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17/10/2013

Une Brésilienne dévoile les tristes dessous de l'organisation du mondial

Le Brésil et la Coupe du monde, c'est dans 288 jours. Certains d'entre vous seront de la fête et accompagneront nos Diables Rouges de l'autre côté de l'Atlantique. Mais derrière cet engouement populaire et footballistique se cache une autre réalité sans doute un peu moins belle.

Carla, une Brésilienne qui habite aux Etats-Unis explique dans une vidéo postée en juin pourquoi elle ne retournera pas dans son pays natal pour assister à la grande fête du ballon rond. De cette manière, elle espère sensibiliser le monde extérieur pour qui le Brésil rime avec jolies filles et football.

La Coupe du monde coûtera 30 milliards d'euros, soit plus que pour les 3 dernières. Une aberration pour la jeune femme qui s'interroge: "Dans un pays où l'analphabétisme peut atteindre 21% et en moyenne 10%, un pays classé à la 85e place du développement humain et où 13 millions de personnes souffrent de malnutrition chaque jour et où de très nombreuses personnes meurent en attente d'un traitement médical. Ce pays a-t-il besoin de plus de stades?"

La forte criminalité qui touchait le Brésil a inquiété les officiels de la FIFA. Petit à petit, avec ses Unité de Police de pacification (UPP), le pays se débarrasse des gangs dans les favelas afin de rendre les villes plus sûres pour l'événement. "À votre avis, où met-on ces criminels? Et pour combien de temps en est-on débarrassé?", demande Carla. "C'est ce qu'on appelle ici: cacher la poussière sous le tapis."

Les expropriations et les expulsions ont fortement augmenté avec l'organisation de ce Mondial, qui sera suivi deux ans plus tard par les Jeux olympiques organisés à Rio de Janeiro. Un phénomène dénoncé par la jeune femme. "Beaucoup de personnes sont expulsées de leurs maisons pour faire de la place pour les JO et la Coupe du Monde, sans que ces personnes le veuillent. Leurs maisons sont marquées tous les jours et détruites. C'est comme ça que ça marche."

Le peuple brésilien est descendu dans les rues  au mois de juin dernierpour protester contre l'organisation de ces deux événements majeurs. C'était lors de la dernière Coupe des Confédérations. "Nous n'avons pas besoin de stades, nous avons besoin d'éducation. Nous n'avons pas besoin que le Brésil ait une meilleure apparence pour le monde. Nous avons besoin que le peuple ait à manger et la santé.", affirme la jeune femme.

"Il est temps de repenser nos priorités et ce qui compte vraiment.", conclut-elle.

Son message sera-t-il entendu ?

14:46 Écrit par tackle on web dans INSOLITE, MONDIAL 2014 | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | | Pin it! | |  Facebook

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