridiculiser tous les flancs droits qui se présentaient sur sa route. Des allers et venues ponctuées de neuf assists tout au long de la saison, avec une bonne forme qui se prolonge sous ses couleurs madrilènes depuis le début de l'ère Ancelotti. Feu follet discipliné par le passage de Mourinho, Marcelo pourrait certainement faire office de référence mondiale à son poste si ses matches de folie n'alternaient pas si fréquemment avec des prestations bien moindres. Une irrégularité qui lui coûte un bien meilleur classement dans notre top 100.

G.Ga.

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