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06/12/2013

Un si bon tirage, cette Algérie ?

52a221e93570f96638c74737.jpgMarc Wilmots l'annonçait : "Il n'y a plus de petites équipes, à ce niveau". L'Algérie était pourtant celle que tout le monde voulait tirer dans le pot 2. Alors, jackpot ou gros piège? Portrait de fennecs affamés.


En vue du mondial brésilien, DH.be vous présente les 32 nations qui seront du voyage. Dont 7 pourraient se dresser sur la route des Diables rouges... Après le Chili redouté par Wilmots, attardons-nous sur l'Algérie, qui sera notre adversaire le 17 juin à 18h, du côté de Belo Horizonte.

 

 

 

 

 

 

La République algérienne démocratique et populaire (l'Algérie, pour les intimes) a donc eu la bonne idée de s'incruster dans le groupe des Diables rouges au mondial ! Bonne idée car sur papier, avouons-le, la Belgique, avec la Suisse, était le tirage espéré de tous dans le pot 1. On retourne le compliment à nos amis africains qui l'étaient tout autant dans le pot 3. Affronter cette république maghrébine rappellera à Marc Wilmots un difficile Belgique-Tunisie (1-1) disputé en 2002 dans ce même tournoi, au Japon. Il s'agira cette fois de ne plus se faire surprendre car l'enjeu sera double : débuter au mieux le tournoi, bien sûr, mais aussi entrevoir la première place du groupe afin de se donner un maximum de chances d'éviter l'Allemagne et le Portugal en huitièmes de finale.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'equipe-type

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vahid Halilhodzic n'est pas du genre à s'attacher à onze gars. Pour preuve : la double confrontation compliquée avec le Burkina Faso, en match de barrages. Deux rencontres décisives qui ont vu l'Algérie se qualifier en passant par le chas de l'aiguille. Pour ce faire, "coach Vahid" avait procédé à plusieurs changements lors du match retour. L'ancien entraîneur du PSG avait ainsi sorti, entre autres, Mbolhi des cages ainsi que Mesbah et Belkalem de la défense. Résultat, ces remaniements dans l'arrière-garde ont permis aux fennecs de garder le zéro derrière tout en inscrivant le petit but qui les envoyait au Brésil, après une défaite 3-2 à Ouagadougou à l'aller.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au moment de sortir une équipe-type théorique, nous avons donc couché sur le papier les noms des 11 titulaires du match retour, à l'exception de Kader, remplacé par Feghouli (Almeria, ex-Valence) qui était alors en manque de temps de jeu après avoir été blessé. Le système change moins souvent que ses composants. Halilhodzic est de ceux qui apprécient le 4-2-3-1, dans lequel Hassan Yebda (Grenade) prend la place de n°10. Le gaucher Hillel Soudani (Dinamo Zagreb) et le droitier Sofiane Feghouli occupent les flancs, avec pour mission d'alimenter au mieux Islam Slimani (Sporting Portugal), le buteur attitré de l'équipe. En qualifications, face aux équipes africaines, ces joueurs ont le loisir de se montrer très offensifs. En phase de poules de la Coupe du monde, nul doute qu'Halilhodzic insistera sur l'importance de la reconversion défensive contre des équipes plus fortes. D'autant plus que la Belgique, la Corée du Sud et la Russie ont ce point commun d'être doués en contre-attaque.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'homme à suivre : Vahid Halilhodzic

 

 

 

 

 

 

 

Soyons francs, au moment d'analyser les noms des joueurs, rien ne vient éveiller nos sens ou faire dresser nos poils de bras. Dans les buts, Zemamouche (USM Alger) dispute sa place de n°1 à M'Bohli (CSKA Sofia). Le boss de la défense et capitaine de la sélection est Madjid Bougherra, certes passé par les Glasgow Rangers avec un certain succès, mais qui évolue aujourd'hui à Lekhwiya, au Qatar. Citons également Djamel Mesbah (Parme), le back droit, passé par le Milan AC.

 

 

En attaque, Slimani (Sporting Portugal) et Djebbour (Sivasspor, ex-La Louvière) se disputent la place d'attaquant de pointe. Les stars de l'équipe évoluent un cran derrière puisque Saphir Taïder, titulaire à l'Inter de Milan, est un excellent médian défensif. Il contribue largement à l'équilibre du 4-2-3-1 mais est un rien moins populaire que Sofiane Feghouli, qui appartient à Valence. Aujourd'hui prêté à Alméria où il bénéficie de plus de temps de jeu, ce médian offensif de 23 ans alterne le bon et le moins bon en Liga, depuis 2010. Ses 120 matches (à la louche) dans le championnat espagnol plaident en sa faveur et font de lui un incontournable pour Halilhodzic (voir les "highlights" de Feghouli ici).

 

Finalement, le véritable homme-clé est sans doute ce dernier. Ex-joueur du PSG, il y a entraîné avec succès après avoir fait ses gammes de T1 à Lille et Rennes. Véritable bourlingueur, notre homme a moins d'expérience au poste de sélectionneur national. Il avait toutefois réussi l'exploit de ne perdre aucun match en 24 rencontres avec la Côte d'Ivoire, avant d'être sévèrement limogé après une CAN 2010 décevante (élimination aux prolongations contre… l'Algérie). Voir Sven-Goran Eriksson mener les éléphants au Mondial africain alors qu'il avait lui-même brillamment qualifié l'équipe fait sans doute partie de ses plus grands regrets. Il tient sa revanche puisque sa deuxième campagne qualificative fut aussi réussie que la première, avec l'Algérie cette fois. Fin tacticien, le Bosnien s'adapte avec aisance aux aléas du foot africain (notamment la forme en dent de scie de ses joueurs) et connait très bien le foot européen. Plutôt utile quand on sait que la Russie et la Belgique seront deux de ses trois opposants au Mondial.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une qualif dans l'euphorie

 

 

 

 

 

 

 

Si l'Algérie figure dans le groupe H de cette phase de poules du Mondial, elle y était déjà durant la phase qualificative. Avec le Mali, le Bénin et le Rwanda. Résultat : un brillant 15/18 dont le seul accroc fut encaissé au Mali (2-1), lors de la deuxième journée. Les Verts pouvaient ensuite se frotter les mains puisqu'ils tiraient au sort le Burkina Faso plutôt que le Sénégal ou l'Egypte en vue des barrages. Une double confrontation qui s'est toutefois avérée piégeuse. Les 40.000 spectateurs chauffés à blanc n'étaient pas de trop au match retour, dans le stade Mustapha Tchaker. Celui-ci affichait complet à plus de 6 heures du coup d'envoi. Un accueil qui a pu intimider les Burkinabè, accusés d'avoir bénéficié d'un arbitrage favorable à l'aller (3-2 à Ouagadougou). Qu'à cela ne tienne, Bougherra ramenait le calme en bon capitaine en inscrivant le but de la qualification, peu après la mi-temps (à revoir ici). De quoi éviter de probables échauffourées aux alentours du stade…

 

 

 

 

 

 

 

 

La très grosse cote du Mondial

 

 

 

 

 

 

 

1001 euros, c'est ce que vous pouvez gagner sur betFirst en pariant un euro sur l'Algérie championne du monde. Autrement dit la plus grosse cote avec le Honduras ! De son côté, Halilhodzic se montre modeste mais ne part pas battu. Voici ce qu'il déclarait à Ouest-France à trois jours du tirage : "Cette qualification est déjà un énorme succès. On va tenter des choses, essayer de créer la surprise. La pression est ailleurs, et surtout pas sur nous. Une victoire ne serait pas une sensation. En sports collectifs, il y a toujours de l’espoir. Tout dépendra du tirage..." Un discours qui ne changeait guère quelques minutes après le tirage au sort : "Sincèrement, nous allons avoir affaire à une bonne équipe de Belgique capable de passer la phase de poules de la compétition. De notre côté, nous allons défendre nos chances et honorer notre participation". Bref, tout est possible mais la pression n'est clairement pas sur l'Algérie. Une analyse lucide.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nicolas Christiaens

20:56 Écrit par tackle on web dans Diables Rouges, Les équipes de la Coupe du monde, MONDIAL 2014, PORTRAITS, VIDÉOS | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | | Pin it! | |  Facebook

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