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24/06/2013

Mais enfin, c'est qui ce KR de Reykjavik ?

1685156_w2.jpgLe verdict est tombé un peu avant 15 heures. Pour son entrée en lice sur la scène européenne, le Standard se déplacera vers le nord. Irlande ou Islande, la destination n'est pas encore connue. S'ils passent l'écueil du Glentoran FC, le KR pourrait donc être le premier adversaire européen des Rouches. Plongée au cœur du froid islandais, à la découverte du club historique de Reykjavik


 

KR_Reykjavik.pngL'histoire du KR est aussi ancienne que celle du football islandais. C'est en 1899, au moment où les premiers terrains de football émergent sur l'ile aux geysers, que le club est fondé. À l'époque, il est sobrement appelé "Football Club de Reykjavik". En VO, ça donne Fótboltafélag Reykjavíkur. À vos souhaits.

Le FR, qui joue à l'époque en maillot blanc et short noir - pas très extravagants, ces scandinaves - remporte logiquement le premier championnat national, et absorbe dans la foulée deux autres clubs de la capitale pour devenir le KR. D'ailleurs, autant le savoir d'emblée, on ne dit pas KR Reykjavik, mais KR tout court, abréviation de Knattspyrnufélag Reykjavíkur. Libre à vous de le dire en entier à chaque fois, mais nous, on se contentera de KR.

Les Magpies et Kristinsson

kristinsson.jpg

Comme à chaque affrontement d'un club belge avec une formation inconnue d'Europe, on scrute illico le noyau en quête de l'un ou l'autre nom connu. Et là, surprise : l'entraineur du club de la capitale islandaise n'est autre que Runar Kristinsson, l'ancien maitre à jouer du Lokeren made in Scandinavia du début des années 2000.

Révélé au club, l'esthète islandais est donc retourné sur la terre de ses premiers exploits pour terminer sa carrière, avant d'endosser le costume de coach d'une équipe qui a laissé tomber le maillot uni pour s'offrir des rayures noir et blanc. Un hommage pas du tout dissimulé aux Magpies de Newcastle, club qui faisait vibrer l'Europe à l'époque - oui, ça remonte à loin ! - jusqu'aux plus lointaines contrées du continent.

À 43 berges, Runar Kristinsson, ce numéro 10 à l'ancienne, est donc à la tête d'une équipe qu'il a menée à son 25e titre de champion d'Islande en 2011. Et à sa treizième coupe nationale par la même occasion. Vous l'aurez compris, le matricule 1 du football islandais ressemble plus à Anderlecht qu'à l'Antwerp. Pourtant, son histoire n'est pas exempte de passages sombres, puisque le club a été relégué en D2 en 1977, au cœur d'une disette qui s'est étalée entre 1968 et 1999. Soit trente-et-un ans. Même au Standard, ils n'ont pas attendu aussi longtemps.

 

Le dépucelage des Reds

liverpool.jpgPremier club islandais à évoluer sur la scène européenne, le FR a marqué, presque à ses dépens, l'Histoire de l'un des plus grands clubs d'Angleterre. Pour son dépucelage continental, le club de Reykjavik accueille dans son stade le FC Liverpool d'un certain Bill Shankly, pour qui c'est également la première fois. Dix mille spectateurs sont présents pour assister au premier but européen des Reds, signé Gordon Wallace. Quatre autres buts plus tard, les Islandais mangent un score de forfait, avant de se prendre un 6-1 bien tassé devant les 33.000 fans présents à Anfield Road un mois plus tard.

Il est bien loin, le temps où les Noir et Blanc du KR évoluaient devant dix mille âmes. Le club a quitté le stade national pour se retrancher dans son KR-völlur, soit "le stade du KR". Sobre. Le stade ne peut accueillir que 2.900 personnes, dans des installations qui ne suintent pas vraiment la modernité. On peut quand même supposer que pour la Coupe d'Europe, les rencontres se tiennent toujours au stade national.

banquettes kr.jpg

 

Équipe en confiance

C'est donc dans cet écrin niché au cœur de la capitale islandaise que le Standard pourrait se rendre en juillet prochain. Pas vraiment une destination de vacances estivales. D'ailleurs, si les Rouches seront à peine au terme de leur préparation, ce ne sera pas le cas d'un KR qui en est déjà à la huitième journée de son championnat.

Oubliée, la quatrième place de l'an dernier. La bande à Kristinsson caracole en tête du championnat, avec 22 points pris sur les 24 mis en jeu. Le KR n'a encaissé que sept buts, grâce notamment à la présence d'Halldorsson entre les perches, seul international de la formation.

sigurdsson.jpgDevant, c'est un certain Baldur Sigurdsson qui fait parler la poudre, avec cinq buts marqués lors des huit premières journées. Si on y ajoute les trois réalisation d'Hauksson et de Martin, on a donc les auteurs de onze des vingt buts inscrits par le club de Reykjavik depuis le début de saison. Martin, Britannique, est le seul étranger de la formation. Et aussi le seul dont le nom ne finit pas par -son.

Vu comme ça, cette formation islandaise aurait presque l'air impressionnante. Alors, pour réchauffer un peu l'atmosphère - et à cette latitude, ce n'est pas du luxe -, précisons pour terminer que la totalité du noyau de Runar Kristinsson est évaluée à 2.275.000 euros sur le site allemand transfermarkt.de. Soit moins que le prix estimé de Yoni Buyens.

 

G.Ga.

21:22 Écrit par tackle on web dans ANALYSE, EUROPA LEAGUE, LES RESTES DU MONDE, PORTRAITS, STANDARD LIÈGE | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | | Pin it! | |  Facebook

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