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15/12/2013

Les 100 joueurs qui ont fait 2013 (100-91)

La fin de l'année approche, et l'heure des récompenses a sonné. Un petit mois avant le Ballon d'Or, le XI FIFA de l'Année et tous les autres prix qui y sont liés, la rédaction web de la DH a donc décidé de vous livrer son top 100 des footballeurs qui ont marqué cette année 2013 sur la planète du ballon rond.


 

Fatalement, vous ne serez pas d'accord avec notre classement. Forcément, il est subjectif. En vrai, on a déjà eu du mal à s'accorder entre nous, certains voulant mettre dix Diables aux dix premières places et d'autres affirmant effrontément que le championnat italien est le plus beau de tous (ok, on exagère). Mais en mélangeant ces avis aussi fous que différents, on a fini par arriver à se mettre d'accord sur une hiérarchie entre les cent (enfin, "nos cent") meilleurs joueurs de la planète en 2013 qui nous semble tenir la route.

Bref, tout ça pour dire que plus que le classement, l'intérêt est de rendre hommage à 100 (ou plutôt 101) joueurs qui par leurs buts, leurs dribbles, leurs tacles ou leurs arrêts, ont marqué notre année footballistique à coups de génie ou de folie. Et comme on en a sûrement oublié, on vous invitera à débattre de tout ça dans les commentaires, évidemment. Vous avez même le droit de dire qu'on n'y connait rien, ou que Proto et Batshuayi avaient largement leur place dans le classement.

C'est parti pour une première fournée d'articles qui, jour après jour, nous feront remonter le classement jusqu'à la première place, révélée le 30 décembre. Et on commence avec du Belge, chauvinisme oblige.

Avant sa blessure au début de l'automne, Christian Benteke était tout simplement le meilleur buteur dePremier League en 2013, devant les van Persie et Suarez. Il faut dire qu'en plus de ses quatre buts inscrits en début d'exercice, notre neuf national avait claqué la bagatelle de quatorze pions en dix-sept rencontres lors de la deuxième partie de la saison dernière. Débarqué à Aston Villa sur la pointe des pieds un an plus tôt, Christian n'a pas tardé à exploser pour devenir l'un des acteurs principaux du mercato. Benteke a finalement décidé de passer une saison de plus dans un Villa Park qui semblait déjà trop petit pour lui, histoire d'assurer le coup à quelques mois du Mondial. Choix payant jusqu'au 14 septembre, date de son dernier but pour les Villans. Trois mois de mutisme qui n'empêchent pas l'international belge de continuer à faire partie de la crème des attaquants d'Outre-Manche.

Impossible de séparer Benteke et Lukaku. Les deux hommes affichent des statistiques quasi similaires sur l'année, et sont beaucoup trop différents pour être départagés. C'est donc ex-aequo qu'ils occupent la lanterne rouge de notre classement. Si on a déjà évoqué Christian, reste à parler de ce Romelu dont le physique de déménageur et le flair dans les seize mètres commencent à effrayer une bonne partie des défenses de Premier League, qui ne semblent plus savoir que faire pour arrêter l'autre Belgian beast du Royaume. Moins à son affaire chez les Diables quand il s'agit de jouer au pivot de service, Lukaku restera toutefois dans les mémoires comme l'homme qui a inscrit les deux buts qui ont envoyé la Belgique à la Coupe du Monde pour la première fois depuis douze ans. Deux courses folles sur la pelouse du Maksimir que le pays n'est pas prêt d'oublier.

David Luiz, ce n'est pas seulement un look qui lui permettra de décrocher sans aucun rival le rôle deTahiti Bob le jour où les Simpson seront joués par des êtres humains. C'est aussi des piges au milieu défensif sous Benitez pour aller gratter l'Europa League en fin de saison, et une Coupe des Confédérations empochée par un Brésil dont il forme la paire centrale avec Thiago Silva. Son irrégularité et son manque de temps de jeu depuis le retour du Special One à Londres jouent en sa défaveur dans ce classement, faisant descendre dans la hiérarchie un joueur dont les absences et la nonchalance sont compensées par un jeu aérien taillé pour laPremier League, une frappe de brute, du vice et des sorties de défense balle au pied qui affolent aussi bien ses supporters que l'entrejeu adverse. Avec de la discipline, Luiz serait certainement l'un des meilleurs arrières centraux au monde. Mais il perdrait du même coup une bonne partie de son charme.

Dans son Égypte natale, Salah est surnommé Picasso. Et non, aux dernières nouvelles, il ne passe pas son temps libre à peindre des visages en forme de pyramides. C'est la technique du gaucher de Bâle qui lui a valu ce surnom, en plus de lui permettre de terminer 2013 avec 19 buts et onze assists au compteur entre un titre de champion de Suisse, une campagne européenne de folie jusqu'au dernier carré de l'Europa League et une équipe nationale égyptienne dont il a porté le secteur offensif jusqu'aux barrages de la zone Afrique. Des statistiques aussi solides que ses prestations qui lui ont permis de faire son trou à Bâle, et de taper dans l'oeil de pas mal de clubs du top européen, Chelsea en tête. Il faut dire que les Blues ont eu l'occasion d'admirer de près l'insolence du gamin de 21 ans, double bourreau des hommes de José Mourinho lors des deux victoires suisses face à Chelsea en phase de poules de la C1.

On caricature à peine en disant qu'en 2013, Dzeko a accumulé plus de temps de jeu sous les couleurs de la sélection bosnienne que sous la liquette bleu ciel desCitizens. Parce que de l'autre côté de la Manche, Edin est l'incarnation du supersub. Ce mec qui monte au jeu dans le money-time, quand sa présence dans la boite devient indispensable pour se sortir d'un traquenard tendu par un sans-grade dePremier League. Et souvent, le scénario est le même: Dzeko rode dans les seize mètres, un ballon traine dans sa zone, entre en contact avec son pied, et finit au fond des filets. Une belle histoire qu'Edin raconte également en sélection, avec un temps de jeu maximal et une moyenne d'un but par match qui lui a permis d'enfin envoyer la Bosnie-Herzégovine au Mondial. Franchement, ce mec mérite bien mieux que dix minutes de représentation par semaine à l'Etihad Stadium.

Jetez Arshavin à la poubelle, laissez Akinfeev aux addicts de Football Manager et Kerzhakov à ceux de FIFA: le meilleur footballeur russe de la saison a le prénom (et un peu la dégaine) du président de Chelsea, 32 piges sur le passeport et un art de la punchline sur les réseaux sociaux qui fait de lui le Joey Barton du Kremlin. Quoique c'est plus au nord, à Saint-Petersbourg, que sévit Roman Shirokov. Lui qui avait été adoubé en 2008 par Dick Advocaat comme "le futur meilleur défenseur de Russie" a décidé de prouver à son ancien coach que c'était plutôt dans l'entrejeu qu'il deviendrait une référence. Et c'est plutôt réussi. Aux côtés d'un Witsel qui joue les contrôleurs du milieu de terrain du Zenit, Shirokov régale par ses infiltrations et ses appels bien sentis dans les intervalles, qui lui permettent de régaler l'armada offensive russe quand il ne conclut pas lui-même les occasions. L'une des références trop méconnue de ce pas très sexy championnat russe.

En 2013, Javier Zanetti n'a gagné aucun trophée. Il n'a même pas marqué un but. Pire, il n'a joué que trois rencontres depuis la fin du mois d'avril. Mais alors, qu'est-ce qu'il fout là, parmi les cent joueurs de l'année? Eh bien il est là parce qu'en 2013, il a été terriblement humain et follement bionique à la fois. Humain le 28 avril, quand son tendon d'Achille l'a abandonné sur la pelouse de Palerme le 28 avril dernier. L'Inter pleurait alors son capitaine, l'Italie parlait de fin de carrière, parce qu'on ne se remet pas d'une telle blessure quelques mois avant ses quarante ans, ce n'est pas possible. Mais impossible n'est pas Javier Zanetti. Le 9 novembre, deux mois plus tôt que les pronostics les plus optimistes, Il Capitanoa refoulé la pelouse de Giuseppe Meazza, comme il l'avait promis à ses tifosi. Quelques instants plus tard, il était à la base du but de Nagatomo. "Un homme bionique", dira Mazzarri après la rencontre. Javier Zanetti a quarante ans. Enfin, il parait.

Au premier regard, un fan de cyclisme peu coutumier des joutes footballistiques d'Outre-Manche pourrait se demander ce que Bradley Wiggins fait sur le côté gauche de la défense d'Everton. Il est vrai que Leighton porte aussi bien les rouflaquettes que Sir Bradley. La comparaison s'arrête là, parce que le talent de Leighton est confiné dans sa patte gauche. Une arme de précision qui lui a permis de rendre une feuille de route de cinq buts et sept assists la saison dernière, entre coups francs en lucarne (il en a d'ailleurs inscrit deux face à West Ham en septembre) et centres déposés sur le front des attaquants desToffees. De quoi décrocher une place de concurrent attitré d'Ashley Cole en équipe nationale, mais aussi le titre honorifique d'arrière gauche de la saison au mois de mai dernier, via une place dans l'équipe-type de la saison. Tout ça avec des rouflaquettes.

En bouclant la défunte saison avec 20 assists au compteur toutes compétitions confondues, Mathieu Valbuena est presque parvenu à convaincre les sceptiques qu'il avait plus sa place sur un terrain de football qu'en haut du plongeoir de Splash, lui qui est si souvent raillé pour ses têtes-à-têtes fréquents avec la pelouse. Avec Mandanda, N'Koulou et Gignac, il formait la colonne vertébrale de cet improbable OM qui a terminé l'année footballistique comme dauphin du PSG à coups de 1-0 dégueulasses. Au-delà de son côté agaçant, Petit Vélo est sans doute l'une des plus belles incarnations du french-flair dans le football actuel, à coups de frappes irréelles et d'inspirations bien senties qui lui ouvrent de plus en plus souvent les portes du onze de Didier Deschamps. Et contrairement à un Nasri branché sur courant alternatif, Valbuena déçoit très rarement avec le coq sur la poitrine. Un profil atypique, mais précieux pour l'OM et les Bleus.

Depuis l'arrivée de Rudi Garcia dans la Ville Éternelle, la Louve s'est remise à mordre. Et dans la dentition de la bête giallorossa, Daniele De Rossi fait toujours office de croc. À trente ans, l'aboyeur de l'entrejeu de la Roma et de la Squadra continue à résister aux appels de l'étranger - Premier League en tête - pour préserver son statut de vice-capitaine éternel des Romains. Alors oui, De Rossi n'a marqué qu'un but pour le club de sa vie en 2013, mais son rôle n'est évidemment pas là. Avec Strootman à ses côtés pour prendre en charge l'organisation du jeu, DDR peut faire parler sa grinta et son sens du jeu dans un rôle de sentinelle de l'entrejeu décidément taillé pour lui. Même si, quand on le voit jouer arrière central avec la Squadra, on se demande s'il n'est pas encore plus fort à la tête d'une défense à trois. En vrai, tant qu'il y a un triangle, Daniele est heureux.

Dans sa grande clairvoyance, la FIFA a nommé Iker Casillas parmi les cinq "gardiens de l'année". Les mecs qui s'occupent des nominations ne regardent sans doute pas la Liga. Parce que les cages de laCasa Blanca sont gardées depuis un an par Diego Lopez, un grand échalas de 32 ans qui n'a ni le charisme, ni l'aura de San Iker. D'ailleurs, c'est ce côté "gentil mouton" qui lui valait les faveurs de Mourinho et donc son poste de titulaire en fin de saison dernière. C'est du moins ce que tout le monde pensait. Parce que Mourinho a quitté le banc du Real, mais pas Casillas. Carlo Ancelotti a maintenu le grand Diego entre ses perches, et l'Espagnol dit merci avec des prestations hebdomadaires solides. C'est difficile de le dire, parce qu'abattre un monument est toujours douloureux, mais si le meilleur gardien ibère joue bien à Madrid, sa compagne ne s'appelle pas Sara Carbonero.

10:29 Écrit par tackle on web dans ALLEMAGNE, ANALYSE, ANGLETERRE, ESPAGNE, FRANCE, ITALIE, LES RESTES DU MONDE, TOP 100 de 2013 | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | | Pin it! | |  Facebook

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